Elle portait un nom d'étoile, c'est cela
Qui la faisait briller dans sa constellation;
Mais ses ascendants enviaient son ascension,
Si bien qu'ils l'exclurent des cieux, et au-delà !
Étoile errante dans le vide sidéral,
Aucun soleil ne l'accueillit dans son système;
-Personne a crevé l'unique œil de Polyphème,
Et sans personne, il geint dans l'ombre sépulcrale-.
Resplendissant jadis dans tout le continuum,
Elle n'était plus que particule dans l'air;
Autrefois si spéciale, si particulière,
Il est vain de resplendir, seule en son royaume.
Elle fut forcée de fuir, étoile filante :
J'aurais souhaité mieux la connaître, ma comète;
L'aimer... La faire aimer ! Avant qu'elle commette...
Elle l'eut programmé, une nuit accablante.
La tête dans les nuages, près de son cœur,
Il lui fallut redescendre six pieds sous terre...
Elle portait un nom d'étoile, un nom d'aster,
C'est pour cela qu'elle y logeait; entre astre et fleur.
Quand les vermines rongeront le cœur putride
De ma dépouille endormie à la belle étoile,
Mon amour sera transmuté en une toile
Du corps céleste, en pleurs acryliques, d'Astrid.
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En Vers Inconnu
PoetryBien loin de mon jardin tranquille où les sonnets fleurissent en harmonie, je m'aventure dans les broussailles où la poésie pousse librement, sans les outils d'un jardinier pour les uniformiser.
