Le bruit du moteur s'éteignit dans un dernier souffle.
Le silence qui suivit était presque dérangeant.
T/P resta immobile quelques secondes sur le siège passager, les yeux rivés vers le pare-brise. Devant elle s'étendait une petite route bordée d'arbres immenses qui semblaient avaler le ciel. Quelques maisons en pierre étaient dispersées ici et là, entourées de jardins débordant de fleurs sauvages. Plus loin, une vieille église dominait le village, son clocher sonnant lentement les onze heures.
Aucun bruit de circulation.
Aucune sirène.
Aucun immeuble.
Rien.
Juste le vent.
Elle souffla discrètement.
— On est arrivés ! s'exclama sa mère avec un enthousiasme presque enfantin.
Son père descendit déjà de la voiture.
— Tu vas voir, tu vas adorer cet endroit.
T/P leva lentement les yeux au ciel.
Bien sûr.
Depuis qu'ils avaient annoncé ce déménagement, ils répétaient cette phrase presque tous les jours.
"Tu verras, ça va te faire du bien."
"Tu finiras par aimer."
"La campagne, c'est paisible."
Ils n'avaient jamais demandé son avis.
Ils avaient simplement décidé.
Comme toujours.
Elle ouvrit enfin la portière.
Une légère odeur d'herbe fraîche et de bois humide remplit aussitôt ses poumons.
Le village était... joli.
Elle pouvait au moins leur accorder ça.
Les maisons semblaient sorties d'un vieux livre. Les façades de pierre étaient couvertes de lierre, les volets étaient peints de couleurs différentes, et des poules traversaient tranquillement la rue comme si elles étaient chez elles.
Mais ce n'était pas chez elle.
Son chez-elle était en ville.
Avec ses amis.
Son lycée.
Ses habitudes.
Tout ce qu'elle avait enfin réussi à construire.
Et maintenant...
Tout était terminé.
Sa mère posa doucement une main sur son épaule.
— Tu viens visiter ?
T/P se dégagea sans violence.
— Je vais voir seule.
Elle attrapa son sac à dos et monta les trois petites marches qui menaient à la maison.
La porte grinça légèrement lorsqu'elle l'ouvrit.
L'intérieur était simple.
Très simple.
Du parquet ancien.
Des poutres apparentes.
Une immense cheminée en pierre.
L'odeur du bois flottait encore dans toutes les pièces.
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Confiance
RomanceComment redémarrer quand on à perdu tous se Qui nous etais chers ? Franck vas t'y aider.
