Le ciel sans étoile, noir pareille à mon âme
(Ou sont ces astres ? Se sont-elles égarées ?)
Alors je veux devenir cendre, et m'envolée
Être libre même pour un court instant calme
Pourtant un écho me dit, des murmures hurlent
« Ne fait pas ça ne succombe point » (Aidez-moi !)
Mais ces souffles ne valent rien, car je me noie
Dans cette nuit. Toujours seule et plein de lacunes.
Je contemple cette bougie, sa belle flamme
M'attirant, ses étincelles se reflétant
Dans mes yeux avides de son câlin jovial
(J'ai mal, si mal mais se supplice est échéant)
Les flammes me lèchent les doigts, enfin je brule
Donnant un court instant des couleurs à mon âme
Devenant la nova tant attendue, je hurle
Finalement je deviens poussière, adieu mal
(Disparue ma vie, ma chair, mon sang, mes os blancs
Mes dents, mes yeux saphir, mon nez, mes cheveux roux
Apparut un premier et dernier sourire doux
Adieu à vous, à toi, à eux, finalement)
