prologue

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<<Lajan se pouvwa, epi pouvwa se lajan.>>

<<O dinheiro é poder, e o poder é dinheiro.>>

<<L'argent, c'est le pouvoir, et le pouvoir, c'est l'argent.>>

<<Doneun gwollyeogigo, gwollyeogeun donida.>>


Le problème n'a jamais été l'argent.
Le problème c'est de se retrouver dans une terre étrangère, sans famille, sans un sous et encore sans la santé.

- Mademoiselle, il n'y a pas une minute à perdre. Son cœur est en danger, il ne tiendra pas longtemps sans intervention. Il faut l'opérer tout de suite.

J'ai sentis le sol se dérober sous mes pieds. La voix du médecin était calme, professionnelle, mais chaque mot me transperçait comme une lame. Je le regardai, les yeux remplis de larmes que je retenais de toutes mes forces, la gorge serrée à m'étouffer.

- Docteur... je vous en supplie... Faites tout ce qu'il faut... Sauvez‑le... Je trouverai l'argent. Je vous le promets, je vous le jure... Je trouverai ce qu'il faut...

Je quittai l'hôpital en titubant, comme une âme en peine, sans voir ce qui m'entourait. L'air du soir était lourd, froid, mais je ne le sentais pas. Une seule question tournait en boucle dans ma tête, implacable, terrifiante : Où vais‑je trouver trois mille reais ?

Je n'avais rien. Pas d'épargne, pas de famille sur qui compter, pas de relations influentes. J'étais là grâce à une bourse d'étude. J'étais personne.

Je n'étais qu'une jeune serveuse, qui gagnait à peine de quoi vivre au jour le jour. Et pourtant... je n'avais pas le choix. Je ne pouvais pas le perdre. Chris était tout ce qui me restait au monde ; sans lui, ma vie n'aurait plus aucun sens. Je donnerais tout, je ferais n'importe quoi... pour qu'il vive.

J'arrivai au restaurant, l'esprit vide et pourtant rempli d'une angoisse qui me dévorait. Je pris mon tablier, je me mis au travail machinalement ; mes mains servaient les clients, déposaient les plats, encaissaient les paiements, mais mon cœur et mes pensées étaient restés là‑bas, dans cette chambre d'hôpital blanche et silencieuse, auprès de lui.

Autour de moi, l'ambiance était étrangement animée. Mes collègues murmuraient entre elles, se regardaient avec des sourires pleins de sous‑entendus, comme si quelque chose d'exceptionnel se passait.

- Qu'est‑ce qui se passe ? demandai‑je à voix basse, sans vraiment y prêter attention, mais cherchant malgré tout à sortir un instant de ma propre torture.

L'une d'elles se pencha vers moi, les yeux brillants :

- Tu ne l'as pas vu ? Bourges est là, installé au fond, tout seul.

- Bourges ? Qui est‑ce  ? Je ne connais pas ce nom...

Elle me désigna discrètement une table dans l'ombre : un homme d'une trantaine d'années, l'allure imposante, le visage dur et froid . Il devait mesurer entre les mètres 90 ou plus . Il faisait presque peur avec son visage qui ne souriait pas . Il avait des tatouages qui recouvrait presque son cou.

Je ne le vois pas trop près mais je parie qu'il est
belle homme.
les vêtements de qualité, dégageait une puissance et une richesse évidentes.

- C'est un homme très riche, très influent... murmura‑t‑elle à mon oreille. On dit que s'il s'intéresse à une femme, il est prêt à dépenser des fortunes pour passer juste une soirée avec elle... Il ne lésine pas sur l'argent, et il est généreux...

Ces mots résonnèrent en moi, d'abord comme un écho lointain, puis comme une idée qui jaillit, aussi brutale que désespérée, aussi douloureuse que nécessaire. C'est peut‑être ma seule chance... Le seul moyen...

Je m'échappai jusqu'aux vestiaires, le cœur battant la chamade. Devant le petit miroir fêlé, je tentai de masquer les traces de mes pleurs et de mon épuisement : je passai un peu de fond de teint sur mes cernes, je rafraîchis mon visage, je fis ce que je pus pour paraître présentable. Puis, avec les mains qui tremblaient, j'ouvris le fond de mon sac et en sortis cette robe que je n'avais jamais osé mettre, trop courte, trop élégante, trop voyante pour moi. Je l'enfilai lentement, comme si je revêtais un costume qui ne m'appartenait pas.

Quand je me regardai à nouveau, je ne reconnus pas la jeune fille qui me faisait face. Ce n'était plus moi. C'était une inconnue, une femme qui venait de faire le choix le plus terrible de sa vie pour sauver ce qu'elle aimait. Je pris une inspiration profonde, serrai les poings pour trouver le courage, et me dirigeai vers sa table.

- Puis‑je vous servir quelque chose, monsieur ? demandai‑je d'une voix que je forçai à être douce et assurée, avec un sourire qui n'atteignait pas mes yeux, un sourire que je ne ressentais pas du tout.

Il leva lentement la tête vers moi, me parcourut du regard de haut en bas, sans gêne, sans empressement, comme on examine un objet. Son regard était à couper le souffle.
Puis, sans hésiter, sans même s'attarder, il détourna les yeux et reprit son verre :

- Non. Ça ne m'intéresse pas.

Ces mots simples, froids, me frappèrent comme un coup de poing. Le découragement faillit me faire plier, mais quelque chose de plus fort se réveilla en moi : la fierté, la blessure, le défi. Je redressai les épaules, le menton haut, et lançai sur un ton sec et tranchant :

- Tant mieux. À vrai dire, vous n'êtes pas vraiment mon genre non plus.

Sans attendre une réponse, sans le laisser me parler à nouveau, je tournai les talons et m'éloignai. J'avais voulu piquer son orgueil, toucher ce qu'il y avait de plus sensible chez un homme de son genre : sa vanité.

Une demi‑heure plus tard, l'une des serveuses vint me trouver, l'air étonné :

- Il te demande... Bourges... Il veut que tu reviennes à sa table.

Je levai les yeux. Il était là, dans son coin, et il me regardait droit dans les yeux, attentivement, cette fois‑ci. Il me fit signe de le suivre.

Je le suivis jusqu'à une chambre VIP. À peine la porte refermée, un frisson me parcourut.

La pièce était somptueuse. Un immense lit king size occupait le centre, entouré d'un mobilier luxueux. Pourtant, malgré toute cette richesse, je ne voyais qu'une prison dorée. Chaque détail me mettait mal à l'aise.

Je n'arrivais pas à croire que j'étais prête à franchir cette porte... tout ça pour sauver Chris.
- Tu es prête ? demanda-t-il d'une voix calme.
J'avalai difficilement ma salive.
- Pardon ?
Il me fixa quelques secondes avant de soupirer.
- Tu sais pourquoi tu es ici.
Mon cœur battait si fort que j'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine. Mes mains tremblaient malgré moi.
- Je... je n'ai jamais fait quelque chose comme ça.
Il haussa légèrement un sourcil.
- Alors pourquoi es-tu venue ?
Les larmes me montèrent aux yeux.
- Parce que je n'avais pas d'autres choix...
Sans en dire plus il s'approcha plus près de moi et me prit par la taille.
_ je ne promet pas d'être gentil .
Sans en dire plus il m'embrassa et je le repoussa
_ ne me fait pas perdre mon temps . Tu sais bien pourquoi t'es là alors évite moi ça. Plein d'autres se tueraient pour être à ta place .
_ je suis désolé. Je ne suis pas habitué qu'un autre homme que mon petit m'embrasse.
Il me regarda avec cet air de dédain comme pour dire
_ tu as un mec et tu couches avec un autre pour de l'argent.
_ décide_ toi alors . Me dit_ il sans douceur
Ma conscience me dit une chose , mais mon cœur me dit une autre .

Je n'avais pas d'autres choix .
Je prends les choses en main et je l'embrassa .

C'était nouveau pour moi .

Cette nuit‑là, quelque chose avait changé. Je ne sais pas encore ce que c'était. Mais une chose est sûr je ne suis plus cette même fille .

jusqu'à me perdreHistorias para obsesionarse. Descúbrelo ahora