Dans un monde où les couleurs ont déserté la nature mais aussi les cœurs, un couple va faire la découverte de sa vie. Une enfant pas comme les autre nait, bouleversant leur destin et celui de bien d'autres. Lawen grandit entourée de mystères. Sous s...
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« Bonjour, je me présente, MOI c'est GAÏA ! Aujourd'hui je vais vous raconter mon histoire. Pas qu'elle soit si extraordinaire ... ENFIN si un peu quand même. Mais ne vous attendez pas à des licornes arc-en-ciel ni à des baguettes magiques en sucre d'orge.
Ça commence, comme toutes les belles histoires, dans un village charmant, vous savez ces villages où le ciel est bleu, le soleil brille, les oiseaux chantent des airs gais ... NON ! FAUX ! Archifaux ! Rayez tout ça. Mon histoire commence dans un village triste à mourir, où même les oiseaux hésitent à gazouiller. C'est même le genre d'endroit où les corbeaux refuseraient de traîner. Un village morne, gris comme si quelqu'un avait oublié de remettre la couleur depuis... Depuis toujours. Voilà ! Là on est bon !
Je reprends donc. Mon histoire commence dans un village pas vraiment comme les autres car tout y est triste. Les fleurs ont perdu leurs couleurs, les jours sont sans lumière et les Hommes sans joie. Dans ce village, perdu au milieu de nulle part, dans un pays qui n'existe que dans vos rêves les plus fous on peut apercevoir une chaumière en piteux état avec son jardin entouré d'une barrière toute aussi mal en point. Cette maisonnette n'est pas la seule car elle est entourée de nombreuses autres maisons toutes aussi ternes et délabrées qu'elle. Les jardins auraient pu être beaux, s'ils n'avaient pas été noyés sous des herbes grises et folles, les haies couvertes de toiles d'araignées... sans araignées. Même elles, avaient fui depuis longtemps. Vraiment, ce lieu était morose, sans vie... SANS VIE ! Non mais pas du tout... pas réellement. Un couple se promenait, comme chaque soir dans l'un de ces jardins de ronces et d'orties. La femme était petite avec un visage rond sans sourire et ses cheveux roux rassemblés en une épaisse tresse. L'homme quant à lui se dissimule derrière une barbe brune fournie et un chapeau noir sans forme. Durant leur balade, ils avaient pris l'habitude de discuter de tout et de rien, mais le sujet principal était leur désir commun :
AVOIR UN ENFANT.
Un soir, alors qu'ils vaquaient à leur petit rituel, et profiter d'un ciel découvert, les jeunes mariés s'assirent, sur le vieux banc de bois, côte à côte se tenant par la main, comme connectés l'un à l'autre mais la femme perdue dans ses pensées ne voyait pas la mine triste de son époux. Il lui serrait la main un peu plus fort comme pour y trouver du réconfort. Tous deux admiraient leur petite maison aux murs grillés et zébrés de craquelures. Un décor aussi usé que leurs espoirs. Ce soir-là, une chose changea. Une lueur, minuscule, hésitante scintillait dans la pénombre au fond d'un bosquet. Les époux se regardèrent interloqués
Une erreur, sûrement ? Un reflet ? Et pourtant... elle était là. Ils se levèrent d'un bond et s'approchèrent du lieu illuminé, se tenant toujours par la main. Avec précaution ils écartèrent les broussailles. En examinant de plus près ils trouvèrent une boîte, qui à première vue semblait sans intérêt. Curieuse, la jeune femme prit l'écrin entre ses mains. Le bois était finement sculpté de fleurs, verni d'un éclat discret. Elle la tourna doucement, comme si elle craignait de briser un secret. Lorsqu'elle l'ouvrit, un souffle léger s'en échappa, emportant avec lui une pluie de paillettes minuscules. Elles tourbillonnaient comme une poussière d'étoiles avant de retomber en petit tas brillant. Un miracle ? Un rêve ? Ils n'en savaient rien. Mais ils n'avaient pas peur.