Chapitre 1 :

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Chapitre 1 :

Dès que je ferme les yeux, le souvenir de ce jour si lointain me revient. Ce souvenir qui me hante chaque nuit mais qui me permet de survivre et de réaliser mon objectif : me venger. Cela fait maintenant quatre ans que les premiers infectés ont été enregistrés. Au début, on croyait tous à un genre de champignon toxique qui nous transformait en zombie un peu comme une fiction, puis arrivèrent, par millier, des avions de chasse de l'armée russe. Cela fait maintenant quatre ans que la guerre a commencé et que certaines villes ont été rayées de la carte suite aux bombardements. Nos eaux et nourritures ont été contaminés quelques semaines plus tard et tous les malheureux qui y ont goûté, ont été comme zombifiés. Ce n'est qu'au bout de deux mois que les scientifiques ont identifié un virus, désormais sous le nom de Red.

Aujourd'hui, il ne reste plus rien dans la ville à part les morts vivants et des médicaments si on est chanceux d'en trouver. Les survivants et les ravitaillements se font rares, la végétation a repris le contrôle et quelques maigres chats errent dans les rues désertes.

Il est 17h22 et je dois récupérer des antiseptiques et des bandages dans le seul hôpital qu'il me reste à fouiller. Ce service, je le dois à un clan qui m'a recueillie peu après la mort de mes parents. Les gens sont agréables et se comportent comme si nous étions une vraie famille. Malgré la présence de ces survivants, je ressentais un manque profond dû à l'absence de mes parents. A partir de quinze ans, soit un an après mon « adoption » auprès du clan, je pris l'habitude de m'isoler au camp, refusant tout dialogue avec eux. Certains diront que c'est la crise d'adolescence et je pense que c'est juste une réponse face à tout mon monde qui s'est effondré sous mes yeux. C'est ma façon de contenir toute la colère et de ne pas la faire subir aux autres.

Arrivée au rez-de-chaussée, j'entends un bruit distant de porte claquée provenant de l'étage. Des zombies ? Pourtant les murs et sols de l'hôpital n'étaient pas infectés. Un survivant ? Je n'espère pas. La présence d'un survivant signifiait moins de butin mais surtout, depuis ces jours, ces derniers s'avéraient de moins en moins aidant, voire dangereux. La menace était omniprésente à partir du moment où l'humain était prêt à tuer pour plus de provisions. Je décide finalement de sortir mon fusil, vérifier s'il est chargé et d'avancer prudemment vers les escaliers. Le bois craquait à chaque pas, mais aussi les fenêtres grinçaient et basculaient au gré du vent. Je continue d'avancer quand soudain j'entends un deuxième son, celui d'une chaise qui se renverse. Mon pouls s'accélère et mes sens se décuplent. La tension monte encore plus lorsque j'aperçois des gouttes de sangs sur le parquet. Un survivant blessé. Je déglutis mais ne recule pas, au contraire. La porte n'est plus qu'à quelques mètres et je lève mon arme, parée à toute attaque. Lorsque je prends en main la poignée je la sens humide et tiède alors avant d'ouvrir la porte, je lève ma main pour examiner le liquide. Du sang. Je la fixe, tremblante puis, après hésitation, entre-ouvre la porte en faisant le moins de bruit possible. La pièce était sombre mais j'arrivais à repérer les meubles de médecine en désordre ainsi que les traces de sang au sol. Aucun bruit si ce n'est celui de mon cœur qui battait sauvagement contre ma cage thoracique. Le survivant l'entendait-il lui aussi ? Je suis les traces, mon corps en alerte puis entends finalement un son étouffé de l'autre côté du mur. Je m'enfonce dans la pièce et découvre une autre porte, celle-ci étant ouverte en grand. Lorsque je dépasse le seuil, le son d'une respiration saccadée me parvient à l'oreille et j'allume ma lampe torche accrochée au fusil pour viser le coin de la salle. Mon corps se fige face au survivant assis contre le mur me visant avec son revolver. Je le vise également tout en faisant attention à son doigt autours de la détente, prêt à l'actionner.

« Baisse ton arme ! » Je hurle soudain la voix en fronçant, puis, le vois presque fermer les yeux, au bord de l'évanouissement. Était-ce nécessaire d'avoir crié aussi fort ? Je pris le temps d'identifier la personne face à moi et découvre que c'était une jeune femme. Alors qu'elle lâche son arme, je tourne le regard vers sa main pressée contre sa côte. Ma lumière était faible mais j'arrivais à percevoir le tissue de sa veste militaire imprégné de sang ainsi que sa main légèrement tremblante qui, désespérément, essaye d'arrêter l'hémorragie. Voyant qu'elle n'était pas dangereuse, ou du moins sur le point de me tuer, je range mon arme derrière mon dos et m'avance doucement pour ensuite m'agenouiller à ses côtés. Avant même que je ne commence à sortir ma trousse de soin, sa main attrape mon bras et me repousse.

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⏰ Last updated: Jul 22 ⏰

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