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Prologue

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🔥 Naomi 🔥

La vielle chaise en bois grince contre le sol lorsque je la tire vers moi pour m'y assoir. La barman me sourit, un chiffon d'une main, un verre de l'autre.

-Que puis-je faire pour vous ?

-Un verre.

-Avez vous une préférence ?

Mes pupilles bleuet rencontre celles de cet homme, qui tient ce bar depuis des années, apparemment.

-Je m'en remet a vous.

Il hoche la tête, tout sourire. Pendant qu'il s'occupe de me concocter quelque chose, mes yeux l'étudie. Il n'est pas jeune, mais pas vieux non plus. La cinquantaine, tout au plus. Ses vêtements me confirme que je suis bien arrivée dans les cartiers Nord de la capitale. La poussière et les déchirures par endroits ne laissent que peu de place au doute. Cependant, comparé a ce que je pensais, cet homme n'est pas celui qui tient ce bar.

Le verre cogne doucement contre le bois. Le liquide, presque jaune, s'agite dans le récipient. Mes lèvres s'ouvre pour laisser passer la boisson qui réchauffe mon corps.

-Est-ce que cela est a votre gout ?

Mes lèvres s'ouvrent pour laisser échapper une réponse. Mais, avant même que je ne le face, un fracas se fait entendre dans le vieux bar. Par dessus mon épaule, je vois trois guignols, terrifier les rares clients en casant tout ce qui se trouve sur leur passage.

Ils crient, hurle même que tous, devront "fermer notre grande gueule". Bien sur, ils n'oublient pas de menacer l'ensemble des hommes ici pressent avec une arme a feu. Un rire discret me prends la gorge.

Comme quoi, il y a des abrutit partout.

Je sirote mon verre, pendant que le barman, ou du moins son remplaçant, tremble comme une feuille. Oui, son remplaçant. Le vrai maitre de ce barre aurait sans aucun doute reconnu mon rattachement a l'un des Empires. Et j'avoue qu'en ce moment, ca m'arrange de me faire toute petite. Même s'il m'aurait tout de même invité par pur respect, je suis certaine que ses yeux seraient remplie de supplice, me demandant involontairement de dégager d'ici.

Les idiots derrières moi s'amusent toujours. Le remplaçant se cachent derrière le bar. Pourtant n'a t'il pas une arme a disposition sous le bois ? Bien sur que si. Encore faut t'il avoir le crans de s'en servir. Et surtout, faut-il encore savoir s'en servir.

Je pose le verre, vide, sur le bois. Je me pose ma tête contre ma paume, observant la scène par dessus mon épaule. Un coup de feu retenti et la balle se loge dans le mur du fond, déjà pas mal amoché.

-Fermez la! Ou je vous but tous!

Sans mal, je pourrais m'occuper de ces abrutit. Mais, ici, je ne suis pas chez moi. Les couronnes du nord sont dirigés par l'Empire de Yusho.

-Hé toi! va t'assoir avec les autres!

Ma tête pivote, non, mon coprs pivote vers mon interlocuteur.

-C'est a moi que tu parles ?

-T'es conne ou quoi! Qui d'autre ?!

Alala, l'effronterie du Nord. Je savais que dans la zone Nord la population était bien plus brute que chez nous, au sud, mais tout de même.

Remarque, cela doit être parce que je n'ai pas ma tenue. Je doute qu'il aurait ouvert son clapet dans le cas contraire.

-F...Faite ce qu'il vous demande...S'il vous plaît...

Mon regard bascule sur le peu d'homme agenouillés au sol, les mains sur la tête. Celui qui a osé prendre la parole me fixe d'un regard terrifié. Il doit encore avoir des personnes qui lui son chère, vu la photo qu'il tient fermement contre son torse. Cependant, elle tombe au sol après le coup de crosse qu'il s'est prit. sa tête reste au sol, pendant que quelques gouttes de sang éclate sur les planches usées.

Mon sang se propulse dans mes veines. Mon cœur tambourine dans ma poitrine. Une veine pulse dans mon coup.

A l'instant ou mon regard s'emboite au connard qui détient l'arme, il recule d'un pas. Puis d'un deuxième. Puis d'un troisième.

-Tu...Vous...Vous êtes un...un chasseur ?

Mes fesses se décolle de la chaise. L'arme laisse un échos parvenir a mes oreilles lorsqu'elle frappe les lattes anciennes. Ses deux accolytes accours vers la sortie, mais c'est a cette instant que les battants s'ouvrent.

Le soulagement des otages prends forme sur leurs visages, tandis que les malfrats sont plaqués contre le sol. Larme est récupérée, les idiots de services embarquées. Je me rassois, calmement. Et, voila que les chasseurs interrogent les victimes. Le barman y échappe pas. Evidement, moi non plus.

Les démons jumeaux Des histoires addictives. Découvrez maintenant