Mijael.
La salle de réunion est, comme à son habitude, remplie de ministres, de chevaliers, de mon père et enfin de moi. Chacun s'installe à sa place autour de la grande table. Le jour vient à peine de se lever que le devoir m'appelle déjà. Les quelques rayons du soleil visibles traversent les grandes fenêtres et éclairent légèrement les documents posés sur la table. Mon père, le roi Georges, regroupe ses nombreux documents en une pile face à lui. La réunion va enfin pouvoir débuter.
-Bienvenue à tous, j'espère que vous allez bien, commence mon père. Aujourd'hui nous allons parler de l'évolution de la maladie de Maria. Docteur, si vous voulez bien nous dire les dernières avancées.
-Bien évidement. Depuis le mois dernier, elle n'a perdu que deux kilos.
Deux kilos... On dirai peut mais quand on sait que depuis un an elle en a presque perdu vingt, deux kilos paraissent beaucoup.
-C'est quatre de moins qu'il y a deux mois. Sa fièvre, elle, ne diminue malheureusement pas. Nous avons fait venir trois grands médecins des royaumes voisins mais le verdict reste toujours le même.
Je sais déjà ce qui va suivre... Mon coeur se serre alors que je pressens la fin de la phrase.
-D'après eux, il n'y a pas de solutions pour la soigner.
Je sens les larmes me monter au yeux mais je les retiens le plus possible pour ne pas paraitre faible. Je regarde mon père. Son visage reste impassible mais je remarque qu'il serre les poings comme à chaque fois que quelque chose le contrarie.
-Et au niveau de ses mouvements? Arrive t-elle a se déplacer?
-Elle a des difficultés flagrantes pour se déplacer. D'après les médecins, d'ici un mois ou deux, il lui sera impossible de marcher.
Elle ne pourra plus marcher, elle ne pourra plus découvrir le monde. Cette pensée me serre lourdement le coeur.
Cela fait déjà une heure que la réunion dure, que les idées fusent. Personne ne trouve de solution afin de guérir ma petite soeur.
-Puisque nous ne trouvons aucune solution, je propose que nous changions de sujet, annonce mon père.
Au vue de la position de ses mains posés devant lui avec ses doigts entremêlé les uns dans les autres, je devine qu'il va parler d'un sujet sérieux.
-Samedi soir, j'organiserai un bal afin de trouver une épouse à mon fils. Toutes vos filles y sont bien évidemment conviées. J'espère vous y voir nombreux.
Les ministres chuchotent entre eux et débatent pour savoir qui de leur fille serai la plus aptes a m'épouser.
-Sur ce, ajouta mon père, la réunion est terminée. On se revoit donc dans un mois si rien de grave ne se passe d'ici là. Je vous souhaite une bonne journée.
Les membres présents à la réunion se lèvent et sortent peu à peu de la grande salle qui parrait désormais vide. Au vu de l'élévation du soleil, je dirai que deux bonnes heures ont du s'écouler. Je sors donc de la salle de réunion et me dirige vers les cuisines.
-Bonjour Pierre, comment vas tu?
-Bonjour majesté, je vais très bien et vous? Vous venez chercher le petit déjeuner de votre soeur? me demande le cuisinier.
-Je vais très bien merci et oui je viens récupèrer sont petit déjeuner.
Pierre, le cuisinier en chef me tent un plateau en bois. Comme à son habitude, il a disposés la confiture sur le pancakes en forme de fleur de lys. Il a rajouté ensuite un petit bol de fraise et un verre de jus de fruit.
-Merci bien Pierre, passe une bonne journée.
-Merci majesté, vous aussi.
Je lui sourit en guise de remerciement puis sors de la cuisine. En montant l'escalier, je croise un médecin qui redescend probablement de la chambre de Maria. Je continu mon chemin. En arrivant devant la porte de sa chambre, je pose le plateau sur la table d'appoint disposé à côtès. Je toque à la porte.
-C'est moi Maria, je t'apporte ton petit déjeuner.
-Oui, vas-y Mijael, tu peux rentrer.
J'appuie doucement sur la poignée gelée de la porte et pousse en douceur celle ci. Je récupère le plateau et entre. Je le dépose ensuite sur ses jambes puis dépose un baiser sur son front. Je me dirige vers les fenêtres et ouvrent les grands rideaux de velours roses afin de laisser entrer la lumière naturelle.
-Tu as bien dormi?
-Mieux qu'hier, me répond t-elle.
-Tans mieux alors.
-Excuser moi de vous déranger, dit une voix dérrière moi.
Je me retourne et je reconner le médecin que j'avais croisé quelques minutes plus tôt dans l'escalier.
-Qu'y a t-il?
-Est ce que se serai possible de discuter en privé?
-C'est important?
-Oui.
-Je reviens Maria ne t'inquiètes pas.
-Ok grand frère. Je t'attend, je bouge pas.
Je rejoins le médecin dans le couloir en m'assurant de bien fermé la porte dérrière moi.
-Qu'y a t-il de si urgent docteur?
-J'ai peut être trouvé une solution pour soigner la princesse.
Un éclair de surprise et de joie traverse mes yeux.
-Vraiment?
-Oui, mais il y a un problème...
-Le quel?
-Il faudrait demander à quelqu'un de l'examiner. Quelqu'un qui ne serai pas un simple médecin...
-Vous voulez dire... une sorcière...
