Mes nuits n'ont plus de prénom

17 3 11
                                        

Mes rêves n'ont plus de prénom

Alors que mes cauchemars en ont.


Ils me manquent ces temps-là

Où je portais dans mes rêves ton visage,

Et où chaque reflet prenait ton image


Ils me manquent ces temps bénis

Où ton prénom était ma seule accalmie

Et où je l'écrivais au bord de mes cahiers

Avec un sourire un peu niais.


Elle me manque cette période heureuse

Où j'étais vraiment amoureuse

Et que tu étais ma première pensée

Du matin, et ma dernière de la soirée,

Pour que je dorme apaisée.


Je rêvais de nous deux,

De nos voyages dans mille lieux,

De nos baisers sous les étoiles

Et de mon cœur qui cavale

Quand tu me souris tendrement

Et me dit « je t'aime » doucement.


Mes rêves t'avaient pour idole

J'étais amoureuse, j'étais folle.

Je n'avais plus besoin de chercher l'amour

Car je t'avais pour toujours,

Je croyais en nous et nos délires

En chacun de nos rêves et nos rires

Dont les échos résonnaient toutes mes nuits.


Mes nuits sacrées, mes nuits rêvées

Où tu avais remplacé mes cauchemars

Par la promesse de les tenir éloignés

Tel mon preux chevalier dans le brouillard.

Mes nuits sacrées, mes nuits volées,

Où le matin venu nous prévoyions

De rendre ces rêves réalité

A chaque fois que nous nous voyions


Mais avec le temps, le vent

A balayé la flamme chaleureuse

Alors que je voulais encore être amoureuse,

De toi et de nos grands élans :

Mais tu en as décidé autrement

Et tous mes rêves maintenant

Manquent à l'appel quand le jour s'étend.


Tous mes rêves sont vides de toi

Alors qu'il y a à peine quelques mois

Il n'y avait que toi et ta voix

Qui parvenaient à faire taire

Chaque pensée noire et amère

Qui m'assaillait et me jetaient à terre.


Mes nuits maudites, mes nuits trop longues

Depuis que tu as disparu de mes songes ;

Mon preux chevalier s'en est allé

Et a laissé les cauchemars gagner

Contre notre amour fissuré.


Mes nuits d'encre, mes nuits mirages

Car mes cauchemars ont pris ton visage

A toi qui n'as su écouter

Quand je t'ai avoué que rien n'allait.


Tu essayes de reconstruire une amitié

Mais tu ne sais pas que tu as tout brisé

Tandis que mon âme chaque jour, décroît


Car mes rêves n'ont plus de prénom

Alors que mes cauchemars en ont.

Mes nuitsStories to obsess over. Discover now