Le garage souterrain respirait une humidité froide, presque métallique. L'air était chargé d'odeurs d'huile, de poussière et de tension. Des écrans tapissaient un mur entier, diffusant en continu des images du braquage en cours. Au centre, une table recouverte de plans annotés, de schémas complexes, de lignes rouges tracées à la main. Tout était sous contrôle.
Ou du moins, c'est ce que pensait Le Professeur.
Il se tenait debout, légèrement penché vers un écran, une oreillette à peine visible. Sa voix, calme et précise, guidait les braqueurs à l'intérieur de la Banque d'Espagne alors qu'ils se livraient à une guerre contre Gandia.
— Tokyo, ralentis. Tu prends deux secondes de trop entre chaque déplacement, il va te voir.
Sa respiration était stable. Son regard analytique. Chaque variable était anticipée.
Sauf une.
Un léger cliquetis métallique résonna derrière lui.
Presque rien.
Mais suffisant pour déclencher ce réflexe instinctif qu'il ne contrôlait même plus.
Il se redressa lentement et une douleur fulgurante explosa à l'arrière de son crâne.
Le sol sembla se dérober sous lui. Puis plus rien.
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Lorsqu'il reprit conscience, la première chose qu'il sentit fut la tension dans ses épaules. Une douleur sourde, persistante, qui remontait le long de ses bras. Ses poignets étaient tirés vers le haut, solidement attachés à une poutre métallique. Ses pieds touchaient à peine le sol, juste assez pour éviter qu'il ne s'effondre complètement.
La lumière blanche d'un néon clignotant lui agressa les yeux.
Et puis, lentement, une silhouette entra dans son champ de vision.
Alicia Sierra.
Elle ne portait plus l'autorité officielle qui l'accompagnait autrefois, mais quelque chose de plus dangereux encore : une liberté totale, sans règles, sans limites. Ses cheveux étaient légèrement défaits, son regard plus dur, plus vivant. Elle tenait une barre métallique dans une main, qu'elle faisait lentement glisser contre le sol.
Son attitude aurait du l'effrayer, pourtant la seule chose qui lui venus en tête était qu'elle était putain de sexy avec ses lunettes, sa queue de cheval et son rouge à lèvre rouge.
— Regarde-moi ça... murmura-t-elle en tournant autour de lui. Le grand architecte. Le fantôme. Le mythe.
Elle s'arrêta devant lui, pencha légèrement la tête, l'observant comme une énigme enfin résolue.
— Tu es moins impressionnant en vrai.
Le Professeur cligna des yeux, reprenant ses esprits. Il la fixa longuement, sans panique apparente, mais son regard analysait déjà chaque détail : la distance, les issues, la tension dans ses bras, la position de ses poignets.
— Inspectrice Sierra, dit-il calmement. Je me demandais quand vous me trouveriez.
Un sourire étira ses lèvres.
— Oh, tu me connaissais déjà. Évidemment que tu me connaissais. Elle s'approcha brusquement et lui attrapa le menton. Alors dis-moi... tu sais pourquoi je suis là ?
Évidemment qu'il s'était renseigné sur elle. Il savait qu'elle serait celle qui poserait le plus de problèmes dans son plan. Pourtant, il n'aurait jamais imaginé qu'elle puisse le trouver. Tout le pays le cherchait mais elle n'avait pris que quelques heures pour le trouver.
Mais il savait qu'elle était recherchée pour avoir balancer tous les dossiers sur la police sur la torture de Rio.
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Alicia Sierra et le Professeur
FanfictionCette histoire s'adresse aux fans du couple Alicia Sierra et le Professeur.
