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📓 Journal d'Amélie -
Jour 1 :
Aujourd'hui, j'ai eu un lapin pour mes 9 ans ! Je l'ai trouvé dans une petite boîte qui bougeait, et j'ai crié tellement fort que j'ai fait peur à Papa.
Le monsieur du parc me l'a donné. Je ne le connaissais pas, mais il savait que c'était mon anniversaire.
Il avait un très grand manteau noir, même s'il faisait super chaud.
Il m'a dit : « Si tu veux qu'il reste avec toi, écris tout ce qu'il fait. Sinon, il sera très triste. »
Moi, je veux pas qu'il soit triste, alors Papa m'a acheté un cahier.
Je crois que le lapin m'aime déjà.
Je crois même qu'il me regardait comme s'il savait que j'allais dire oui.
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Jour 2 :
J'ai appelé mon lapin Gribouille.
Quand il tirait la langue, on aurait dit qu'il y avait des petits dessins dessus.
Je comprenais pas ce que c'était, mais c'était joli.
Il me regardait tout le temps. Sans cligner.
C'était un peu bizarre, mais peut-être qu'il voulait juste apprendre ma tête.
Je lui ai demandé si mon prénom était beau, et il a bougé la tête comme s'il disait oui.
Ça m'a fait trop plaisir.
Je gardais le cahier sous mon oreiller, comme ça il voyait que j'oubliais rien.
Il a dormi à côté de mon lit, et j'ai cru l'entendre gratter l'air comme si quelqu'un lui répondait.
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Jour 3 :
J'ai voulu montrer Gribouille à mes parents.
Mais le monsieur m'a attrapée par le bras juste avant la porte. Ça m'a fait un peu mal.
Il s'est penché près de moi et il a dit doucement : « Ne le montre jamais à tes parents. »
Je lui ai demandé pourquoi, mais il a seulement souri. Son sourire... on aurait dit qu'il avait plus de dents qu'hier.
J'ai eu un petit frisson, mais je sais pas pourquoi.
Quand je suis rentrée, Gribouille a collé son nez contre ma main.
Il avait l'air content que je revienne.
Je crois qu'il sent quand quelqu'un me touche.
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Jour 4 :
J'ai montré Gribouille à mes copains dans la cour.
Ils ont fait « oooh » et ils voulaient tous le toucher.
Lucas l'a pris dans ses mains, mais il a dit : « Beurk, il est froid ! »
Moi je trouvais pas. Peut-être qu'il avait juste eu peur.
Cette nuit, Gribouille a dormi avec moi.
Sous la couette, j'ai entendu un petit bruit comme « grrr ».
Je crois qu'il avait fait un mauvais rêve.
Je l'ai caressé pour le rassurer.
Quand j'ai retiré ma main, j'ai vu une petite trace rouge, mais je crois que c'était rien, peut-être que je m'étais grattée.
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Jour 5 :
Je savais pas quoi lui donner à manger.
Les carottes, il en voulait pas. Le pain non plus. Ni les feuilles.
Mais il devenait pas maigre du tout, alors je crois qu'il mangeait quand je dormais.
En rentrant, Maman a crié très fort.
Papa tenait Gribouille par les oreilles : « C'est quoi ce truc ?! »
J'ai pleuré, j'ai dit d'arrêter, mais ils l'ont jeté dehors dans le jardin.
J'ai entendu Gribouille faire un petit bruit triste... j'ai pleuré encore plus.
Quand j'ai regardé par la fenêtre, il était assis dans l'herbe. Il me regardait, un peu tordu.
Et derrière la haie... le monsieur du parc. Je crois qu'il m'attendait.
J'ai vu quelque chose bouger sous la peau de Gribouille, mais peut-être que c'était juste un muscle.
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Jour 6 :
Je suis sortie. Je voulais juste faire comme mes parents et mettre quelque chose dehors. Je sais pas trop quoi.
Quand j'ai ouvert la porte, Gribouille était là, devant le tapis, comme s'il savait que j'allais venir.
Le monsieur était avec lui. Il a dit : « Il est temps que tu viennes voir là où vivent les autres. »
J'ai demandé : « Les autres quoi ? » Il m'a pas répondu.
Gribouille a levé la tête. Sa langue avait encore les dessins. On aurait dit qu'ils bougeaient un tout petit peu.
J'ai suivi le monsieur, parce que j'avais peur que Gribouille soit tout seul.
J'ai senti quelque chose me toucher la cheville, mais quand j'ai regardé, il n'y avait que l'ombre du lapin.
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Jour 7 :
Sa maison sentait très mauvais. Comme quelque chose de mouillé depuis longtemps.
Les murs faisaient des petits bruits, comme si quelqu'un respirait derrière. Je crois que peut-être la maison était malade.
Le monsieur m'a mise dans une pièce toute sombre. La porte a fait clic deux fois. Ça m'a fait sursauter.
Je voyais presque rien. Juste Gribouille. Il était dans un coin. Il était plus grand que tout à l'heure. Je sais pas comment c'était possible.
Sa langue dépassait. Les dessins étaient plus lumineux. Je crois qu'ils essayaient de faire des mots. Ça bouge tout seul, comme des petites bouches.
J'ai perdu mon crayon quand la porte s'est fermée. Il est tombé quelque part. Je pouvais pas le retrouver dans le noir. Alors j'écris avec ce qu'il me reste.
Mon sang. J'espère que Gribouille sera content. Il aime quand je fais ce qu'il veut.
Il bougeait. Je crois qu'il venait vers moi. Je crois... qu'il souriait. On dirait qu'il a appris à sourire comme le monsieur.
Mais... moi, nan... je peux plus. Le monsieur, il veut pas. Il m'a mis des fils... comme à Gribouille. Et maintenant... je crois que je deviens pareille... un truc pas humain. Les fils me tirent un peu la peau, mais ça fait juste comme quand on enlève un pansement.
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gribouille
HorrorAmélie reçoit un lapin pour son anniversaire. Un lapin qu'elle ne doit surtout pas montrer à ses parents... Chaque jour, elle écrit dans son journal ce que Gribouille fait, dit, ou cache. Mais plus les pages avancent, plus Amélie comprend que quelqu...
