Ils rampent, lourds, bras de plomb noués,
Serpents d’ombre, brume aux veines effilées.
Gris déchirés, linceuls d’un ciel trop doux,
Ils ondulent, grincent, s’effondrent d’un coup.
Le vent hurle vieille bête insomniaque,
Ses griffes rongent l’air, souffle mécanique.
Chaque nuage, une entaille floue,
Sur la lumière tendre, sur la peur qui s’éprouve.
Ils valsent, éclatent, râles de coton,
Des cris cousus dans le béton.
Le tonnerre soupire, frappe sans forme,
Un coup feutré, chaleur difforme.
Le ciel ploie, l’air tremble, rien ne l’arrête,
Des gouttes tombent caresses discrètes.
Un voile de suie glisse, noir et doux,
Souvenir d’un feu rose, trop flou.
Un souffle bat sous la peau du silence,
Roulement fiévreux, brûlure en cadence.
Les ombres effleurent, douces comme des plaies,
Laissent un goût de nuit sur les idées.
Le vent enlace, rature, recoud,
Il porte les poids qu’on lâche à genoux.
Chaque battement, lame en velours,
Trace un sillon sombre qu’on garde toujours.
L’air se déchire, souffle à vif,
Un éclat sec, une promesse brisée.
Dans le silence, l’obsidienne danse
Dernier cri doux, veille indomptée.
N'hésitez surtout pas à me donner votre avis !!! Je suis preneuse car c'est mon premier poème... Merci à vous 😊
