le commencement de la vie

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Chapitre 1 le jour où tout bascule

Comme tous les enfants, je suis né d'un homme et d'une femme, qui m'ont donné le nom de Jonathan. Je n'étais pas le premier, mais le troisième de la fratrie. Avant moi, il y avait Déborah, puis Ruth, ensuite moi, puis Joana, la quatrième, et enfin le cinquième, Ebenezer.

Mon père s'appelait Paul, ma mère Charlotte. Mon père était professeur dans une école primaire. Avec lui, ma mère, mes frères et sœurs, nous menions une vie pleine d'amour, de rires et de voyages. Jusqu'au jour où tout bascula...

Ce jour-là, Paul décida de voyager pour assister aux funérailles du fils de son ami. Ce jour-là... ce jour-là, Paul eut un accident. Un accident qui lui vola le souffle.

Ce matin-là, mes frères, sœurs et moi nous sommes réveillés sans entendre la voix de notre maman. En sortant de la maison, nous avons remarqué les regards étranges et compatissants de la population. Nous étions tous des enfants et ne comprenions pas ce qui se passait.

Comme chaque matin, je, Jonathan, décidai d'aller à l'église. Sur la route, une femme m'interpella :

- Petit, petit... As-tu entendu la nouvelle ?

- Non, lui répondis-je.

Elle se mit alors à pleurer. Troublé, je repensai à son lien avec ma famille. Pris d'un mauvais pressentiment, je courus vers la maison. C'est là qu'un ami de mon père arriva.

- Aujourd'hui, vous dormirez chez moi, nous dit-il.

Nous l'avons suivi. Déborah, inquiète, se demandait ce qui se passait. En levant les yeux, elle constata la disparition de notre demi-frère, Esdras.

Trois heures plus tard, une fois arrivés à destination et après le repas, l'ami de notre père prit la parole :

- Mes chers enfants, ne pleurez pas... J'ai une très grave nouvelle à vous annoncer... Votre père a perdu la vie dans un accident.

Ruth éclata en sanglots. Nous autres, stupéfaits, n'y croyions pas. En prenant un téléphone, nous vîmes sur la page d'accueil une actualité : Accident sur la route de Moutcho - Trois hommes perdent la vie : Paul, Charlies, et... Le dernier nom n'était même pas lu, tant la douleur était forte.

Vers 20 h, nous nous sommes mis à pleurer... jusqu'au matin.

Le lendemain, nous avons préparé les bagages pour le village. Une fois arrivés, les parents de Paul se réunirent pour fixer la date des obsèques.

Au village, Paul, avant sa mort, avait engagé un ouvrier pour ses champs. Celui-ci, troublé par des bruits étranges qu'il entendait chaque nuit - des bruits de bottes - affirma ne jamais voir personne. Une question se posa alors : Les morts viennent-ils chercher quelque chose ?

Les Fondations D'une Famille Stories to obsess over. Discover now