Le rêve... étrange

6 2 1
                                        


J'attendais dans l'ascenseur. La lumière était limpide, trop. Elle irritait la racine de mon troisième œil. J'observais les étage, détachant mon regard des laids trop aveuglant. Je venais de passer le 325e étage. J'étais découragée. Le voyant du niveau 4419 vibrait. Il me restait une éternité à attendre. J'ai fini par m'éveiller de ma trompeur quand la porte a coulissé. Un homme habillé de noir à la casquette étrangement grande entra. Il ne parlait pas et régnait dans l'air un silence gênant. Même s'il ne produisait aucun son, sa présence était pesante. Je me méfiais de lui. Je pris un moment pour l'observer et m'aperçut qu'il, portait un badge. « District 9 » y était marqué. J'ai soupiré de soulagement. Cet homme effrayant faisait seulement parti de la police. Il fallait donc que je sois cool. J'ai alors sorti mon rouge à lèvre brillant et l'ai appliqué sur mes lèvres. De ma sacoche j'ai extirpé mes escarpins qui me font bien grandir et les ai enfilés. Si je devais rester avec cet agent de police pendant toute l'ascension, il fallait bien que je sois jolie ! L'ascenseur s'est soudainement arrêté au 426e étage. Les portes se sont ouvertes et une femme est entrée. Habillée de guenille et tenant maladroitement ce que j'identifiai comme une soupe du héros, elle s'est serrée entre l'agent de police et moi. Je sentais son regard sur moi et quand je me suis tourné vers elle, j'ai compris pourquoi. Elle avait le même visage que moi. Elle s'est penchée vers moi et me souffla à l'oreille : Je suis toi. Quel étrange rêve.

J'ai ouvert les yeux. Tout me semblait lourd et ralenti. C'est ça le résultat de l'insomnie. Je me suis donc levée, complètement courbaturée. J'ai tapoté dans le noir pour chercher mon cellulaire mais je suis tombé sur le vide. Il faisait étrangement noir. Mon lit était dur, comme le sol. Avais-je basculé de mon matelas ? J'ai finalement attrapé quelque chose qui ressemblait à mon cellulaire et j'ai allumé la lampe. J'étais dans l'ascenseur.

Je me suis redressée rapidement paniquée. J'étais encore entrain de rêver, c'est sûr. Je me suis regardée dans le miroir. J'étais étrangement vêtue et étendue sur mon chandail ya avait les restes d'une soupe. La soupe du héros, celle que mon double tenait entre ses mains. Mais j'étais habillée comme elle !? De guenilles. Étais-ce un effet placebo ? J'avais été si choquée qu'elle me ressemble que j'étais devenue elle ? Non parce que derrière la lumière de mon cellulaire, à demi ombragé, se tenait l'agent de police et moi. La moi s'est penchée en ma direction et m'a tendue un linge : pour toi. Je l'ai saisi et m'ai essuyé. Je leur ensuite demandé ce qu'il se passait. Ils n'en savaient rien, seulement que les lumière s'étaient éteinte et que l'ascenseur était en panne. J'ai remarqué que sur le sol y avait, étendu, les restes de la soupe du héros et quelques effets personnels. Je me suis penché pour les ramassés à mon rythme. Quand j'eu terminé, la moi s'est approchée de moi et s'est tenue à mes côtés. Elle s'est alors mise à me chuchoter à l'oreille : tu ne dois pas! En aucun cas, poser de question à l'agent de police. Sur ces mots, la lumière de l'ascenseur s'est allumée et celui-ci s'est remis en marche. Le chronomètre au-dessus de la porte s'est lancé : il me restait trois heures avant d'atteindre mon étage. J'ai tranquillement inspiré. Je ne pouvais rien faire sauf attendre avec paix. J'ai décidé de faire confiance à la moi, de ne pas poser de question à l'agent de police. Au bout de 15 minutes, les effets secondaires de l'ascension commençaient déjà à se manifester. J'avais des hauts de cœur, le tournis. Il fallait que je sorte d'ici. J'ai donc pesé sur le prochain étage, le 1076e. L'ascenseur s'est ouvert quelques secondes plus tard et je pus enfin respirer de l'air frai. Derrière les portes n'y avait que le vide d'une salle à la peinture bleue sans fenêtre et abandonnée. Je pris mon courage à deux main et m'avança dans la pièce, laissant derrière moi la moi et l'agent de police. Il fut facile de faire le tour de l'étage, celui-ci n'étant que la grande pièce. La seule chose qui m'étonna était les interminables séries de photo de mon ex et de ma famille. Au centre de la salle y avait une cuisine à aire ouverte. Sur le comptoir échouait des piles de livres possédants tous le même titre : le menu des dieux. C'était mon paradis. Sans même demander à personne j'ai ouvert le premier ouvrage et ai commencé la recette. Je déteste de l'admettre mais c'était du vrai géni. J'étais bien, cuisinant avec douceur et férocité. Le seul bémol était que des photos de mon ex sortait une étrange mélodie où le refrain de criait que je lui manquais. C'était ma phobie. Mon ex, un sal rat qui dévorait tout le fromage dans une cuisine. Le diable de noël qui se permettait de faire tomber les sapins comme des dominos. Je l'ai ignoré, puis les photos de lui devenaient muettes. Tant mieux.

Parmi les StaysDes histoires addictives. Découvrez maintenant