Prologue

11 2 0
                                        

20 mars 2025

- Mademoiselle Davis, confirmez vous avoir commis l'acte pour lequel nous vous accusons envers votre camarade monsieur Elias Patterson ?

- ....

- Bien votre silence est pris en compte. Maintenant pouvez vous me donnez les raisons de votre comportement et de cette décision que vous avez prises.

Putain comment on en est arrivé là !?

- Vous la connaissez déjà je crois.

- D'après les registres vous avez déclarée qu'il vous a harcelé et violé, c'est pour ça que... que vous l'avez tué ?

- sûrement.

- Pourquoi ?

- La question est plutôt, pourquoi autant de question. Tout porte à croire que je l'est tuée, et cela vous arrange bien puisque que malgré toute les preuves que je peux vous montrer à vos yeux je resterai coupable juste par ce que j'ai rien entre les jambes, voilà c'est tout.De toute façon il aurait fait quoi ? Il aurait dit non ? Ou alors il serait plaint aux profs que je l'embêtais ?

Je regarde les officiers d'un air nonchalant, de toute façon il peuvent me tirer les vers du nez autant de fois qu'ils veulent,  j'ai aucun regret. Les deux sont en face de moi, histoire d'essayer de m'intimider, comme si ça pouvait marcher. L'un est bien typique d'un flics de bureau qui se fait chier toute la journée. D'ailleurs ça doit être un morceau de beignet qu'il a sur la joue ? Peut importe. Je dirai qu'il a la cinquantaine et qu'il supporte pas son divorce vu que son alliance et sur un collier et non à son doigt. Son collègue a l'air bien plus jeune. Je dirai qu'il a cinq ans de plus que moi et qu'il vient d'être diplômé, vu son air suffisant de nouveau flics qui veux faire sa loi sur cette ville pourrie.
Le vieux se penche vers moi, l'air compatissant.

- Je vois alors c'était une revanche car on ne t'as pas entendu quand tu as porté plainte. Mais tu sais si l'affaire n'as pas donné suite c'est qu'il y a une raison. Peut être par ce que tu avais une tenue trop révélatrice et flatteuse ou que tu as provoqué une certaine réaction de sa part. En tout cas ce n'est pas vraiment une raison pour lui ôter la vie.

Je le regard un instant, puis un rire à s'en glacer le sang résonne dans la pièce. Alors c'est comme ça que sonne le rire d'une meurtrière qui vient d'entendre un flics qui a dit la plus grosse bêtise jamais dites.
Je stoppe mon rire net et regard droit dans les yeux cet abruti, un sourire s'esquisse sur mes lèvres en voyant que la peur suinte de tout ses pores.

- Écoute moi bien mon coco. Dit encore une fois que c'est la tenue d'une femme qui provoque le viol et... tu pourras lui demander à feu mon harceleur si j'étais habillé comme une pute ces soirs là.

Le policier play boy se lève d'un coup, manquant de faire tomber sa chaise et me passe les menottes au poignets. Il ajoute qu'on en a assez entendu et que tout ce qui s'est dit durant cette altercation seras retenue contre moi pendant mon procès.
Je sourit encore lorsque je marche, les mains dans le dos, vers ma cellule.

Un nouveau cocon ou plus jamais personne ne pourra me faire du mal

All for a murderWhere stories live. Discover now