Tom Jedusor marchait dans les couloirs sombres et silencieux de Poudlard, son regard froid et calculateur scrutant chaque recoin du château. Le jeune Serpentard de 16 ans, à la fois charismatique et terrifiant, n’avait pas l’habitude d’être distrait par quoi que ce soit d’autre que ses ambitions démesurées. Mais depuis quelques semaines, une Gryffondor du nom de Thalia Parker semblait troubler son esprit, contre sa volonté.
Tp, 15 ans, était une élève brillante qui avait sauté une classe grâce à son esprit vif et sa détermination. Brune aux yeux verts perçants, elle dégageait une énergie particulière qui contrastait avec la froideur de Tom. Courageuse et toujours prête à défendre les autres, elle ne correspondait en rien à ce que Tom respectait chez une personne, mais il ne pouvait s’empêcher de la remarquer. Peut-être était-ce parce qu’elle osait le défier avec des répliques piquantes lorsqu’il était désagréable. Peut-être parce qu’elle ne baissait jamais les yeux devant lui, contrairement aux autres.
Un jour, alors que Tom se trouvait dans la bibliothèque, plongé dans un livre ancien sur la magie noire, Tp entra, les bras chargés de livres. Elle remarqua immédiatement sa présence, mais au lieu de l’éviter comme beaucoup le faisaient, elle s’approcha.
— Toujours en train de lire des choses sinistres, Jedusor ? lança-t-elle d’un ton taquin, tout en posant ses affaires sur une table proche.
Tom releva la tête, un sourcil arqué.
— Tu es bien curieuse, Parker. Ce n’est pas une qualité recommandable.
Elle haussa les épaules, un sourire en coin.
— Peut-être. Mais je ne vais pas m’excuser pour ça. La curiosité m’a permis de découvrir bien des choses... sur toi, notamment.
Tom ferma son livre lentement, ses yeux sombres fixant les siens.
— Tu ferais mieux de garder tes découvertes pour toi. Il y a des secrets qui peuvent te mettre en danger.
— Menace ou conseil ? rétorqua-t-elle.
Tom ne répondit pas tout de suite. Il n’aimait pas qu’on le mette au défi, encore moins qu’on le perce à jour. Pourtant, il était intrigué par cette Gryffondor qui n’avait pas peur de lui. Après un moment, il se leva et s’approcha d’elle.
— Peut-être un peu des deux, murmura-t-il en la surplombant de sa haute stature.
Malgré l’intimidation qu’il essayait d’imposer, Tp ne détourna pas le regard. Au contraire, elle planta ses yeux dans les siens avec une intensité qui le déstabilisa brièvement.
— Tu n’es pas aussi effrayant que tu le penses, Tom, dit-elle doucement. Tu te caches derrière une façade, mais moi, je vois autre chose.
Ces mots le frappèrent plus fort qu’il ne l’aurait imaginé. Personne n’avait jamais osé lui parler de cette manière. Personne n’avait jamais cherché à le comprendre, et encore moins à le défier avec autant de franchise.
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Les semaines qui suivirent, Tom et Tp continuèrent à se croiser, leurs échanges devenant de plus en plus fréquents et intenses. Ils débattaient souvent, que ce soit sur la magie, sur le courage ou sur l’ambition. Tom, d’habitude si froid et distant, se surprenait à attendre ces moments avec impatience, même s’il ne l’admettrait jamais.
De son côté, Tp se rendait compte qu’elle voyait au-delà de l’image parfaite et glaçante que Tom projetait. Elle percevait une solitude profonde, une douleur qu’il cachait derrière son arrogance et son besoin de contrôle. Elle savait qu’elle jouait avec le feu en s’approchant de lui, mais elle ne pouvait s’en empêcher.
Un soir, alors qu’ils s’étaient retrouvés dans une salle de classe abandonnée, Tom brisa le silence.
— Pourquoi fais-tu ça, Tp ? Pourquoi es-tu toujours là, à me provoquer, à essayer de... me comprendre ?
Elle le regarda, son visage sérieux.
— Parce que je pense que tu n’es pas irrécupérable, Tom. Tu as fait des choses terribles, mais tu n’es pas encore complètement perdu. Pas encore.
Il ricana, un rire sans joie.
— Tu crois pouvoir me sauver, c’est ça ? Tu es encore plus naïve que je ne le pensais.
— Peut-être, répondit-elle calmement. Mais au moins, j’essaie.
Tom resta silencieux, troublé par la sincérité de ses paroles. Pour la première fois depuis longtemps, il sentit une fissure dans l’armure qu’il s’était construite. Mais il savait aussi que son ambition de devenir le plus grand sorcier de tous les temps ne laissait pas de place pour des faiblesses, ni pour des attachements.
— Tu ferais mieux de t’éloigner de moi, murmura-t-il. Pour ton propre bien.
— Je ne crois pas que tu veuilles vraiment que je parte, répondit-elle avec un sourire triste. Mais si c’est ce que tu veux... je le ferai.
Elle se leva pour partir, mais au moment où elle atteignit la porte, Tom parla d’une voix basse, presque inaudible.
— Reste.
Ce simple mot, prononcé avec hésitation, suffit à lui faire comprendre qu’elle avait touché quelque chose en lui. Peut-être une étincelle d’humanité, enfouie sous des couches d’ombre. Et bien qu’elle sache que leur histoire serait compliquée, voire dangereuse, Thalia décida de rester.
