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Chapitre 1 : Un Amour Rêvé

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Le jour des fiançailles

(Une grande salle de réception décorée avec élégance. En bas, les invités discutent par petits groupes. À l'étage, dans une chambre, Safiatou est assise devant un miroir. Sa robe est magnifique, blanche avec des broderies dorées, mais son visage est vide. On frappe trois petits coups à la porte.)

Sokona : (en entrant)
Safi ? Tout le monde te réclame en bas. Ta mère a déjà envoyé deux personnes.

(Safiatou ne répond pas. Sokona referme la porte, s'approche, tire un petit tabouret et s'assoit près d'elle.)

Sokona :
Qu'est-ce qu'il y a ?

Safiatou :
Je ne sais pas, Sokona... Ce jour devrait être le plus heureux de ma vie, mais j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose. Non... quelqu'un.

Sokona : (s'assoit près d'elle, inquiète)
Tu penses à lui, n'est-ce pas ? Djibril."

Safiatou : (hoche la tête, une larme roulant sur sa joue)
Comment pourrais-je l'oublier ? Il a été mon premier amour, Sokona. Le seul amour vrai que j'aie jamais connu. Parfois, je me demande ce qui serait arrivé si je l'avais cru... si je ne l'avais pas laissé tomber ce jour-là.

Sokona :
Raconte-moi tout. Parle-moi de lui, une dernière fois avant de t'engager avec Aziz. Peut-être que ça te libérera un peu

Sokona :
Je veux tout. Depuis le début.

Safiatou : (ferme les yeux)
Tout a commencé en première année. Première semaine de cours. Je connaissais personne. Je bouffais toute seule à la cantine, je faisais semblant de lire des bouquins pour pas qu'on voie que j'avais peur.

(Flashback : Université, cour intérieure, il y a quelques années.)

Safiatou : (voix off)
Et puis un jour, je l'ai vu. Il était assis sur un banc, tout seul. Un vieux sac à dos, à côté de lui. Il lisait. Il levait même pas la tête. Les gens passaient, parlaient, riaient... lui il était ailleurs. Et juste au moment où je le regardais, il a levé les yeux. Juste une seconde. Et il est retourné à son bouquin.

Sokona : (souriant)
Et toi, t'étais déjà foutue.

Safiatou : (rire triste)
Complètement. Mais je lui ai pas parlé. Pas ce jour-là. Je suis trop fière pour ça.

Sokona :
Classique. C'est lui qui t'a abordée ?

Safiatou :
Oui à la bibliothèque. Une semaine plus tard.

(Flashback : Bibliothèque universitaire. Safiatou est debout devant une étagère, frustrée, un doigt sur les tranches des livres. Djibril est assis à une table non loin. Il l'observe quelques secondes, hésite, puis se lève.)

Djibril : (s'approchant, voix calme)
Chapitre trois ?

Safiatou : (sursaute, se retourne)
Pardon ?

Djibril :
Tu cherches le bouquin de psychologie sociale, module 2, chapitre trois. Tout le monde bute dessus.

Safiatou :
Comment tu sais ça ?

Djibril :
Parce que l'année dernière, j'étais à ta place. Et je suis resté coincé trois heures sur ce même chapitre.

(Il y a un temps. Safiatou le regarde, méfiante.)

Safiatou :
T'es en psychologie ?

Djibril :
Deuxième année. Je m'appelle Djibril.

Safiatou :
Moi c'est Safiatou.

Djibril :
Je sais.

Safiatou :
Comment tu sais ?

Djibril : (petit sourire)
Parce que la semaine dernière, tu as oublié ta carte étudiante sur le banc. Je te l'ai rendue. Tu m'as pas dit merci.

L'AVERSE DE LA PASSION Mga kuwentong kahuhumalingan mo. Tumuklas ngayon