4 ans auparavant.
Ma longue robe rouge traine sur le carrelage de mon appartement, dans lequel je rentre enfin. La soirée fut longue pour moi, mais le retour dans mon chez moi atténue la souffrance sociale que j'ai pu vivre ce soir.
- On y est ma belle. Enfin rentré
Je souris et serre la main de l'homme qui partage ma vie depuis un an maintenant. Il est beau, d'une beauté angélique, qui conduit quiconque le rencontre dans un pur paradis. Ses cheveux blonds, parsemé de mèches miel, sont parfaitement plaqués vers l'arrière, lui donnant un air de bon garçon qui correspond parfaitement avec qui il est vraiment. Ereinter par toutes les interactions sociales que j'ai dû vivre aujourd'hui, je me colle contre lui et le laisse m'enlacer tendrement, déposant un baiser au sommet de ma tête.
- Je suis épuisé, si tu savais. Allons dormir mon amour.
Mes paroles ont pour effet de le faire se crisper instantanément. Il défait son étreinte et me regarde longuement, ses yeux chocolat ayant perdu toutes la douceur qui les habiter quelques seconde avant, les muscles de sa mâchoire se contractant sous l'effet de l'indignation. Il fait rouler sa pomme d'Adam, faisait osciller par la même occasion le tatouage de croix qu'il porte sur la gorge, avant de m'expliquer
- Dormir ? Isa...ça doit faire 4 jours qu'on n'a rien fait. Sérieusement, tu m'avais dit que ce soir en rentrant on aurait notre moment à nous. Je n'attends que ça depuis qu'on est sur le chemin du retour
Un soupire s'échappe de mes lèvres entrouvertes. C'est chaque soir la même rengaine cette semaine, et je n'ai aucunement ni l'envi, ni la patience de à nouveau polémiquer sur ce sujet.
- Ecoute...je sais ce que j'ai dit. Mais je n'ai plus envie. Je suis harassé, j'ai dû parler à beaucoup de monde, tu sais comment je suis, les interactions me fatigues et ont tendance à m'angoisser et j'ai vraiment envie d'aller dormir contre toi. On verra demain d'accord ?
Je tente d'attraper son bras d'un geste tendre pour l'entrainer vers notre chambre, mais il se soustrait à mon contact. Il commence à faire les cent pas dans l'appartement, passant par moment ses long doigts dans sa chevelure doré, se décoiffant par la même occasion. Il est frustré, je le sens. Mais je perçois aussi une pointe de colère, qui n'étais pas présente les autres soirs. Un silence de plomb s'abats sur nous, silence qui n'est rompu que quelques minutes plus tard par une nouvelle intervention de sa part.
- Isa. Je ne vais pas passer par quatre chemin. On sort ensemble depuis un an, je n'ai pas besoin de te demander ton avis. Enfin tu seras bientôt ma femme, bien sûr que tu as envie de moi !
Son cris me fait reculer, buttant contre le mur situé derrière moi. Je suis bloquée. Son air est plus menaçant que tout à l'heure, alors qu'il s'avance tel un lion qui n'aurais pas manger depuis des semaines. Son corps se colle au mien, et me surplombe de toute sa hauteur.
- Tu ne me laisses pas le choix. J'ai des photos de toi, Isa, tu sais celles qu'on a fait le mois dernier, et je ne pense pas que tu veuilles que les autres les vois.
Je reste bouche bée face à sa menace à peine voilé. Un sentiment de vide, de peur, tombe sur moi, m'empêchant de bouger pour m'échapper. L'homme que j'ai en face de moi, n'a rien à voir avec celui pour lequel je me suis enfuit de chez mes parents. Sa bouche se fraie un chemin sinueux le long de ma mâchoire pour remonter jusqu'à mon oreilles, y susurrant ces mots terribles, qui j'en suis sur me hanterons pour le reste de ma vie.
- Touche-moi ma belle. Ces photos doivent rester pour nous, ne m'oblige pas à les diffuser
Mon esprit s'embrume complétement, je ne suis plus maitre de mes gestes, de ses gestes. Je sens les larmes s'agglutiner dans mes yeux, menaçant de couler à tout moment. Mon futur mari décale mon tangua sur le côté et glisse brusquement un doigt dans mon corps qui réagit directement à ce contact non désiré en se contractant. Le gémissement de douleur que je lâche face à cette intrusion me terrifie.
- Non...arrête s'il te plait chéri...ça me fait mal..
Malgré mes faibles supplications il enfonce plus profondément encore ses doigts, grognant de rage et de plaisir mêlé dans mon cou
- Bordel Isa ! Dépêche-toi, plus vite tu le fais, plus vite je te laisse tranquille.
Voyant que je ne bouge pas d'un millimètre, il saisit ma main et la dirige sur lui, commençant des mouvement de va et viens durant de longue minutes.
Je tente de me soustraire de son contact mais en vain, il est bien plus fort que moi. Lorsqu'il stoppe enfin ses gestes, je suis persuadé que mon calvaire est fini, mais je comprends vite à son regard que je viens à peine de basculer dans un monde de douleur, de mal être physique et d'aliénation mentale.
A partir de ce moment mon esprit se déconnecte totalement, préférant s'éloigner le plus possible de la tournure que prennent les évènements. Il me porte dans ses bras, trop puissant pour moi, alors que je flotte dans un nuage d'irréalité, étant détachée de mon corps, plus maitre de rien, soumisse à ce sexe qui pousse de plus en plus fort dans mon intimité.
La douleur irradie mon corps mais mon cerveau ne ressent plus rien, calfeutrant mes sensations dans un autre monde. Le tissu de ma robe, relever sur mes cuisses irrite ma peau, et mon dos rappe contre le mur, si fort que je me demande si je ne cauchemarde pas.
Alors que, à peine quelques minutes plus tard, mon fiancé libère son plaisir dans un râle profond, déversant un liquide chaud en moi, des larmes d'impuissances roule doucement sur mes joues. Il me dépose par terre, embrasse mes cheveux, me remercie et part en direction de la chambre.
Mes jambes ne me portent plus, et je me laisse choir sur le sol, baignant dans les pants vaporeux de mon vêtement. Je sens tout le désir qu'il a déverser dans mon corps s'écoulait le long de ma cuisse, tachant par la même occasion le tissus que je porte. Mon souffle est erratique et ma vision flouté, mais je parviens quand même à abaisser mon regard, scrutant d'abord ma taille, puis découvrant plus bas que ma robe est d'un rouge plus intense que tout à l'heure.
Mes yeux se révulse et ma tête cogne violemment contre le mur qui a soutenue l'ébats sexuel auquel j'ai assisté. Trop de violence pour ce soir.
Mon âme me lâche, s'évaporant au rythme de mon sang s'écoulant entre mes cuisses.
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Synchrone
RomansaVoilà un an qu'Isadora s'est échappée de son enfer privé. Elle est à présent prête à se présenter au célèbre concours d'art du N, un château qui depuis quatre ans octroie le droit à un artiste de loger entre ses murs pour y développer son art. Mais...
