Je me baladais tranquillement dans ce marché des plus particuliers, le Marché Noir...Je marchais d'un pas lent et détendu, vêtue de ma longue cape et de ma grande capuche noire recouvrant mon visage. Personne ne devait le voir, c'était trop dangereux. Quiconque aurait vu mon visage m'aurait tuée ou capturée sur le champ. La race humaine est cruelle et dégueulasse, le monde est dégueulasse.
Je marchais dans ces sombres ruelles, à la recherche d'un objet qui pourrait attirer mon attention, malheureusement, je ne trouvais rien pour étancher ma soif de curiosité. Je connais déjà tout de ce marché. Je m'ennuie, beaucoup trop pour l'endroit où je suis. Je continue de errer dans les ruelles, une expression de contrariété et de désespoir sur mon visage jusqu'au moment où mes yeux se posent sur la plus belle créature que j'ai jamais vue. Un jeune homme qui ne semble pas être humain, il est enchainé, un collier en fer lui serrant la gorge, il a l'air de souffrir...Il me fait de la peine, je peux voir la souffrance, la tristesse et la rage dans ses beaux yeux violets et en même temps, je ne peux m'empêcher de l'admirer encore et encore. Je n'arrive pas à détacher mes yeux de lui. J'ai envie d'en savoir plus à son sujet.
Je m'empresse de suivre la personne qui tient cette créature par d'immense chaînes, toujours de façon discrète bien sûr. Je les espionne tous deux en secret jusqu'à ce qu'ils arrivent devant un grand bâtiment, un bâtiment vraiment imposant. Ce n'est évidemment pas un bâtiment public et cela n'as pas l'air d'un entrepôt ni d'un lieu de recherches scientifiques, et vu l'endroit où je suis, je crois avoir raison en disant que ce bâtiment appartient sûrement à un mafieux qui l'utilise comme prison géante pour toutes ses créatures. Et évidemment la créature qui avait attirée mon attention est entraîné dans ce même bâtiment. C'est tellement bien gardé que je n'ai aucune chance de me faufiler sans être vu.
Je soupire d'exaspération, me rendant à l'évidence : je ne pourrai pas en apprendre plus sur cette magnifique créature ... Pour une fois que je trouvais quelque chose d'intéressant. Il ne me reste qu'une seule chose à faire, je vais rentrer chez moi et m'apitoyer sur mon sort. Je retenterai ma chance demain en espérant être satisfaite, bien que j'en doute fort.
Je me mets en route pour rentrer chez moi et en chemin je ne peux m'empêcher de penser à lui. Ces cheveux violets, courts et en bataille, ces yeux : l'un d'un violet plus foncé et intense et l'autre d'un noir profond, son physique, malheureusement très maigre. Il ne doit pas être nourri correctement dans cet endroit...Ni traité avec un tant sois peu de respect d'ailleurs. Je n'arrive pas à retirer ses yeux de mes pensées...J'aurais tant aimé en apprendre plus sur lui mais je dois me rendre à l'évidence, c'est peine perdue. La vie est cruelle et ne veut pas satisfaire ma curiosité. Enfin...Est-ce seulement de la curiosité que j'éprouve à son égard?
Après un long trajet, j'ouvre enfin la porte de ma grande maison de campagne, une moue déçue sur le visage. Je referme la porte derrière moi et enlève ma longue cape, retire mes chaussures et me laisse tomber sur mon canapé en poussant un long soupir. La journée a été longue et un peu inhabituelle mais cette lueur de fantaisie n'aura pas durée longtemps. Je n'arrive pas à retirer ces images de ma tête, ça me rends presque malade. Je ne vois que lui et ces chaînes qui le retenaient, cette muselière qui l'empêchait de parler, ça me fends le cœur...J'essaie de penser à autre chose en me préparant à manger mais j'y pense encore. Je me mets à coudre pour oublier mais rien n'y fait. J'essaie même de relire mon livre préféré mais toujours rien. Je ne peux pas l'évacuer de mes pensées.
Alors je ne vois qu'une seule solution : aller me coucher. Mais j'avais beau m'enfouir dans mes oreillers et mes draps, mes pensées ne voulaient pas me laisser en paix. Je ne faisais que me retourner encore et encore dans mon lit, cherchant désespérément une position qui me permettra, par miracle, de m'endormir enfin. Je ne dors pas de la nuit, j'enchaîne seulement les siestes de moins de cinq minutes sans m'endormir vraiment.
Et voilà que c' est déjà l'aube. Je me lève péniblement et frotte mes yeux, essayant d'en effacer la fatigue. Je me dirige dans ma salle de bain et admire ma face de zombie avec mes cernes de 3 kilomètres de long. Je me maquille pour ressembler à quelque chose bien que ça ne serve pas à grand chose étant donné que je cache mon visage avec ma grande capuche. Ce que je m'empresse de faire une fois que j'ai fini de me maquiller.
Quelque heures plus tard, je suis de retour au Marché Noir. Comme le jour d'avant j'erre dans les ruelles du marché sans faire attention à ce que je fais. Je regarde dans le vide et marche machinalement jusqu'au moment où quelqu'un me percute. Je trébuche et tombe au sol avec cette personne. Je me rends compte que j'ai perdu ma capuche et m'empresse de la remettre mais en pleine action je regarde la personne qui m'est rentrée dedans et m'aperçois que c'est la personne qui hante mes pensées depuis hier. Je ne peux plus le lâcher des yeux et lui non plus apparemment...
BẠN ĐANG ĐỌC
Even Demons can live Fairytales
Kỳ ảoZeri, une jeune femme à la soif de liberté s'est enfui de son village lors d'une nuit d'orage et s'est reconstruit une toute nouvelle vie dans la banlieue. Elle s'est installée dans une grande et vieille maison de campagne sur une colline qui donne...
