L'Alphée de tes yeux m'a rattrapée...
Si je suis ton Eurydice, seras-tu mon Orphée ?
Dans l'abîme de ton regard, je me suis égarée,
Dans les rives d'un amour où je me sens condamnée,
À vivre dans l'espoir, et pourtant à jamais damnée.
Tenteras-tu, mon très cher Orphée, de m'en ramener,
Ou dans l'ombre du passé, me laisseras-tu sombrer ?
Ô, que je crains ce regard qui pourrait me trahir,
Si, Orphée, au seuil du retour, tu venais à faillir!
Mais pour toi, je m'abandonne, dans cet amour sans fin,
Seras-tu mon sauveur, Orphée, ou le chant de ma fin ?
