Chapitre 3

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Alix ne vint jamais. Charles et Pauline avaient attendu leur amie pendant une heure, en vain. Ils s'etaient alors décidés à se rendre chez elle pour voir ce qu'il n'allait pas. Après avoir sellé leurs chevaux respectifs, ils se lancèrent au galop dans la direction de la demeure d'Alix.
D'ordinaire, Pauline appréciait cette sensation de vent qui fouette le visage et qui fait voler cheveux et vêtements. Mais là, elle se sentait trop stressée pour en profiter. Si Alix n'a pas pu prévenir se disait elle, alors elle a un gros problème.
De son côté, Charles qui d'ordinaire ne supportait pas de monter à cheval, était aujourd'hui bien content d'avoir appris à monter. S'il avait du faire tout le trajet à pieds, lui et Pauline y seraient encore demain ! Alors que là, en une dizaine de minutes ils furent en vue de la résidence principale de la famille d'Alix. C'était une bâtisse austère et imposante, bâtie toute en pierre, avec de grandes fenêtres. Le jardin devant était parfaitement bien entretenu. Souvent, Charles et Pauline voyaient des jardiniers s'affairer dans tous les sens, taillant, coupant, vérifiant, ratissant...
Or, là c'était le calme plat, rien ni personne n'était dehors.
Les deux adolescents attacherent leurs chevaux dans le parc et entrèrent d'un pas mal assuré dans la grande bâtisse. À l'intérieur, aucun bruit, personne. Il régnait en ce lieu un silence de mort imposant, d'autant plus effrayant que normalement cet endroit bruissait de vie et de bruit. Par précaution, Pauline tira son poignard hors de son fourreau. Le chuitement de la lame rompit  le nom-son. Elle commença à avancer précautionneusement après avoir, à l'aide de geste, sommé Charles de rester à sa place. Pauline se mouvait dans un silence presque absolu. Mais ce silence était devenu pour elle une seconde nature. À l'ecole d'arme, elle avait fait parti du seul groupe de fille. Les garçons profitaient de la noirceur des couloirs pour les coincer et les sommer de partir, parfois même pour les battre. Elles avaient donc toutes appris à se taire et à se déplacer silencieusement. Ça avait été une jubilation pour elles lorsqu'elles avaient triomphé des garçons lors d'un entraînement par équipe. Pauline se souviendrait toujours du regard de Tom, qui l'avait menacée et battue plus d'une fois, lorsqu'elle l'avait écrasé en combat singulier. Durant cette période sombre de sa vie, elle avait toujours pût compter sur le soutien d'Alix, son amie de toujours et de Charles, son frère de lait. Ce dernier était actuellement très mal en point. Pour lui tout ce silence n'était pas naturel. On pouvait ainsi traduire sa pensée: le silence est fait pour donner du poids au son, la musique n'est pas faite pour combler le vide. Ce moment correspondait pour lui à ce qui l'angoissait le plus,  une portée vide.
  Pauline avançait toujours. Elle maudissait intérieurement le stress de son ami qui le faisait respirer on ne peut plus bruyamment. Elle avait du mal à se concentrer sur les bruits ambiants. C'est à ce moment précis qu'un cri déchira l'air.

Désolé à celles et ceux qui avaient déjà lu ce chapitre et qui le trouvent rallongé mais mon téléphone n'en avait sauvegardé que la moitié du coup j'ai du reecrire la fin.
Voilà j'espere que vous ne m'en voulez pas trop...
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Dualité(s)Where stories live. Discover now