Mon rêve éveillé

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C'est les vacances d'hiver, dehors il neige à gros flocon, le givre dessine sur les fenêtres de la maison... Noël approche à grand pas et comme d'habitude je ne sais pas se que je veux. Si... toi, tu es attendu.
Hésitante, je me fixe dans le miroir, je ne sais pas comment je dois m'habiller et même si c'est insignifiant comme dilemme c'est pourtant la seule chose qui me préoccupe à cet instant. J'attrape une robe festive à carreaux, dans ma tête juste des images défilent: la fermeture que je remonte, les boutons que j'ajuste, la ceinture que je noue autour de ma taille, mes guêtres noires que je remonte jusqu'en haut de mes jambes, le léger trait d'eye-liner que je souhaite le plus naturel possible, le mascara qui embellit le reste... et alors que j'applique doucement un rouge à lèvre vif tu sonnes.
Je n'ai même pas le temps, le courage, de me regarder dans la glace que je me précipite vers la porte... Mes talons me font déjà souffrir et cela même si pourtant ils sont compensés, ils claquent sur le parquet, instaurant un silence dans la maison enjouée. J'ouvre la porte avec appréhension mais tu apparaît comme par magie : en chemise tel le prince charmant , un bouquet de roses éclatante dans la main, le sourire aux lèvres, des flocons dans les cheveux, l'écharpe au vent... Un froid glaciale s'engouffre dans l'entré mais mon cœur, lui, bouillonne, je reste figée face à toi, fascinée, impressionnée...
Avant que l'on  puisse prononcer le moindre mot mes parents prennent le relais et t'accueillent plus que ravis de te revoir. Tu rentres, la porte se referme derrière toi et tu me donnes les fleurs. Ma mère me les arraches pour les mettre directement dans un vase et tu en profites pour donner à mon père le cadeau que tu leur a apporter, une boîte de chocolat. Ils partent alors s'éclipser et s'exécuter dans l'arrière de la maison, nous sommes maintenant seuls, à l'écart. Tu te rapproche de moi et m'emprisonne dans ton étreinte aimante, puis tu me chuchote à l'oreille un « bonjour » des plus délicats avant que tu me donnes un baiser chaste mais passionné. Je suis complètement subjuguée, soumise à tes volontés et, et ça me convient très bien... jusqu'à se que nous soyons de nouveaux interrompus et que je t'entraîne alors dans le salon.

C'est une soirée des plus réussite, mes parents t'apprécient beaucoup et te remercie pour tous se que tu fais pour moi, ma sœur t'adore et mes chats aussi... La demeure est chaleureuse, vivante, le feu de cheminée réchauffe la pièce et nos cœurs, le dîner est impeccable, les conversations sont intéressantes et légères... tu es parfait. Tout est parfait...  Pourtant quelque chose me tracasse mais je ne sais pas se que c'est. Mes jambes tremblent, mes mains se crispent, je me mordille les lèvres frénétiquement... tu es là, tu as vu tout les signes depuis le début et tu essayes de me rassurer, de me calmer. Lentement tu poses ta main sur ma jambe pour l'arrêter, tu me sors de mon inconfort, tout en maintenant les discussions l'air de rien, tu es vraiment le meilleur.

Mais le repas se clôture, la soirée touche à sa fin et tu dois déjà repartir à mon grand regret. Je suis la dernière à te dire au revoir, et je t'accompagne jusqu'à la porte. Tu m'adresses quelques mots mais je ne peux les écouter, tes lèvres m'attirent mais nous sommes surveiller. Je te regarde alors t'éloigner au loin jusqu'à se que je ne puisse plus distinguer ton hombre dans la nuit et la brume hivernale.

J'aide à débarrasser, à ranger, ma famille me félicite, ne me parlant que de toi..
Enfin je monte dans ma chambre et je remarque que quelqu'un y était rentré pendant mon absence, tu y es rentré quand tu t'es retiré avant le repas. Je remarque que tu as allumé mes led, mes bougies, créant une ambiance dans la pièce inoccupée. C'est alors que je remarques enfin sur mon piano un bouquet encore plus mémorable que le précédent: il mélange et assorti parfaitement des petites lumières, des fleurs, des livres et de magnifiques papillons bleu. Une note l'accompagne « pour ma chérie que j'aime. (Ps : j'espère que les livres vous plairont, ils ont été choisis par mes soins et sélectionnés car chacun me rappelais quelques choses de vous ) bisous et à bientôt mon amour, C.L ».
Je ne savais comment réagir, je craquais complètement, un sourire béat s'affichait sur mon visage, le mordillement de ma lèvres inférieur, le rouge me montant aux joues...
Les lumières semblables à des lucioles faisaient briller mes yeux de milles feux, les papillons je les imaginaient s'envoler et se cacher dans mon corps me faisant ressentir toutes ces émotions , ces fleurs dont le parfum embaumaient tous l'étage s'assemblaient parfaitement avec ton odeur que je chérissais comme preuve de ton passage, la sensation des pages comprimées des livres neufs que j'osais à peine feuilleter et enfin le doux mot que je caressais entre mes doigts...
Soudain je suis pris d'un vertige, mais je ne le calcule pas tellement que je suis distraite par toutes tes attentions parfaites qui me procure un bonheur inexplicable et inconditionnel mais surtout par un « toc-toc... » intriguant.

Il n'y a personne à la porte pourtant le bruit se répète jusqu'à se que je remarque enfin la fenêtre. Tu es là. Je t'ouvres surprise par ta présence. Tu enjambes le rebord et entres. Je t'observe complètement médusé par toi, et A peine as tu posé ton pied sur le parquet que je te sautes au cou et te couvres de bisous.
Cette fois c'est toi qui ne sais plus comment réagir, tu m'enlaces, et balbutie «  je savais que tu n'allais pas bien, je voulais pas te laisser dans cette état toute seule alors je suis venu et... » mes bras se resserre encore plus fort autour de toi, je te veux encore plus proche que je ne le suis déjà et j'ai l'impression que tu partages les mêmes sentiments car tu t'arrêtes et reste figé, hypnotisé par mon regard que tu trouves de feu.

Tes mains sur mes hanches me caressent, descendent en dessous de mes cuisses que tu porte, tu me soulève d'un coup. J'entoures mes jambes autour de ton corps pour plus de stabilité dans notre étreinte mais pris dans un déséquilibre tu nous plaques contre le mur alors que nous partageons un baiser fougueux. Tu t'amuses à m'embrasser dans le cou, tu adores ça même, car tu remarques que ça me fait de l'effet. Je ne veux pas t'échapper mais c'est plus fort que moi, tu vois que quelques chose m'angoisse et tu veux savoir quoi. Nous nous posons ensemble au sol pour que je puisse respirer, pour me distraire tu attrapes mon livre et me demande de te faire la lecture, et à vrai dire ça marche.
« - dis moi, tu sais pourquoi tu aimes se genre d'histoire ? - je sais pas, c'est romantique, imparfaitement parfait et ça m'aide à construire mes propres scénarios alors....
-très bien je vois... alors pour vous je serais le parfait petit ami de vos livres ma chérie.... »
Après 5 minutes tu vois que je commence à fatiguer donc tu me piques mon ouvrage. Je proteste, essayant de le récupérer, face à cette réaction tu me taquines et en joues. Dans un élan non contrôlé je te mordille le bras et immédiatement je regrette réalisant se que je viens de faire, mais toi tu en ris, tu trouves ça même mignon et tu me tends ton autre bras même si tu sais très bien que jamais j'oserais consciemment recommencer.
Gênée, épuisée, je m'enfuis, mais tu m'attrapes et m'emmène à mon lit; Tu t'assieds alors  à mon chevet et nous discutons de tout et de rien. Tu espères et finalement ton souhait se réalise, la fatigue m'emporte et je somnole.
Alors tu te relève sans bruit prêt à répartir comme tu es venu, par la fenêtre, mais alors que tu t'appuies sur le bureau pour te hisser jusqu'à ta sortie, tu sens mes doigts agrippés la manche de ta chemise,« -non reste »... figé, je t'attire et te fais une place à mes côtés. Gêné tu n'oses plus bouger dans le lit, je me sers alors contre toi, ma main sur ton torse, mes cheveux en bataille que tu entortilles autour de tes doigts, le maquillage dégoulinant que tu essuies doucement, nos cœurs battant à l'unisson, mon visage que j'enfouis dans les plis de ta chemise, ton odeur dont je souhaite m'imprégner, mes pieds frigorifiés contre les tiens... je sais que tout ça te fais plus que réagir mais prise par la fatigue je n'y réfléchi même plus, pourtant je te sens bouillir d'une chaleur intense contre moi... tout m'avais manquée, tu m'avais manquée...
Doucement je m'endors dans tes bras, j'essaye de résister mais c'est inutile, et le dernier souvenir que j'ai avant de fermer mes yeux, c'est toi qui veille de façon aimante sur moi, et tes yeux, tes beaux yeux bleus qui me dévorent du regard...

Soudain Je me réveille en sursaut, tout trace de ton passage est effacée, tout a disparue... rêve ou réel? Ou plutôt le souhait de cette réalité... pourtant j'ai le souvenir de ton corps sur mes drap et je sens encore ta présence chaleureuse et réconfortante à mes côtés ....

Mon rêve éveillé Stories to obsess over. Discover now