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Le 2 octobre 1942
Ma chère Marietta,
Je suis arrivé à Al'Rahlia hier. Je ne peux malheureusement pas te dire où exactement, des fois que cette lettre tombe aux mains de l'ennemi.
Il fait très chaud. Une chaleur horrible ... Etouffante.
C'est très compliqué de se faire des amis ici. Lors de la traversée en mer, on a fait connaissance avec d'autres pilotes humains de l'escadron. Hier, juste après notre arrivée, nous avons dû décoller d'urgence suite à une alerte. Deux d'entre eux ne sont pas rentrés. Ils s'appelaient Harry et Stanley.
Nous sommes actuellement trois anthropomorphes, parmi les pilotes des Mad Beasts. J'ai fait la connaissance de Raymond dit Ray, un kangourou Kongaran et de Shirley qui se fait surnommer Snowy, une fennec Victorienne. Nous avons vite fraternisé dû au fait que nous sommes pour l'instant les seuls anthropomorphes de notre flight.
Je garde toujours sur moi la montre à gousset que tu m'as offert avec ta photo à l'intérieur. C'est là mon seul réconfort quand je me retrouve seul ou avant de m'endormir sur mon lit de camp. Je te serre très fort dans mes bras et t'embrasse tendrement.
J'attends ta lettre avec impatience mon petit cœur.
Ton cher Aytham qui t'aime.
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Quelque part entre les tentes de la base aérienne. Aytham fini de plier sa lettre pour la mettre dans son enveloppe avant d'aller rejoindre sa tente. Une jeune fennec le rejoint.
"Aytham, ça va ?
- Ah ! Snowy, ouais ça va. Je viens d'écrire une lettre à ma fiancée.
- Ah oui, tu m'en avais parlé. Comment s'appelle-t-elle déjà ?
- Marietta.
- Oui, Marietta. C'est un très beau prénom. Vous vous êtes rencontré comment ?
- Ah ça, c'était sur un pont, après m'être engagé lorsque la lois nous a autorisé (les anthropomorphes), à rejoindre l'armée de l'air en tant que pilote. Au moment où on s'est croisés, une bourrasque de vent à fait voler les fleurs d'un bouquet qu'elle devait livrer. En l'aidant à les ramasser on a eut un contact avec la main, puis on s'est regardé, et là, ça a été le coup de foudre.
- Anww, c'est vraiment adorable ... Cliché mais adorable. Pouffe-t-elle.
- Et toi ? Qu'est-ce qui t'a amenée ici ?
- Ah moi ? Le besoin d'aventure et accessoirement de quitter l'emprise familiale qui voulait un peu trop avoir le contrôle sur ma vie. J'ai regardé droit dans les yeux de mes parents et leur ai dit que j'allais m'engager, que ça leur plaise ou non. Ils n'ont pas trop apprécié, mais vu que pour la première fois de ma vie j'étais en position de force, ils n'ont pas put avoir leur mot à dire. Et je suis partie.
- J'espère que tu pourras te réconcilier avec eux ...
- Honnêtement, j'm'en fous. J'ai trop longtemps été leur fi-fille prodige, sauf qu'elle a finit par devenir une bombe à retardement qui leur a explosé à la tronche.
- Dit comme ça, je te comprends.
Un kangourou revenu un peu éméché du village du coin rejoint les deux nouveaux amis autour de la table de fortune:
- Salut les copains ! Je vous ai ramené une petite bouteille du bar. Ca fait du bien par où ça passe.
- Hoho tu gères Ray ! Tient, serre-toi dans le paquet.
- Oh bordel des Lucky Spirits ! T'as choppé ça où ?!
- Un des big boss de l'United Liberion Air Force avait ramené sa cantinière dans sa tente. Elle était mal fermée et pas mal de ses affaires sont tombées.
Je l'ai aidé à les ramasser et pour me remercier, il m'a laissé son paquet de clopes.
- Que Dieu ce bénisse ce type !" Dit le Kangourou, se dépêchant d'allumer son zippo pour apprécier une bonne bouffée de cigarette avant que Snowy le lui pique pour s'en allumer une.
"Hein ? Je croyais que tu fumais pas ?
- J'fume pas.
- Ah ouais je vois ça." Dit le kangourou en récupérant son zippo.
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Le 23 octobre 1942
Mon bien chère Aytham,
Tu me manques tellement. J'ai du mal à te savoir aussi loin. La vie reste à peu de choses près paisible tant que nous restons loin de Queenscrown qui se retrouve souvent illuminée la nuit par les bombardements des avions de la Croix Noire.
La boutique de fleurs tourne à plein régime. Malheureusement pas pour les bonnes choses. Souvent pour des familles endeuillées qui ont perdu un être cher à cause de la guerre.
Nous sommes bien souvent épargnés ici dans la campagne. Un soldat était venu nous remettre un manuel de ce qu'il faut faire en cas d'alerte de bombardement ou d'invasion.
La peur est omniprésente, mais nous faisons en sorte de continuer à vivre. Cela m'a même encouragé à sortir les plus beaux bouquets en façade pour donner un peu de couleurs dans la rue principale de Hamptonshire. Tes parents sont même passés boire le thé hier après-midi après que j'ai fermé la boutique. Ils m'ont apporté leur meilleure bière de leur brasserie. Ils m'ont raconté que leur auberge servait souvent de relais pour les soldats partant sur le front.
Leurs passages leur rappellent qu'ils restent très inquiets pour toi, en sachant que tu as choisi un corps qui s'est seulement ouvert aux gens comme nous depuis peu. J'espère que tu t'entends bien avec tes connaissances et que les humains ne se montrent pas trop hostiles envers vous.
D'ailleurs Madame Ramsey vient souvent me rendre visite avec son fils et me demande souvent comment tu vas.
Je regarde chaque couché de soleil imaginant te voir nous revenir avec ta belle monture de métal rugissant fièrement dans le ciel.
Fait attention à toi là-haut. Je t'envoie tout mon amour et serre très fort contre mon coeur.
Ta chère Marietta qui t'aime.
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Pensive, Marietta profite de son dimanche pour sortir sa bicyclette et profiter des feuilles tombantes avec la brume matinale commençant à se dissiper. Le froid du matin l'oblige à monter son écharpe pour couvrir son visage. Elle arrive vers un banc au bord du chemin à côté d'un lampadaire. Elle s'arrête pour le soleil qui perce à travers les feuilles dorée des arbres quand un petit grondement se fait entendre au loin accompagné d'un sifflement caractéristique de deux avions de chasse faisant leur patrouille matinale. Se disant qu'Aytham aurait put rester au pays à faire de la défense de territoire.
Elle reprend tranquillement son chemin en direction du village, pour aller acheter des viennoiseries à la boulangerie du coin, pour les apporter à l'auberge des parents d'Aytham qui sont sur point d'ouvrir leur bar pour le petit déjeuner.
Une fois ses viennoiseries achetées, Marietta profite de l'odeur enivrante des pains au chocolats et des croissants confectionnés par la boulangère qui est d'origine Gallienne. Son pays a fini en parti occupé par la croix noire. Tout les ports et axes importants aux différentes frontières sont tombés sous l'occupation, laissant le centre du pays en état de siège, comptant sur des ravitaillements clandestines et aériennes, quand les avions ne finissent pas abattus. Quelques Galliens comme elles sont parvenus à s'enfuir et essayent de s'intégrer au mieux en Britania.
Arrivée à l'auberge, Marietta est chaleureusement saluée par la mère d'Aytham qui finissait de descendre les chaises des tables, vient la serrer très fort dans ses bras.
"Marietta ma chérie ! Je suis tellement contente de te voir.
- Moi aussi Rosa. Bonjour à vous aussi Edmund.
- Salut ma puce ! Lui répond-t-il en finissant d'essuyer derrière son comptoir en chêne massif.
- Je vous ai apporté des viennoiseries.
- Merci beaucoup ma chérie, vient donc t'assoir, prend le petit déjeuner avec nous ! Chéri, arrête donc de briquer le comptoir et vient manger avec nous !"
Le petit trio profite donc de pouvoir apprécier un petit moment convivial sous la lueur du matin.
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We'll meet again
Romance1942: Aytham McKatlane 1er du nom, se trouve enrôlé dans une guerre qui le dépasse en tant que premier pilote de chasse de son espèce. Il échange des lettres avec sa chère et tendre Marietta Rinotti, une jeune fleuriste, continuant son travail malgr...
