Jeudi 3 septembre 2022, c'était la rentrée. Ma première année au lycée. Je commençais à 10h. A peine arrivé devant la grille, je commençai à stresser énormément, me demandant si j'allais avoir des amis dans ma classe ? Ou pas du tout. Est-ce que j'allais avoir de bons profs ? Un bon emploi du temps ? Toutes ces questions auraient une réponse dans quelques minutes.
10h ! Un surveillant vient ouvrir la grille. Plus il avance, plus mon stress monte.
Et voilà ! Grille ouverte. J'avance petit à petit dans l'établissement. Tout le monde entre ; le proviseur prend la parole pour nous accueillir et nous inviter à consulter, au fond de la cour les affiches qui indiquent nos classes respectives.
Je regarde chaque affiche jusqu'à ce que je voie mon nom et mon prénom. Je suis en 2D8 et je remarque les noms de deux camarades de mon ancien collège. Notre professeur principal arrive, nous accompagne jusqu'à la salle de classe, se présente et nous donne les informations importantes. Cependant, les élèves n'attendent qu'une chose et avec une certaine impatience, je dois bien l'avouer : l'emploi du temps.
Puis vient le temps de la visite du lycée et les explications concernant son fonctionnement. Fin de partie. Rendez-vous le lendemain matin pour la découverte des professeurs et le début des cours.
Le jour suivant, je fais la connaissance du professeur de lettres modernes, Denis Leroy, avec qui j'allais bien m'entendre. Look très personnel : cheveux longs, vêtements « rock ».
Cet enseignant n'est pas que professeur de français ; il est aussi écrivain ; il écrit des romans, de science-fiction, de fantastique. Son truc, c'est les histoires de zombies. Lorsqu'il nous dit que, dans un de ses romans, il avait prédit une situation analogue à celle que nous avons vécue avec la crise du Covid, je suis resté scotché sur ma chaise. Et si on vivait une invasion de zombies dans quelques années voire quelques mois, comme dans la trilogie de Monsieur Leroy. Après tout je me dis, s'il a vraiment prédit le Covid, il peut aussi prévoir l'apocalypse « zombies ».
Quelques mois s'écoulent, on arrive en Janvier.
Un jeudi, nous étions un petit groupe en cours avec M. Leroy. Dans ce groupe se trouvaient mes meilleurs amis : Louise, une personne adorable, gentille et curieuse ; Romane, une fille brillante, intelligente ; Enzo, un garçon adorable, souriant, intelligent, mystérieux ; Héléna, une fille timide mais très gentille !
A l'interclasse, Monsieur Leroy, qui nous laisse souffler quelques minutes, en profite pour jeter un coup d'œil sur les infos depuis son ordinateur. Une vidéo apparaît sur l'écran : la scène se passe dans une ville proche du lycée : les pompiers, la police essaient de maîtriser un homme en train de mordre une femme. Celle-ci criait tellement que j'avais mal pour elle. Monsieur Leroy quitta la page et nous dit : "Rien de grave, c'est un montage vidéo ». J'avais du mal à le croire et je pensai que, même lui, avait du mal à croire ce qu'il venait de dire.
Le cours reprit mais, soudain, le microphone du lycée s'alluma et le proviseur déclara : "Chers professeurs, chers élèves, je ne sais pas si vous avez vu les infos mais une maladie se propage, tous les élèves et professeurs présents dans cet établissement resteront confinés ici jusqu'à nouvel ordre. Merci de votre compréhension."
Dans la classe, c'était la panique : Héléna se mit à pleurer, Romane essaya de joindre ses parents, Louise, Enzo et moi, nous regardions et n'osions plus bouger.
Notre professeur nous rassura : " Ne vous inquiétez pas, restez calmes, je suis là, je vous protégerai." Il se dirigea vers son armoire fermée à clé, au fond de la salle, l'ouvrit. Nous étions curieux de voir ce qu'il avait dans cette armoire. Enzo me chuchota : « Il fait quoi le professeur ? Il va sortir une arme? » Je lui répondis sur un ton humoristique : « Je ne sais pas du tout, mais vu comment il ressemble à Daryl dans the walking dead, je ne serais pas saisi qu'il sorte une arbalète.» J'avais dit ça en riant mais quelle ne fut pas ma surprise en voyant le prof sortir une arbalète et enfiler sa veste en cuir. C'est vrai qu'ainsi, il ressemblait vraiment à Daryl !
Soudain, dans le couloir, on entendit des cris d'élèves paniqués. Je décidai d'ouvrir la porte et je vis des élèves courir et se bousculer. C'était vraiment le chaos ! Nous décidâmes de descendre dans le hall pour voir ce qui se passait.
Arrivés en bas, Il y avait du monde, je regardai le portail extérieur et vis au loin des militaires qui s'apprêtaient à investir le lycée. Le chef du groupe militaire prit la parole : « Bonjour ! Je suis le colonel Didier Dupond, je suis envoyé ici pour sécuriser cet établissement. Personne ne quittera cet endroit parce qu'à l'extérieur, c'est beaucoup trop dangereux ! Chaque personne aura droit à une visite médicale pour vérifier que vous n'êtes pas contaminés par cette étrange maladie. Rendez-vous à l'infirmerie.» C'était loin d'être un canular : nous étions tous alignés devant l'infirmerie pour une prise de la température et une rapide analyse sanguine.
Une fois les tests passés, je rejoignis mon groupe. Héléna me regarda et me dit « On joue dans un film là ? » je lui répondis : « Bien-sûr que non, nous ne sommes pas dans un film, nous aurions été prévenus ! »
- Oui, c'est vrai, désolée.
-T'inquiète, c'est pas grave, c'est normal que tu te poses des questions.»
Monsieur Leroy s'approcha de nous et nous demanda : « Comment allez-vous ? »
Romane leva la tête et lui répondit :
« Bof, j'ai juste peur, car si je me réfère à ce qu'on voit dans les films, il n'y a pas d'endroit sûr, nous ne pouvons pas être en sécurité dans le lycée.»
Tout le monde se tourna vers elle.
Je lui répondis : « Mais non ! On est en sécurité, regarde tous ces militaires ! »
Mais, lorsque je croisai le regard du prof, je sus qu'il était d'accord avec Romane. Simplement, il ne voulait pas nous affoler. C'est alors qu'il prit la parole :
« Surtout restez toujours ensemble, si vraiment il arrive quelque chose, je vous protégerai ! »
Il nous quitta pour se diriger vers les militaires. Les filles étaient restées d'un côté tandis qu' Enzo et moi nous retrouvions à deux dans la cour sur un banc à discuter :
- Enzo, tu crois qu'on va s'en sortir ?
- Oui, on va s'en sortir, faut qu'on reste tous ensemble et surtout ne pas se lâcher.
- Oui, il faut faire ça ! Mais tu crois que ce qu'a dit Romane tout à l'heure est vrai ? A-t-elle raison ?
- Je ne sais pas du tout, mais dans la plupart des films ça se passe comme ça. »
- J'espère quand même que Romane se trompe.
- On verra bien.»
Un professeur interrompit notre conversation, nous intimant l'ordre de nous rendre au restaurant scolaire.
Il était 18h. Nous prîmes un léger repas et en redescendant, Louise posa une question très intéressante : «Où allons-nous dormir ? »
Enzo répondit : « Bonne question ! Allons voir monsieur Leroy.»
- Monsieur, excusez-nous de vous déranger, avez-vous une idée de l'endroit où nous allons dormir ?
- J'ai bien peur que nous soyons bloqués ici, d'ailleurs, les militaires ont déposé des couvertures et des sacs de couchage dans la classe. »
Le soir tombé, nous étions réunis avec le prof dans la classe. Nous n'arrivions pas à dormir alors j'interrogeai M. Leroy : « Comment a-t-on pu en arriver là ? En plus, lorsque je regarde dehors, tout me semble si normal.
- C'est vrai, c'est calme dehors, on dirait même que les maisons ont été vidées et on ne voit personne dans les rues. En passant devant un groupe de militaires, j'ai entendu parler de l'évacuation des personnes vers le nord.
- Ah ! J'espère que ma famille est là-bas !
- Oui, ta famille doit être en sécurité là-bas, je l'espère aussi.
- Bonne nuit à vous, monsieur. »
Je m'engouffre dans mon sac de couchage ; les autres dorment déjà. Subitement, je me réveille, c'est beaucoup trop calme. Les autres dorment encore, alors je me lève sans faire de bruit ; j'ouvre la porte : le silence absolu dans le couloir, aucun signe de vie. Je marche dans le couloir du bâtiment pour prendre l'escalier qui mène vers le hall. Arrivé dans le hall j'aperçois trois militaires avec des couteaux, à l'extérieur de l'enceinte de l'établissement.
Ils se défendent contre des attaquants qui tentent de les mordre. J'entends les vrombissements des moteurs des camions militaires qui attendent, alignés les uns derrière les autres, prêts à partir. Les militaires, submergés par le nombre d'assaillants, grimpent dans les camions qui démarrent en trombe. Ils nous abandonnent.
J'inspecte la cour : elle est vide. Plus personne n'est là pour assurer notre sécurité. Peut-être les militaires sont-ils partis chercher des renforts ? Espoir vite balayé : si c'était le cas, ils nous auraient prévenus et auraient laissé quelques hommes aguerris en garde.
.Je cours rejoindre la salle pour alerter mes amis et mon prof.
« Monsieur ! Monsieur !
- Que se passe-t-il ? Que fais-tu debout en pleine nuit ? Pourquoi cries-tu ainsi ?
- Je suis descendu dans le hall, les militaires sont partis !
- C'est une blague ?
- Non, non, monsieur, allez voir ! »
Nous regardons par la fenêtre et apercevons des hordes essayer de passer au-dessus des grilles d'enceinte du lycée. Les attaquants poussent d'horribles grognements et escaladent, heureusement avec lenteur, les barrières de l'établissement. Ils n'ont plus rien d'humain et ressemblent à des morts vivants.
« Matéo, va dans la classe ! Va réveiller tout le monde ! Dépêche-toi ! »
-D'accord monsieur ! J'y vais! »
Je cours aussi vite que je peux, je grimpe les escaliers quatre à quatre, je rate une marche et dégringole. Ma tête heurte violemment une marche et c'est le trou noir.
Lorsque je me réveille enfin, le visage de monsieur Leroy est penché sur moi. Romane, Hélèna, Louise et Enzo m'entourent. Je ne sais plus où je suis ni ce qui s'est passé.
Le prof me demande : « Comment vas-tu ? Bienvenu parmi nous !
- Que s'est-il passé ?
- Bah, tu t'es levé et tu t'es effondré aussitôt, tu es resté inconscient quelques minutes mais tu as dû penser à des choses terribles. Tu étais assez agité.
- Où sont les zombies ?
- Mais quels zombies ???
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Les rodeurs
Science FictionBonjour ! Je m'appelle Matéo Gamez j'ai 17 ans, je suis en seconde dans un lycée qui se situe à Avesne sur Helpe. Je suis un élève sérieux, intelligent. Je vais vous raconter un évènement qui à chamboulé dans le monde et encore aujourd'hui 1 an plu...
