Danger : Inexistant / alternatif: Inconnu !
(Point de vue de Marius)
Voilà 17 années que je vis sur ce pont. Dessus, on peut y trouver pleins de marchands, de magasins et de restaurants. Le viaduc se dirige droit vers la mer. La circulation là-bas est toujours bondée, c'est pour ça qu'un autre pont a été construit en parallèle, juste à côté du notre, un peu plus bas. Sur notre pont, il y a une route à 2 voies de circulation mais plus personne ne roule sur cette route. Elle ne sert plus à rien. Les quelques voitures roulent au milieu pour éviter d'écraser les gens.
Pour ma part, j'habite dans une maison, comme dans un coron, et j'ai dans le grenier mon activité favorite. Celle de prendre l'échelle et de descendre tout en bas. Je vais rejoindre presque tous les jours celui que j'aime depuis pas mal de temps. Son nom est Dimitri. Il est grand, blond, à l'apparence gay, des lunettes très fine, une bouille plutôt mignonne pour ma part mais il a le vertige. Mais ce n'est pas pour cette raison qu'il habite juste en dessous de moi. Moi je m'appelle Marius, j'ai 17 ans, je mesure la même taille que Dimitri, pas forcément beau, cheveux noirs, pas de lunettes, une cicatrice en forme de croix en dessous de mon œil droit et un œil vert. l'autre est bleu. C'est rare d'avoir un œil différent de l'autre. C'est ce qui me rend unique. Depuis que je connais Dimitri, donc depuis 2 ans, je descends le voir. Je connais son père qui vit divorcé et son chien, un berger allemand. Mes parents savent que je descends chez lui mais me laissent faire.
Donc aujourd'hui n'est pas une exception. Je descends l'échelle et vois la hauteur à chaque fois. À peu près 50 mètres de hauteur. J'ai l'habitude à force. Arrivé en bas, je distingue le carreau de la chambre de Dimitri. Il m'attendais. Sa maison n'est ni grande ni petite. Elle n'a pas d'étage mais elle est entouré d'arbres. Au revoir la pollution en bas. La porte s'ouvre, il sort ainsi que son chien qui est plus rapide.
Marius : Salut toi, content de revoir son chien. Alors comment tu vas toi ?
Dimitri : Hey Marius. Comme d'habitude, c'est mon chien qui arrive avant moi, dit-il en me saluant.
Marius : Mais t'arrive toujours, c'est le plus important.
Fernand : Bonjour Marius, me dit son père depuis la maison.
Marius : Bonjour Fernand ! d'un geste de main.
Dimitri : On va promener le chien papa.
Fernand : D'accord. Vous perdez pas les jeunes, ironique.
Fernand, toujours à plaisanter. Je l'aime bien avec son humour. Dimitri lève les yeux en ciel d'un air malicieux et commence à marcher en direction des arbres. Son chien cour autours de nous et moi, je me croirais en couple avec. Nous deux, parents d'un gamin qui cour autours de nous. Ça me fait sourire à chaque fois.
Dimitri : J'ai une surprise pour toi. Je l'ai découvert hier après que tu sois remonté.
Marius : C'est quoi ? C'est quoi ? C'est quoi ? comme un enfant.
Dimitri : Un truc que tu vas adorer. Suis-moi.
Je le suis, nous errons à travers la forêt et son chien avance plus vite que nous. Dimitri le rappelle à l'ordre pour qu'il revienne mais les animaux, ça n'en fait qu'à leurs têtes. Nous entendons le bruit des vagues pas très loin et la circulation au dessus de nous. La nature nous parle et c'est très intéressant.
Dimitri : Marius ?
Marius : Oui ?
Dimitri : Je peux te parler d'un truc ? inquiet dans sa voix.
Marius : Bien sûr. C'est quoi ?
Dimitri : Euh... je sais pas comment le dire.
Marius : C'est pas grave au moins ?
Dimitri : Non non, souriant nerveusement en passant sa main dans son cou. Voilà... euh... Ambroise ne t'a rien dit à propos de moi ces derniers temps ?
Marius : Tu la connais. Dès qu'elle sait quelque chose, elle m'en aurait parlé sauf si elle doit garder le silence. C'est pas pour rien qu'elle est ma meilleure amie. Elle compte beaucoup pour moi. Donc non, elle m'a rien dit sur toi. Mais vas-y, dis-moi, d'un ton taquin pour le rassurer.
Dimitri : Bon, je me lance. Je l'ai dit à personne mais..., hésitant. Je... je suis gay.
Marius : Ah ça ? Ça se voit à 10 kilomètres. Dès que je t'ai vu, je l'ai tout de suite su mais j'attendais que tu m'en parles car c'est à toi de le dire. J'ai de la chance de t'avoir tu sais ?
Dimitri : Quoi ? Et pourquoi ? perdu.
Marius : T'as trouvé le courage de t'assumer. Moi je suis fier d'avoir un ami qui s'assume. Et sache que je t'ai jamais jugé. Je t'ai toujours considéré comme mon pote.
Dimitri : Ben merde alors. Tu me surprends là. Mais pourtant, toutes les filles viennent me voir et aucun mec.
Marius : Tu incarnes le stéréotype du gay, celui qui a une meilleure amie, qui a un style très particulier et qui traîne qu'avec des filles. Et ton père ?
Dimitri : Il le sait pas. Personne le sait, enfin je l'ai dit à personne. Je pense que maintenant, beaucoup de gens doivent s'en douter.
Marius : Ouais.
Puis Dimitri ne dit plus rien. Il reste abasourdi alors que ça devrait être moi. Je pose ma main sur son épaule et lui fais comprendre que je serai toujours là pour lui. Je lui lâche un de mes plus beaux sourires charmeurs car je sais que maintenant, je peux tenter de le draguer. Son chien revient, une branche de bois à la gueule et Dimitri comprend alors. Il la prend, la jette et son chien part au quart de tour.
Dimitri : On est plus très loin.
Marius : Attend, c'est pas ça là-bas ? pointant une direction.
Dimitri : Dis donc, t'as une bonne vue. Ça doit être la différence de couleur de tes yeux qui sait.
Je prends ça pour un compliment. Nous nous dirigeons dans la direction pointée et Dimitri lance la branche à plusieurs reprises au loin. Il a de la force dans les bras. Il doit faire de la musculation chez lui. Et s'il me porte un jour ? Oh la la. Je serai... le dominé contre le mur ? Je m'ébroue tellement je pars loin. J'aperçois de plus en plus cette forme. C'est un camion abandonné avec une remorque. Dimitri sait à quel point j'aime prendre en photo des endroits ou des choses abandonnés telle que ce camion. Je le remercie, sors mon appareil photo et prend la camion sous plusieurs angles.
Dimitri : Il doit dater des années 70.
Marius : Erreur. Je connais ce genre de modèle. Thysler 1800. Produit à partir de 83 et le dernier modèle est sorti en 85. En tout, plus de 500 000 modèles ont vu le jour. Donc, il doit être âgé de... 40 ans environ. Mais celui-là est particulier.
Dimitri : Je viens d'apprendre beaucoup de chose mais vas-y. Dis-moi ce qu'il a de particulier.
Marius : Seulement 100 de ses modèles ont un plateau d'accrochage différent. Tu vois ? Le remorquage remonte assez haut. Les remorques de maintenant ont pas le plateau aussi haut.
Dimitri : T'en sais des choses toi. Tu continueras de m'étonner tous les jours. Tu crois qu'il peut marcher ?
Marius : Je pense pas. Vu son état général, c'est juste une carcasse rouillée avec des pneus crevés. Néanmoins, il doit être un des derniers Thysler encore vivant et en entier. On monte ?
Dimitri : On peut toujours essayer.
J'essaye d'ouvrir la porte mais elle est coincée. Dimitri ouvre la sienne avec sa force, m'invite à monter de son côté et j'acquiesce. Je monte le premier et découvre une cabine puante et rongée par le temps. Je n'ose même pas poser mes fesses sur les sièges, de peur de découvrir une autre forme de vie animale ou d'insecte.
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Domeland-Sur-Mer en pleine illusion
ParanormalÀ Domeland-sur-Mer, tout va bien. Un viaduc surplomb une immense plaine sauvage ou vivent des animaux. Ce viaduc a été construit il y a longtemps, 50 ans peut-être. Au départ, ce pont n'était pas destiné à une autoroute, c'est pour cela que des mais...
