Chapitre 1

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« ...mara ! AMARA SANDRA MARTIN ! Dépêche toi tu vas être en retard ! »

Amara se réveilla en sursaut et bondit hors de son lit. Elle attrapa dans son placard le premier jean et le premier t-shirt qu'elle trouva, s'habilla en vitesse, puis se dirigea vers la cuisine.
Elle pris un croissant et un verre de jus de pomme qu'elle avala rapidement. Elle salua sa mère et sa petite soeur :
« - Salut maman ! Coucou Théis ! dit-elle en faisant un bisou à chacune
- Amara dépêche toi, le bus ne t'attendra pas.
- Oui oui, » dit-elle en engouffrant le reste de son croissant. Après avoir fait un petit tour par la salle de bain, elle attrapa son sac, ses clés et se dirigea vers la porte.
« - J'y vais !
- Je suis de garde ce soir, passe récupérer Théis à la garderie
- D'accord, à ce soir ! » dit-elle en sortant

Une fois dans le bus, elle reçu deux notifications. Une de sa mère qui disait "Fait des courses en rentrant s'il te plaît. J'ai mis de la monnaie dans ton sac. Bisou ma chérie". L'autre, était de Ellie, sa meilleure amie depuis toujours, et disait "Je t'attends devant le lycée".

Arrivée au lycée, elle vit Ellie qui effectivement l'attendait.
« - Coucou Ellie !
- Salut. Austin m'a dit qu'il arrivait bientôt.
- Coucou le filles ! les salua Austin, leur ami toujours de bonne humeur.
- Quand on parle du loup...» dit Amara en esquissant un sourire. Une fois qu'ils arrivèrent au deuxième étage, ils se séparèrent. Ellie est en 1°3, tandis qu'Austin et Amara sont en 1°4.
« - Super, on a histoire... dit Amara d'un ton ennuyé.
- Ouais, génial...» répondit Austin sur le même ton. Le professeur d'histoire, M. Martinez, était celui qu'ils détestaient le plus. Personne ne l'appréciait en réalité. Une fois devant la salle 217, ils entrèrent l'un après l'autre. Dans cette salle régnait en permanence une odeur de tabac froid. C'était insupportable, à en donner la nausée.
« - Bonjour...
- Bonjour monsieur... marmonna Austin
- Toujours en retard. Comme c'est étonnant. dit M. Martinez d'un ton cassant
- On est pas en retard, ça n'a pas encore sonné, rétorqua Austin- Allez vous asseoir au lieu de discuter. Et Austin, arrêtez de faire le malin. »
Leurs places étant au dernier rang, il leur fallait traverser toute la salle, et donc passer devant Matteo et sa bande.
« - Toujours à se faire remarquer, hein les intellos ? dit Matteo, ce qui rendit hilare ses amis
- Et toi toujours à vouloir te rendre intéressant ? Je te comprends, t'en as bien besoin, répondit Austin avec haine.
- Oh non, je suis désolé si je t'ai vexé Austin. Je t'ai vexé ? dit-il en ricanant
- Toi...
- AUSTIN ! Cessez d'importuner vos camarades ! l'interrompit le professeur.
- Oui monsieur... » dit-il en grommelant
- Au fait Amara, tu as oublié de te coiffer il me semble ? demanda Matteo avec sarcasme.
- Ça te fait rire ? dit Amara agacée, ce qui fit encore plus rire Matteo
- C'était juste une remarque, pas de quoi s'énerver ! dit-il en haussant les épaules.
- Espèce de...
- Mademoiselle Amara ! Puisque vous semblez avoir envie de parler, venez donc faire votre exposé au tableau
- Oui monsieur...
Alors, aujourd'hui je vais vous présenter mon exposé mon exposé sur Angela Davies...
...Merci de m'avoir écoutée.
- Bien merci. Cependant, j'avais dit de choisir "Un" grand personnage qui a apporté quelque chose au monde, pas une femme qui n'a pas fait grand chose. Allez vous asseoir.
- Un exposé sur une féministe ? Vraiment ? Elle n'a rien apporté à l'histoire » dit Matteo

La journée se passa péniblement. Décidément, Matteo serait toujours là pour lui gâcher la vie...

A la fin de la journée, vers dix-huit heure, Amara alla chercher sa sœur à la garderie, fit les courses et prépara le repas. Elle donna à manger à Théis, la doucha, l'habilla et la fit dormir. Elle fit la vaisselle et rangea la cuisine. C'était comme ça pratiquement tous les soirs.

Quand elle eu terminé, elle enfila son pyjama et se voulu se coiffer les cheveux.
En les détachants, elle se rappela que Matteo et son ami Sacha, lui avaient lancés des boulettes de pain à la cantine. Au moins, ça lui changeait des boulettes de papier mâché.

 Elle les retira en repensant à ce qu'il lui avait dit après qu'elle se soit énervée.
« Qu'est-ce que tu vas faire de toute façon ? Rien. Alors reste à ta place. »
"Reste à ta place".
Ces mots lui trottaient dans la tête.
Pourquoi devait-elle toujours se taire ?
Parce qu'elle était une femme et en plus d'origine africaine ? Surement.

"J'aimerais bien qu'il passe ne serait-ce qu'une journée à ma place. Ça le ferait redescendre sur terre, lui qui se croit toujours supérieur avec sa vie parfaite."

Elle s'allongea dans son lit, remonta la couverture jusque sur son ventre, et s'endormit. 

Dans la peau de l'autreWhere stories live. Discover now