Catherine Rambert
-En temps de crise certains se lamentent, maudissent le sort, les aléas, les difficultés, le gouvernement, la météo... Et si l'on en profitait pour changer? Penser différemment, nous remettre en cause, nous former à autre chose, revoir nos priorités... Et pourquoi pas? Envisager ce qui nous paraissait,jusque-là; inenvisageable.
-Que croit-on? Qu'il existe des vies préservées de tout, sans déception, ni échec, ni maladie, ni deuil? Des vies exemptes de difficultés, de trahisons, de chocs émotionnels, de chagrin et de larmes? Quelle illusion! Aucune existence n'échappe à son lot d'épreuves. Seule compte la façon de les surmonter.
-Parce qu'il est impossible d'éviter les épreuves, d'esquiver les catastrophes, d'échapper aux périls nés de la folie des hommes, vivons plus sagement, et accueillons avec distance les bouleversements. Si l'on ne peut les fuir, on peut s'en prémunir et atténuer ainsi les effets qu'ils auront sur nous.
-Ne jamais sous-estimer la faiblesse humaine Tant d'hommes courageux et honnêtes finissent par faire des compromissions, accepter la facilité et renoncer à leurs idéaux.
-On place trop souvent son orgueil dans des combats si dérisoires...
-Si on savait se dire à chaque moment agréable et léger de notre vie: "Mon Dieu, je suis heureux" eh bien nous le serions davantage encore.
-Rester calme dans la tempête. Tenir un langage différent quand tout le monde panique et va dans le même sens.
-Un effort n'est jamais vain. Car on en récolte tôt ou tard le fruit.
-Ce ne sont pas nos yeux qui regardent le plus souvent, mais notre état d'esprit.
-Chaque mouvement d'humeur réprimé, chaque colère contenue est une victoire sur soi-même. Un pas de plus vers la sérénité.
-S'occuper avec une activité professionnelle, personnelle, comme le bricolage, le jardinage, ou associative, rend heureux. Nos pensées deviennent ainsi plus constructives, plus positives, portées par un sentiment de satisfaction. Ne pas faire l'erreur de se reposer lorsqu'on ne va pas bien. Quand le cerveau est en manque d'occupation, les soucis reprennent le dessus. Et l'on se surprend vite à broyer du noir.
-Les petits changements que nous opérons aujourd'hui en nous-même nous assurent des lendemains meilleurs.
-Accomplir les choses, dès que possible, permet de gagner un temps précieux, et de rester serein.
-Le temps passé à se plaindre, à regretter, à protester ou à ruminer est du temps perdu pour sa construction et son épanouissement personnel.
-La plus grande richesse de la vie est d'avoir un tempérament optimiste et positif.
-Il suffit parfois de faire l'exercice mental de se mettre à la place de l'autre pour mieux le comprendre et l'aider à dénouer ses propres angoisses.
-Lorsqu'on supporte les événements on est négatif. Lorsqu'on les accepte, on devient positif.
-Tout paraît plus dérisoire lorsqu'on ne perd pas de vue l'essentiel.
-Si les événements ne se déroulent pas comme nous l'aurions souhaité, s'ils prennent du retard, inutile de se lamenter. Mieux vaut réfléchir à la meilleure façon de s'adapter à la situation.
-Consacrer du temps aux autres est un excellent moyen de chasser ses angoisses et de se libérer d'une déprime passagère. Noter comme les gens qui se plaignent sont souvent ceux qui vivent repliés sur eux-mêmes et qui sont en manque d'ouverture sur le monde. En prendre conscience et éviter les soliloques, absolument.
-Faire une concession, ce n'est pas perdre la face. Tant pis si l'autre campe sur ses positions. On n'est pas le plus faible quand on cède, mais le plus sage.
-Ne négligeons pas les signaux d'alerte. Même les plus anodins. Parfois, une minuscule fissure suffit à faire couler un bateau.
-Tous les grands enseignements philosophiques, toutes les quêtes spirituelles, nous apprennent que la course à la surabondance fait le malheur des hommes.
-En période de crise, mieux vaut être celui qui calme le jeu, plutôt que celui qui attise les flammes.
-La solitude rend la perception de nos problèmes plus angoissante et plus noire qu'ils ne le sont. Parlons-en. Ce que nous vivons, d'autres le vivent ou l'ont vécu.
-Faire le bonheur des autres contribue au nôtre.
-Une bonté mesurée est une mesquinerie qui ne dit pas son nom. Pour être heureux, il faut apprendre à donner sans arrière-pensée.
-Après un orage, la nature semble rincée, l'atmosphère purifiée, rafraîchie. On comprend alors que cette tourmente météorologique était nécessaire pour laver l'atmosphère. La rendre plus douce et repartir du bon pied.
-Les grands chênes aussi ont connu des tempêtes.
-Nos échecs viennent aussi de notre obstination à répéter des comportements mus par la sempiternelle certitude d'avoir raison.
-Quels que soient les tracas de notre vie, ne négligeons pas ceux que nous aimons. Ils sont là, eux, avec leur amour et leur confiance en nous. Ne leur faisons pas porter le poids de nos échecs. Évitons de leur faire subir notre mauvaise humeur. Quand les temps sont durs, ceux qui nous aiment sont notre véritable richesse.
-De très sérieuses études comportementales ont démontré que ceux qui socialisent le plus sont plus heureux, plus sereins, moins angoissés, moins pessimistes que ceux qui s'isolent. Moralité: se tourner vers les autres permet d'aller mieux.
-Enseignons à nos enfants l'art de trouver, en toutes circonstances, des solutions. Apprenons-leur à positiver, à ne pas avoir peur inutilement. Préparons-les ainsi à voir l'avenir avec confiance.
-Ne laissons pas les contrariétés prendre le pouvoir. N'acceptons pas qu'elles nous gâchent toutes les autres sources de plaisirs et de bonheur que nous avons tous le potentiel de vivre.
-Il était une fois un monde fou où les biens n'appartiennent plus aux hommes, mais où les hommes appartenaient à leurs biens, au point d'en être devenus les esclaves.
-L'eau courante est vive et claire. L'eau stagnante est croupie et triste. Transposons cette image à notre vie. Sommes-nous une eau vive ou une eau stagnante?
-Les crises nous aident à comprendre que nous pouvons aisément restreindre nos besoins et nous passer de bien des choses qui nous paraissaient, jusque-là, indispensables.
-Ne pas faire comme l'imprévoyant de la fable qui creuse un puits quand il a soif.
-Ce n'est pas parce que le monde est en plein chaos qu'il faut laisser s'installer le chaos autour de soi. Même si certains affirment que les gens désordonnés sont aussi les plus créatifs, un désordre excessif engendre la confusion de l'esprit et tend à développer l'agressivité.
-Lorsqu'on a fait tout ce qui était possible pour obtenir ou réaliser un projet et que l'on a échoué, il n'y a rien à regretter. C'est qu'il devait en être ainsi.
-Une difficulté ne vient jamais pour nous barrer la route mais pour nous permettre d'évoluer.
-Certains vont mal par paresse, par habitude, ou par laisser-aller. Tant il est vrai qu'aller bien demande parfois un effort.
-Il ne sert à rien de se lamenter quand on est tombé dans un fossé. Mieux vaut réfléchir à la façon de s'en sortir.
-Lorsqu'on est en guerre avec tout le monde, lorsqu'on se dispute, et qu'on se fâche, c'est d'abord contre soi que l'on est en colère. Cherchons alors en nous l'origine des batailles que nous livrons aux autres.
-Ne pas se fier aux apparences: l'histoire récente vient de montrer que des gens prétendument respectables ne l'étaient, en fait, pas du tout.
