Chapitre 1

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Iris

Je rentre enfin chez moi après une journée de boulot bien trop longe à mon goût et je suis plus qu'épuisée quand j'arrive enfin devant l'immense manoir des Smith. C'est enfin les grandes vacances et je vais pouvoir me reposer. Je travaille comme maitresse dans la crèche juste à coter de chez moi. J'aimerais avoir un appartement mais la maison des Smith est trop confort pour que je me résigne à acheter un appartement. Mon anniversaire est proche j'ai super hâte, le 30 avril est la meilleur date une date pendant les vacances ça évite la chanson gênante et tous les faux joyeux anniversaire. Mon meilleur ami, Noah Smith, fait partie intégrante de ma vie depuis qu'on a sept ans, aujourd'hui j'en ai 19. Cette famille n'est pas vraiment la mienne mais je fais comme si. Je n'ai jamais connu mon père et ma mère n'est plus de ce monde.

Quand je monte enfin après avoir pris quelque chose à manger, je prends soin de fermer ma porte et d'admirer mon immense bibliothèque murale. Ma chambre n'a rien d'ordinaire. Elle est trop grande pour moi mais j'aime avoir de l'espace alors ça me convient. En entrant, on remarque assez facilement une bibliothèque murale à côté de ma bibliothèque, un dressing entre dans le mur. Si on regarde à droite, on trouve un lit rond recouvert d'un rideau noir. Au milieu delà chambre devant la fenêtre se trouve une chaise suspendue en forme d'œuf avec plein de coussins (coin lecture) et un bureau pour écrire, ainsi que travailler. Même si le boulot de maitresse ne demande pas énormément de travaille à fournir.

Pour trouver mon endroit préféré je n'ai qu'à tirer une grande porte incrustée dans le centre de ma bibliothèque et entrer dans une pièce ronde avec au centre un saule pleureur. Les feuilles du saule pleureur délimitent le coin d'herbe que m'offre cet antre, autour de cet arbre de l'eau. Cet antre est sacré et personne n'y met les pieds ni même ne connait son existence. C'est quand je l'ai vu que tout a commencé. Il se tenait là devant moi et jamais je n'aurais imaginé que cet homme me connaissait.

Lorsque je me fraie un passage entre les feuilles tombantes du sol pleureur il me remarque enfin, mon cœur bat à tout rompre. Quand il se lève je me permets de le toiser du regard comme s'il était une créature toute droit sortie des enfers. Il est immense et de sa grande taille il me dépasse largement. A son tour, il me toise. Quand je comprends ce qui se passe ma tête commence à tourner. Trois mots sortent de sa bouche et ma tête commence à tourner, avant que je n'aie eu le temps de m'en rendre compte je sens des bras m'entourer et me soulever. Ma vue se trouble et au bout de quelques secondes je ne vois plus rien que son corps noir me portant hors de mon sanctuaire pourtant inviolable.

Quand je me réveille je suis posée dans mon lit et l'inconnu a disparu. Ces trois petits mots tournent dans ma tête sans cesse : "bonjour ma fleur". Son grand sourire reste grave dans ma tête... j'ai déjà vu cet homme mais impossible de me souvenir. Quand j'essaye de me lever une douleur traverse ma poitrine comme un coup de couteau. Impossible de me lever. Quelques minutes plus tard ma porte s'ouvre et j'y découvre l'homme, entre ses mains, un verre d'eau et un cachet d'aspirine.

- Tiens, il me tend le verre et le cachet, tu t'es cognée en tombant j'ai à peine eu le temps de te réceptionner.

- Qui es-tu ?

Lui demandai-je en prenant le verre d'eau et l'aspirine. Mon cœur bat encore trop vite. Je suis sûr d'avoir déjà vu cet homme mais pourquoi je n'arrive pas à me souvenir ?

- Je m'appelle Aaron...

Il marque une pause comme s'il réfléchissais et continue

- Anderson...

Ma tête tambourine tandis qu'il continue de parler. J'entends vaguement ce qu'il me dit et en le coupant dans son monologue je lui demande :

- Comment es-tu entré ici ?

- Olivia et Jordan m'ont ouvert la porte, dit-il d'un air détaché.

J'ai du mal à discerner si je suis rassurée qu'il soit le bienvenu dans cette maison ou alors totalement affolée qu'il soit entré dans ma chambre. Dans son regard je perçois de l'inquiétude...

- Non, je veux dire comment as-tu su qu'il y avait un passage vers l'arbre...

Je suis des plus étonnés qu'il reste d'un calme olympien quand je lui pose la question.

- Je vivais dans cette maison avant et cette pièce était ma chambre c'est moi qui ai fait pousser cet arbre. Tu l'as d'ailleurs bien conservé à ce que j'ai vu.

Il me sourit de toutes ses dents et éclate de rire. Ce dernier empli la pièce et me fait frissonner. Je viens d'entendre ce rire pour la première fois et pourtant il ne m'est pas inconnu...

- J'ai gardé contact avec les Smith pour pouvoir revenir et je me suis dit que j'allais regarder comment se portait...

Il réfléchit à nouveau

- Mon arbre.

Il me sourit et vient s'asseoir près de moi. Il se penche, me regarde droit dans les yeux et dit :

- J'adore ton visage.

Je m'écarte violemment et ferme les yeux sentant son souffle sur mes joues qui prennent d'ailleurs une teinte rose vif. Son parfum emplit mes narines et mon cœur fait un bond.

- Je te fais rougir ma fleur ? Tu n'es probablement pas habituée aux compliments.

Quand j'ouvre mes yeux pour le regarder, il a disparu.

En seras tu capable.Donde viven las historias. Descúbrelo ahora