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Une adolescente était assise paisiblement sur une rambarde du toit de son école la nuit. Cependant, un camarade à elle arriva.

- Fais attention, tu risques de tomber.

- *soupire* Tu pourrais le dire avec plus d'émotions on dirait que ça te fait ni chaud ni froid. Et puis ne t'inquiète pas pour moi.

- Comment es-tu montée jusqu'ici ?

- J'ai pris les escaliers puis ouvert la porte ?

- Mais la porte était fermée à clé en tant normal et c'est le prof qui m'a envoyé récupérer les poubelles.

- Mhh ... eh bien chacun ses méthodes, tu as utilisé une clé et moi j'ai utilisé ma clé en quelque sorte.

- Et ... que fais-tu ici ?

- Eh bien mon cher je contemplais ce magnifique ciel étoilé en prenant l'air. Cela me détend tellement.

- Et tu comptes ...

- Tu me fais subir un interrogatoire ou bien ? Inversons un peu les rôles. Comment va ton père ?

- On est vraiment obligé d'en parler ?

- Je sais bien qu'il s'est mal comporté mais bon je me sens bien obligée de prendre des nouvelles de la personne qui m'a sauvée autrefois, je condamne bien sûr ses actes détrompe toi. Et c'est pourquoi je vais t'aider, je sens que tu es encore perdu.

- Tu m'énerves à avoir pitié de moi.

- C'est pas pour ça que je le fais. Disons que ce sont les circonstances et aussi comme un instinct qui me poussent à t'aider. Ça peut paraître un peu flou dit comme ça mais moi même je ne saurais vraiment expliquer. C'est peut-être aussi comme une dette que j'ai envers ton père. Enfin bon ça t'énerves peut-être mais jusqu'à présent ça t'a toujours aidé mais bon viendra le moment où je ne serai plus là.

- Je te signale que tu me l'impos...

- Laisse moi deviner ! Il est question de ton père justement.

- ...

- Touché en plein dans le mille. Qu'a-t-il encore fait ?

- Il tente de se racheter mais je sais pas quoi en penser.

- Je vois. Dans cette situation je ne peux faire quand-chose. Ecoute ton cœur, écoute tes sentiments c'est ça le plus important. N'en fais jamais abstraction. Tu as déjà ta réponse, il suffit juste de la chercher au fond de toi.

- Tu as sûrement raison.
D'ailleurs, tu sais ce qui t'est arrivé il y 9 ans ? Tu as retrouvé un peu ta mémoire ?

- À vrai dire non. J'ai vraiment des souvenirs très vagues, je ne saurais pas décrire. Heureusement que ton père m'ait trouvée car sinon j'aurais fini avec ces vilains et vas savoir ce qu'ils m'auraient fait.

- Tu aimerais retrouver tes parents, ta vie d'avant ?

- Je ne sais pas. Parfois quand j'y pense, j'ai un sentiment d'angoisse qui émerge en moi. C'est peut-être mieux que je ne le sache jamais. Et puis vivre toute seule ça a du bon même si maintenant ils veulent tous nous faire pensionnaires ici. J'aurais pas mon mot à dire au vu de ma situation.

- Tu es vraiment forte.

- On me le dit souvent mais je le suis pas tant que ça, les apparences sont souvent trompeuses mieux vaut ne jamais s'en fier.

Un bref silence s'installa.

- Vous ne deviez pas récupérer les poubelles ? Vous devriez vous dépêcher avant de passer un mauvais quart d'heure.

- T'as raison et arrête de me vouvoyer sans raison.

- Tu n'aimes vraiment pas quand je te vouvoie.

Le jeune homme récupéra donc les poubelles et partit.

- Que c'est fatigant cette mascarade, mais bon je n'ai pas totalement menti sur mes parents. À quand remonte ma vie d'avant ? J'ai l'impression que cela fait une éternité.

randomWhere stories live. Discover now