Мёртвая волчица
Autrefois lors d'un soir d'hiver
Une jeune louve berçait sous les conifères
Depuis des lunes elle attirait
Dissimulant ses lames aiguisées
Depuis des lunes elle reste silencieuse
Mais a l'âme d'une tueuse
Elle restera pieuse
Depuis des lunes elle lui souhaite la bienvenue
Devalant la rivière nue
L'aube lui est inconnue
Marchant seule sans ombre
Baissant la tête à travers les décombres
Assimilée comme une stupide bête
Elle est maintenant prête à tout
Souriant dans la boue
Sa tanière est laissée svelte
Voulant le protéger des coups
Son empathie paraît pourtant secrète
Déambulant dans la plaine
Feulant sur tout ce qui bouge
Le portant hors de ces terres malsaines
Ses yeux virent au rouge
Elle demeure une louve morte
Une louve morte
Seule l'impuissance lui faisait peur
Elle a voulu être une louve morte
Une louve morte
Ses sentiments, elle les avorte
On lui a ordonné d'être une louve morte
Une louve morte
Elle se bat contre sa rancœur
Ses hurlements résonnent dans les murs
Ces vieux sages se pétrifient de stupeur
Plantés telles des pierres
Son quart d'heure est dur
Mais ils croisent les bras, fiers
Indifférents, sans pudeur
Quand elle mord elle est heureuse
A l'intérieur elle reste creuse
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Louve morte
PoetryOui, un poème... Encore '-' Promis je ferai des histoires (je suis d'ailleurs en train d'en écrire deux) Trève de bavardage, concernant mon poème, grosso modo il raconte comment un traumatisme peut influencer notre attachement et notre empathie pou...
