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Ça fait maintenant presque huit heures que je suis dans l'avion, le sac de voyage de mon chat sur les genoux. Tous les programmes intéressants, je les ai déjà visionnés. Je ne peux pas empêcher mon esprit de divaguer et la panique me sert le cœur. Mais qu'est ce que je suis en train de faire ? Était-ce vraiment la meilleure des décisions ? Je baisse les yeux sur mon animal de compagnie, qui elle, pour le coup, a l'aire détendue. Je glisse ma main dans sa caisse afin de lui caresser la tête. Elle ronronne, et ça m'apaise un peu. Aly est mon animal de soutien émotionnel, mais c'est surtout ma seule amie et ma seule famille. Elle m'aide beaucoup à garder mon calme, à rester encrer dans le moment présent, à ne pas me laisser emporter par mes émotions... La voix du pilote me sort de mes rêveries en annonçant le début de l'atterrissage, à New York... Ça y es, une nouvelle vie commence, meilleure ou pire, on verra bien ...

Je sors de l'aéroport, mon sac a dos sur l'épaule, et utilise mes dernières forces pour pousser mes deux gros sacs de gym et la caisse d'Aly sur un chariot. Il y a beaucoup de gens, trop de gens ... Je sent la panique m'envahir, mais un petit miaulement me force à rester calme. Il faut que je reste en alerte, je doit trouver un endroit ou dormir qui puissent accueillir Aly. La pauvre est restée tellement calme durant tout le voyage, mais elle doit être épuisée et affamée. Sur le bord de la chaussée, j'agite mon bras dans l'espoir qu'un taxi s'arête. Et heureusement pour moi, une de ces si connues voitures jaune criard fait crisser ses pneus juste devant mes pieds.

-" Où désirez vous allez, Mademoiselle ?"

-" Je vous serai reconnaissant si vous connaissiez un hôtel qui acceptent les animaux. Et c'est "monsieur". "

-" Ho. Veuillez m'excusez. Je vous emmène à l'hôtel Conrad."

-" Je vous remercie." Répondis-je en fouillant dans mon sac a dos, à la recherche de mon enveloppe d'argent.

En jetant un coup d'œil vers le rétroviseur central, j'aperçois le chauffeur qui me regarde étrangement. Je fronce les sourcils en soutenant son regard, qu'il finis par détourner, gêner. Je prend la décision de ne sortir qu'un billet de 50 dollars, et d'enfourner le reste dans ma trousse de toilette.

La main dans le sac de transport d'Aly, mes doigts effleurant son pelage soyeux, mon regard se perd entre les immeubles où le soleil décline lentement, teintant le ciel de couleurs chaudes. Soudain, une silhouette humanoïde apparaît entre deux gratte-ciels, semblant se balancer de l'un a l'autre. Par un réflexe bête, je recule sur mon siège et ferme les yeux une seconde. En les réouvrant, le mystérieux cascadeur avais disparu.

-" Je dois vraiment être épuisé, ma parole..." Chuchotais-je pour moi-même.

Après de longues minutes à lutter contre le sommeil, le chauffeur finis par se garer sur le parking de l'hôtel Conrad. Qui, je dois bien l'admettre, semble assez luxueux. J'enfile mon sac a dos, lance nonchalamment mes sacs de gym sur chacune de mes épaules et attrape la hanse de la cage d'Aly. Je donne le billet de 50 au taxi, le gratifie d'un rapide merci et m'empresse de gravir les quelques marches de l'hôtel. Je pousse avec difficulté l'une des lourdes portes de verre et de cuivre. En entrant dans le hall d'entrée, je suis surpris qu'un établissement aussi chic accepte réellement les animaux. J'espère que le taxi ne c'est pas foutu de moi. Avec un air songeur, je m'avance vers le comptoir. Une femme rousse que j'estime avoir entre trente et quarante ans, avec un fort accent des pays de l'EST de l'Europe me confirme qu'ils acceptent bien les animaux, et me confie une clé magnétique, qui ressemble à une carte bancaire toute blanche. Elle me propose son aide afin de porter mes affaires jusqu'à ma chambre.

-" Vous ne devriez pas rester à votre poste ? Au cas où un client aurais besoin de quelque chose, ou que sais-je ?" Lui dis-je, étonné de son comportement si avenant.

Fire StormWhere stories live. Discover now