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Le prince akielonien arriva sur le dos d'une monture robuste, au pelage d'un brun luisant, comme si chaque poils de l'animal était fait de bronze. Il descendit, et sa cape au rouge sanglant s'étendit autour de lui. On vint le saluer, et deux garçons d'écurie amenèrent son cheval jusqu'aux blocs. La légère averse laissait quelques perles d'eau sur sa chevelure bouclé et brune, comme de la rosée sur des brins d'herbes. Même munit de son air bienveillant, une aura charismatique se dégageait de lui, sûrement dût à ses épaules large, et à son teint foncé par le soleil paradisiaque d'Akielos. Une ceinture de cuir rattachait auprès de lui une épée d'or et de bronze, et il tenait son casque de guerrier dans l'ouverture de son bras musclé. Ses airs chaleureux amenait une certaine familiarité chaleureuse, mais les serviteurs n'oublièrent son titre, et le traitait avec le summum de respect qu'on donnerait à un roi. A côté de lui, son ami Nikandros se voyait débarrassé de son heaume de bronze, alors qu'il avait claqué très légèrement l'épaule d'un de ces serviteur de Telkier de son bras épais et scarifié. Les deux se connaissait, s'étant rencontré lors d'une bataille à Delpha. Le prince fit un signe discret de la main à son camarade, et celui-ci s'excusa au près du jeune serviteur.

-Je ne comprend pas pourquoi Lord Bellecourt souhaite déclarer la guerre à Patras ! Leurs relations ont toujours été bonnes.
Nikandros le regarda d'un air songeur.

-Peut-être que Lord Bellecourt doit exagéré, il fait toujours dans l'extrême ! Et, qui sait, on ne sait pas ce qui se passe lorsque le rideau tombe.

Le prince hocha la tête, et se dirigea vers une grande tente, aux airs de chapiteau, décoré de tapisseries orientales, de buffet d'acajou. En son centre, on trouvait une grande table de bois robuste, où la vaisselle dorée était déjà disposé. Quelques fruits dans un panier d'or était disposé aux quatre coins de la table ornée, et le linge de table se voyait doux et dégageait une odeur de rose et de cannelle. C'était très élégant, pour un banquet sur une déclaration de guerre. Ils attendirent tout deux leur hôte avant de s'asseoir. Heureusement, le roi de Telkier ne se fit pas désirer longtemps. Il arriva, le visage rosit par le froid cinglant, et les lèvres tendues. L'ossature de ses joues brillait sous la lumière des bougies, il avait un visage dure mais quelque part infantile. Son comportement était de même : Lord Bellecourt était un excellent chef de guerre, mais il avait toujours tendance à exagérée les moindre fait. Lors d'un marché, par exemple, quelqu'un avait lancé une noix juste devant le pied du roi, et celui-ci fit annulé tout l'événement. Une cape marron aux épaulettes couvertes de fourrure se trouvait rattaché par une chaîne d'argent, dévoilant sous lui son armure, qui avait été nettoyé et poli.
Les deux akieloniens lui firent une révérence, et le visage du roi reprit de ses couleurs. Il s'excusa de les avoir accueilli en retard, et surtout de mauvaise humeur. Le prince et le commandant prirent place aux côté gauche du roi, à la chevelure noir légèrement plus basse que sa nuque et à la barbe récemment taillé anguleusement. Ils s'autorisèrent quelques fruits avant que les autres représentant n'arrive. Alors arriva d'abord le commandant Jord, chef de l'armée de Vere, et Halvik, la favorite de l'impératrice Vannes, qui ne tarda pas à les rejoindre. Halvik était une femme robuste au teint brun, qui portait alors une armure un peu moins sophistiqué que celle du roi. Lord Bellecourt salua l'impératrice d' un petit hochement de tête, et Vannes rit de bon cœur. C'est alors que les rejoint le prince Torveld.  

-Si je suis ici, c'est parce que je cherche à apaiser les tensions entre nos royaumes. Nous savons tout deux pourquoi vous souhaitez déclarer la gue-

-Oh oui! 

D'un coup, le roi de Vere, sa majesté Auguste, entra en trombe dans la tente aménagé, ses cheveux battant comme des flammes. Une carrure forte, des bras musclés et des épaules vaste : une allure de combattant tout en étant gracieux, chacun de ses mouvements calculés, le froncement de ses sourcils d'or orangé mesuré. Quelques un des serviteurs perché ça et là dans la pièce sursautèrent, et le commandant vérétien soupira.

Alors que le seigneur de Vere s'asseillait, il continua:

-Nous savons pourquoi vous voulez faire la guerre au royaume patrasien, bien sûre! 

Auguste jeta des éclairs à l'aide de ses yeux bleutés au roi Bellecourt. Il saisit brutalement un pain, comme si c'était la gorge d'un homme qui l'aurait insulté. Il en prit une bouché et mastiqua, balayant son regard sur les autres convives.

-Normalement, l'entrée dramatique est réservé à Lord Bellecourt. Que nous vaut cette...Hum...entrée fracassante?

Vannes arqua ses sourcils aux contours fins. Auguste se crispa.

-Je vais vous dire, moi, ce qui se passe!

Le seigneur vérétien se leva en frappant la table de ses mains, aux manières exagérées du roi de Telkier, et pointa du doigt Torveld, assit à côté de Damianos. Celui-ci assistait à la scène maladroitement, tordant sa serviette de table. Le prince patrasien se rétracta sur sa chaise. Auguste se pencha vers lui.

-Si Lord Bellecourt veut déclarer la guerre à Patras, 

Auguste tourna la tête vers leur hôte. Son visage s'empourpra. 

-C'est parce que Torveld a courtisé l'homme auquel Bellecourt accordait son affection!

Silence. 

-Je trouve ça extrêmement puéril, et ce n'est pas une raison pour provoquer une guerre. s'enquit simplement Nikandros, entre deux gorgées de délicieux vins. 

Auguste ignora son commentaire, et se tourna vers l'impératrice, qui avait l'air amusé.

-Et savez-vous pourquoi MOI, je suis en colère??

Halvik rit comme un renard. Vannes fit non de la tête.

-Parce que, Torveld, et Lord Bellecourt, ont eu L'AUDACE de courtiser mon frère cadet!

Silence, encore une fois. Cette fois, c'était Nikandros qui s'amusait de l'excès de colère du roi de Vere, sous le regard réprobateur de Damen. Les deux femmes essayaient d'étouffer leur rire à l'aide de serviette. Les deux hommes concernés blèmirent.

-N'ESSAYER PAS DE LE NIER! J'AI VU UNE PILE DE LETTRES DE VOS PARTS! 

Damen recula doucement sa chaise, et se pencha vers Auguste pour lui mettre la main sur l'épaule.

-Je pense que vous devriez vous calmez. 

Damianos lui fit une petite tape amicale. 

-Venez avec moi, dehors. 

Bien que le bras de Damen faisait trois fois la taille du bras d'Auguste, le roi saisit la main brune du prince et la jeta. 

-ME CALMER??

Les akieloniens furent surpris; Damianos recula d'un petit pas, l'air inquiet, et Nikandros loucha légèrement. Auguste balayait sa main entre les deux hommes au visage rougit. 

-MON PETIT CADET SE VOIT DISTRIBUER DES LETTRES D'AMOUR DE DEUX HOMMES D'ÂGE MURES! IL EST MÊME TROP JEUNE POUR ENTRER DANS DES CONSEILS DE VERE! 17 ANS!

Halvik cessa de se contenir, et se mit à rire de plus belle.

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