28 octobre 2021 - Réveil à 6h
Je me prépare depuis ce matin, très stressée de ne pas savoir gérer, Léa à mes côtés plus stressée que moi, on regardaient scrupuleusement l'heure, qu'il ne me manque absolument rien et que je sache tout de mon itinéraire. On se motive, prend mes clés et on s'avance sur le chemin de la gare. Je reçois pleins de messages d'encouragement, de bonnes vacances et voit même ma sœur qui avait l'air de s'en faire de mon départ. Ça m'a fait ultra plaisir.
Arrivé à la gare, on se place sur ma voie et on essaie de se détendre, on fait des photos et storys en souvenir, je ne réalisais tellement pas la journée qui m'attendait, ni même que j'allais enfin le voir, les minutes sont longues, et on voit la mère de Léa arriver sur ma voie pour me dire au revoir, mon train arrive je monte dedans pour 1h30, j'envoie des bisous par la fenêtre et part pour Paris, je reconnaîs chaque paysage de chaque ville de ma région où j'étais encore dans ma zone de confort. Vers Creil le stresse monte comme jamais (mais bonne nouvelle j'adore le train et ses sensations de liberté) je descend à travers une foule monstre, regarde chaque panneaux et me dirige vers le RER D, j'achète mon ticket ou un drôle d'homme me demande si je me suis perdue et où je lui répond d'un énorme « non » sec. Je ne parle a personne et trace un chemin dans ma tête avec cette détermination folle qui m'habite à l'idée d'être en sécurité. Je réussi et me retrouve à la Gare de Lyon ou je fais terriblement attention à toutes mes affaires à travers les différents messages de pickpocket précédent. Je trouve un tableau de départ et ne comprend pas au début le système pour les voies, je demanda à une petite mamie qui avait l'air la plus inoffensive possible si elle comprenait et elle m'a tout expliquée mais par chance je trouve un monsieur avec 2 enfants, c'est son fort accent probablement marseillais et très bien enjoué à l'idée de partir à Montpellier Saint Roch qui retenu mon attention, je suivi ce dernier et m'installa dans mon train. Il y avait une dame à sa place côté couloir que je dû déranger, avec une valise aussi imposante dans un si petit train je du la mettre en dessous de mon siège car au début je voulais la garder sur mes genoux mais pendant mes longues 5h de train je privilégia mon confort.
Je regardais le paysage en fuyant enfin Paris et en partant le coeur plus léger et l'esprit plus libre. Je n'ai dormi peut-être qu'une bonne quinzaine de minutes, moi qui quittait enfin le trou perdu du quel je voulais partir pour toujours, j'admirais chaque paysage et profité de chaque nouveaux arrêts qu'on faisait.
Venu enfin le moment de descendre, je sorti du train, parti vers un tableau et décida de montait dans la gare de Montpellier en elle même, j'entendit un piano avec un jeune homme et dans l'univers magique de toutes ces couleurs, cette gare me paru la plus belle de toute. Mais avec un léger coup de frayeur que je ne vit pas mon train sur le tableau des départs, je décida d'appeler Mathéo au cas où. Qui aurait pu savoir que le train direction Cerbère desservait Perpignan ? Mais bref, je passe un bon moment avec lui où il prépare ma chambre et se prépare en allant cueillir des petites fleurs juste pour moi, et commence enfin à me rendre compte que dans quelques heures je suis dans ses bras. Voilà mon dernier train, je monte et reste encore avec Mathéo ou je me retrouve en face d'une jeune fille très jolie et le trajet fut plus long que tout les autres, je passais toute la côte en m'arrêtant toute les 20 minutes à un nouvel arrêt, la femme part et une femme d'une quarantaine d'années avec une grosse valise comme moi s'assoie devant moi, elle était tellement gentille et allait s'en doute voir son copain comme moi, elle se refaisait son maquillage, ses cheveux juste avant de partir. Un peu avant de descendre je me fais contrôler et ne comprend rien à l'accent du monsieur et sort juste mes papiers et mes billets par logique. Il passe et ne me dit rien de plus. Je sors enfin du train et cherche Mathéo. Je l'appelle car dans une gare inconnue avec des hommes fumant des très choses sans doute très illicites à ma droite c'est pas très sécuritaire, il me dit qu'il est sur un autre quai et qu'il me voit, je passe à côté d'un jeune homme, veste marron, masque noir et des cheveux abondants, je faillit passer à côté de lui quand je le reconnu et m'empressa de le serrer dans mes bras, et quand les battements de mon cœurs étaient à son apogés, je pris délicatement son visage, lui baissa son masque et l'embrassa doucement à deux reprises. En un instant je me dis à quel point ses lèvres étaient les plus douces du monde, et ses bras les plus réconfortants, je lui pris ses petites mains tellement froides par le stress et en moi même je me suis dit que c'était le plus beau du monde et que plus rien n'aurait pu nous arrêter. <33
