1 | Avide de naïveté

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Éros est connu comme le Dieu de l'Amour, l'érotisme, de sa flèche il émoustille les transpercés qu'il sélectionne.
Éros aime et veut faire aimer, fait fantasmer rêver, ébranler,

mais Éros aime tous les humains excepté un.
Dans la pénombre, suppliant faiblement à la lumière de lui accorder son importance, Camélia se donnait en spectacle pour un jour être reconnue.
Une jeune femme envoûtante, mystérieuse et au charisme particulier, elle valsait sur scène la nuit pour éblouir les autres de sa grâce, elle vivait du théâtre.

Dans ses scènes les plus romantiques, désespérée elle y mettait de sentiments, de passion pour séduire le cupide Cupidon, mais en haut des nuages, lui ne la voyait pas.

La nuit était au rendez-vous aujourd'hui, éclaircie, à peine brumeuse, l'occasion parfaite pour Camélia de la fendre avec la fumée ardente de sa cigarette.
Elle laissait filer les mauvaises pensées en contemplant de son balcon, en plein milieu de Paris, ce que faisaient les autres.
Camélia ne jurait que par le tabac pour la détendre, elle lui devait sa voix cassante qui piaillait sur scène, la vie sociale et la détente.
En somme, dix euros pour une clope était pour elle le prix de la tranquillité.

Un couple assis sur un banc, les yeux fous d'envie narguaient la jeune femme.
Les voir se vouloir, se chercher, animaient en Camélia une sensation irrésistible venue de son corps, se manifestant bien plus bas.
La nuit, l'heure du fantasme, l'heure de la consolation, l'heure pour elle de vaquer à ses plaisirs.

Les coups d'un soir, les amourettes, la masturbation tardive, tout était bon pour consoler son animosité.
Camélia est orgueilleuse par moment, très frustrée, car celle dont on vend le charme, la finesse et tout le bazar se retrouve à envier de chez elle ceux de dehors.
La beauté ne laisse personne insensible, alors pourquoi est-elle encore seule à se tortiller dans son lit ?

Une fois la tension redescendue, l'adulte entreprit de se rendre au casino.
Elle en avait besoin après une pièce de théâtre aussi épuisante, elle enfila sa longue robe près du corps noire, et enfila ses escarpins teintés de la même couleur, elle descendit de son appartement parisien pour se rendre à son lieu habituel.
Elle se pavanait, les cheveux en un chignon soigné, un rouge à lèvres cerise avec une démarche assurée, ne laissant pas indifférents les autres.
Mais ce n'était pas les passants qui attisèrent l'attention de Camélia mais la vieille dame qui était ici chaque soir.

La voyante.

Camélia coupa son chemin pour se pointer devant elle, elle se baissa pour lui parler.

« — Vieille dame ? »

La femme âgée de redressa pour la regarder droit dans les yeux.
La charmante femme chercha dans son sac encore dix euros et les tendit sous le nez de la grand-mère.

« — Quand est-ce que je croiserais un nouvel homme intéressant ? »

La veille femme prit un instant pour attraper son talisman et méditer, après de longues secondes elle répondit :

« — Très bientôt, ce soir-même à cette heure précise, il n'attend qu'une femme comme toi. »

Camélia sourit victorieusement,peut-être qu'Eros lui accordera une chance.
Elle termina la conversation d'un bref remerciement et détala encore plus pressée de se rendre au casino.
Elle entra à l'intérieur et dedans, des habitués, des chics types qui ne s'attardaient uniquement sur la partie qu'ils entamaient.
Camélia devint drastiquement défaitiste, la vieille l'avait encore roulée ?
Ici personne n'allait savoir lui prêter attention, elle tourna les talons pour partir quand elle heurta une personne violemment.

Elle s'écarte et, pour son plus grand plaisir c'était un bel homme qu'elle avait heurté.
Fraîchement coiffé, un parfum subtil qui émanait de lui et un très beau rictus.

« — Je suis désolée...

— Une jolie dame comme vous ne devrait pas s'excuser, je le ferais à votre place. » Dit l'homme en prenant sa main pour tirer sa révérence.

Camélia sentit sa mauvaise humeur doucement s'évaporer ainsi que son ennui.

« — Êtes-vous quelqu'un d'intéressant ? Dit-elle d'un regard taquin.

— Pour vous je saurais l'être.

— Pour vous je saurais l'être

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Éros je t'en conjure, transperce-moiStories to obsess over. Discover now