Il y a certains moments dans mon quotidien, j'arrête de parler, de bouger et je me pose, je respire, soupir et observe...observe le monde, observe les gens autour de moi, je les regarde, les écoutes. Ils ne le savent pas, mais moi je les analyse, je participe à une conversation qu'ils ont avec eux mêmes, et j'analyse , leur paroles, leur mouvements, j'en déduis, je pense, me questionne et m'instruis; j'apprends de leur comportements, de leur fonctionnement. Je rumine mes pensées, mais ils ne le savent pas, ils regardent leur nez et rigolent niaisement du cailloux cassé à côté de leur pieds.
Je déduis que les gens sont faux mais sont vrais, sont drôles mais pitoyables, et mes idées s'entrechoquent se bagarrent et ne se mettent jamais d'accord.
Je me sens recluse, solo, incomprise mais contente. Contente du petit temps que j'accorde à mes réfléxions si compliquées qui n'aboutissent à pas grand chose.
J'ai l'impression d'être un poisson : j'ouvre grand les yeux, essaie de tout retenir et tourne et retourne mes pensées comme si j'étais dans un bocal.
Et je veux me faire connaître de leur monde, je veux parler et discuter avec leur manières bizzards et leur phrases qui n'ont pas de sens sorties de leur contexte, mais je ne me sens pas légitime d'élever la voix dans ce genre de moments.
Je me sens ridicule mais très âgée, et tout bébé. Je prends conscience de tout, mais de rien, et je ris de la vie, de ses fondements, des autres et de moi même.
Mais je m'apprécie, je m'entends bien avec une grande partie de mon être, même si parfois, je me dispute, et je doute, certains moments, je me sens forte et rigolote, parfois de trop pour les autres mais parfaite pour moi.
Je suis un regard externe, même plus omniscient, et je me trouve curieuse et interressante, mais mon avis ne me semble parfois pas partagé...libre à chacun de penser ce qu'il veut...
Dans ces moments là, je ne me vois pas comme quelqu'un, je me vois comme un outil à travers lequel j'observe, comme une longue vue, des lunnettes , un télescopes, ou une loupe.
Parfois les instants ininterressants des petits gens me laissent bouche bé, et j'essaie de paraître moins étrange tant ces altérations me passionnent.
Et j'essaie d'encourager les esprits de chacun à faire de même : observer, constater et peut être même, trouver la force de se remettre en question mais de ne pas tout remettre d'un coup en question ; de se questionner petit à petit sur le sens de la vie pour avoir un raisonnement presque construit.
Je divague, entrelace les mots dans une danse sans rythme, sans début et sans fin. Je relate, radote, raconte et imagine. J'imagine le monde et le refais.
Et j'apprécie, l'instant présent, mais me surprends à regretter une innocence et inconscience , je me méprends à détester savoir et ne rien connaître.
Si je devais un jour disparaître...pouf! Comme ça, effacée, je voudrais que l'on m'oublie, bien que j'en ai peur, que l'on garde de moi un vague souvenir, une brise coloré et guillerette, sans visage et sans corps. Mais je redoute de disparaître dans l'esprit de ceux qui doivent m'oublier.
C'est compliqué, complexe, je me perds, et ne me retrouve que bien après, en me disant que si je continue à creuser dans du sable mouvant, je vais me perdre pour de bon, ou du moins ne jamais arrivé à la sortie du tunnel qui semble si long et rugueux quand j'y pense...
Mais je pense déjà a trop de choses, et j'en oublie cependant le double, c'est regrettablement normal.
Oublié pour trop se souvenir....vaste devise qu'adopte grand nombre d'individus.
Si jamais mes pensées s'acharnent trop sur une idée, je risque tant de m'embrouiller que je relativise cette idée de sorte a la ranger bien au chaud dans un tiroir-couveuse de ma tête.
C'est relativement simple...mais efficace? Je n'en dirais pas tant.
Je pense que si je parle beaucoup pour ne rien dire, c'est que j'ai pris l'habitude de le faire quand je suis seule dans ma tête à raconter mes derniers aprioris avec mes pensées mouches du coche qui raffolent des potins aperçu dans l'entrebaillement d'une idée.
Si c'est philosophique, j'avouerai que c'est humain, seulement mal dit, ou trop enguirlander dans ces guirlandes lumineuses achetées dans un bric à brac de la rue que vous voulez qui constituent mon cerveau fatigué mais étincelant de perchoirs perchés haut comme le soleil au dessus de la terre...même s'il ne l'ai pas vraiment, ou c'est la terre qui est perchée... allez savoir.
Tout cela est-il seulement interressant?
Je dirai qu'il suffit de s'y intéresser...comme tout autre sujet d'ailleurs, tout ne nous interressé pas si nous n'accordons pas d'intérêt quelconque à tout.
Drôle d'oiseau celui qui sans effort éprouve de l'intérêt pour chaque sujet qui existent et ont existé sur cette terre ou sur une autre...
Drôle d'oiseau celui qui ne s'intéresse à rien du tout, hormis lui, ou meme pas.
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Une pensée incertaine, un train de vie
Randompensées, difficultés, relations et solitude, questions multiple ou déductions hasardeuses, schéma simple et compliqué d'une vie mediocre ou grandiose.
