Avant cette mission fatidique Jean écrivait dans un journal, je m'en souviens car pour une fois il était tout seul, sans Marco, et maintenant il ne le reverra plus jamais...Jean s'est enfermé dans le dortoir en rentrant et il n'a pas récupéré son journal. Même si ce n'est pas mon genre de faire ça, je suis vraiment curieux, je décide donc d'ouvrir le journal pour lire son contenue :
Automne 847
Mon cher journal,
Je viens d'intégrer l'armée, avec pour espoir de réussir à intégrer les brigades spéciales et avoir enfin une vie tranquille au sein du mur Rose. J'ai rencontré un beau gosse au visage parsemé de taches de rousseurs et aux cheveux noir de jais. Je le trouve plutôt mignon mais il n'a pas l'air de comprendre les messages que je lui fais passer (on pourrait même croire qu'il est un peu stupide) mais je persévère, un jour il sera miens. Il a l'intention de rejoindre les brigades spéciales, comme moi, habituellement j'aurais cru au hasard mais là je pense que c'est une coïncidence, un signe du destin même. Nous mangeons à la même table loin des autres nouvelles recrues qui n'en valent pas la peine. Parmi ces gueux, un m'insupporte plus que tout, un certain Eren Jäeger, qui ne fais que foutre la merde, et ses deux acolytes Armin et Mikasa. Tous deux ont fait une certaine impression à l'essai de l'équipement tridimensionnelle, mais je suis bien meilleur qu'eux, Marco n'est pas mal aussi. Marco est le garçon dont je t'avais parlé plus tôt, le beau gosse.
La vie à l'armée n'est pas si rude que l'on pourrait croire, on a des rations de nourriture régulière, pas en grande quantité et c'est rationné mais on mange tous les jours. Le caporal-chef Livaï est très froid et stricte mais c'est difficile de ne pas se foutre de la gueule de quelqu'un avec 15cm de moins que moi.
Le couvre-feu est passé et si on voit la lumière de ma lampe dans l'entrouverture de la porte je vais me faire tuer.
Mon cher journal, aujourd'hui j'ai beaucoup de chose à te raconter.
Marco a enfin compris mon intérêt pour lui et m'a demandé de le retrouver dehors à 22 heures. Je suis tout excité, je ne sais pas comment ça va se passer, je suis à la limite de pisser dans mon froc tellement je suis stressé. J'ai peur de me prendre un râteau et de ne plus pouvoir être son ami..
OH MON DIEU IL EST L'HEURE
Je taille !
Je suis aux anges, Marco m'attendait juste derrière les dortoirs, quand je suis arrivé il m'a regardé avec un grand sourire, il m'a demandé comment j'allais et d'autre formalités mais je n'avais pas la patience d'attendre pour avoir ses lèvres sur les miennes, alors je l'ai pris par la taille et l'ai embrassé, pas comme de simple ami, non une vraie galoche avec la langue. Il n'a pas protesté, il a même mis ses bras autour de mon cou et m'a embrassé de plus belle. Nous nous sommes regardés longuement après ça et là il attend que je le rejoigne pour dormir dans mes bras. Je ne perds plus de temps avec toi mon cher journal, je vais rejoindre mon homme.
Et après ça chaque jour il racontait sa journée avec son incroyable Marco, qui semblait être tout pour lui, je comprends pourquoi il est si mal, cela doit être douloureux de perde quelqu'un de si cher à ses yeux... Je feuillette encore un peu le journal et tombe sur la dernière page écrite qui date de ce matin.
La soirée d'hier fut incroyable, on a regardé les étoiles presque toute la nuit et on a fait le vœu de ne jamais être séparés, on a ensuite passé la nuit à se câliner et à s'embrasser jusqu'au petit matin où ce rabat-joie d'Eren nous a « réveillés »
Le caporal nous appelle ça a l'air important, je dois partir en plus mon homme m'attend.
Je sens les larmes me monter aux yeux. Jean a perdu l'être le plus cher à son cœur. « Son homme » l'attendra désormais pour l'éternité.
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Mon genre de Fraulhein
FanfictionAprès la mort de l'amour de sa vie, Jean ressens le besoin de parler à quelqu'un et Armin est là pour lui. Ils vont se rapprocher jusqu'à devenir peut-être plus qu'ami...
