Un secret bien enfoui

22 3 3
                                    

Interrogatoire numéro deux du suspect Robert Watson en présence de son avocat Me Hillburg, par l'officier Morné.

Officier Morné : nous savons monsieur Watson. Vous êtes en état d'arrestation à partir de maintenant. Tous ce que vous pourrez dire -
Robert Watson : attendez c'est quoi ces conneries hein ? Vous savez quoi ?
Me Hillburg : calmez vous Robert vous-
M : votre femme a été bavarde. Très bavarde. Vos petits boulots avec Hugué c'était quoi ? Un petit viol et un petit meurtre par la ?
H : vous pouvez gardez le silence Monsieur Watson.
R : elle vous a dit quoi EXACTEMENT ? [suspect visiblement très agité]
M : elle nous a dit que vos petits boulots finissez dans la terre de vos jardin ou dans vos murs !
H : Mr Wat-
R : mais ! N'importe quoi ! Elle est folle depuis que la petite est morte !
M : la petite est morte ?
H : gardez le sil-
R : j'en sais rien mais je présume !
H : je demande un quart d'heure avec mon client.
M : accordé.

-

M : pour vous prouvez que nous savons tous, nous sommes en train de perquisitionner vos deux domiciles, des restes de cadavres ont été retrouvés.
H : mon client souhaite parler si il dispose d'une immunité, ou d'une forte réduction de peine ainsi que la protection de sa famille en échange d'information sur votre enquête.
M : très bien, je contacte la procureure pour voir quel deal elle accepte de faire avec vous.

-

M : je viens de finir mon entretien avec la procureure. L'immunité ou la réduction de peine dépendra de vos informations. Votre famille est placée dès maintenant sous protection judiciaire. Étant marié, votre femme ne peut déposé contre vous mais reste un suspect. Ce statu pourra changer suivant son rôle dans cette affaire en tant que témoin à charge contre Hugué. Cela vous convient-il ?
H : Mr Watson pour l'instant votre futur tient à ce que vous allez dire.
R : ma fille je sais qu'elle est morte... car c'est moi qui l'ai tué... Hugué l'a découvert et depuis bah...
M : vous avez tué votre fille ? Juliette Watson ?
R : c'était un accident... j'voulais pas.
M : comment l'avez vous tué ? Que s'est il passé ?
R : on joués... vous [suspect très agité] voyez ce que je veux dire...
M : jouer.. à quel jeux ?
R : truc... du docteur et de la patiente voyez...
M : vous voulez dire des attouchements ?
R : attouchement... vite dit quoi voyez...
M : dites nous ce que vous faisiez avec votre fille Juliette maintenant Robert !
R : on jouais au docteur et à la patiente merde quoi. Attouchement... oui allez dite ça comme ça ! [suspect s'agite]
M : comment est elle morte ?
R : bah... j'sais...
H : Monsieur Watson dite la vérité.
R : elle aimait plus ce jeux mais moi je lui disais aller, encore une fois et je t'achète ceci, cela... et puis elle m'a dit qu'elle voulait plus du tous. J'ai eu peur voyez. Plus pouvoir assouvir cette pulsion et qu'elle raconte tous à sa mère donc...
M : vous l'avez tué ?
R : punis... je dis punis... je suis pas un tueur.
M : comment l'avez vous « punis » ?
R : j'ai mis mes mains autour de son cou et j'ai serré. Je pensais pas que... j'ai pas senti ma force j'étais en colère.
M : par étranglement alors.
R : oui...
M : le corps ? Quand avez vous fait ?
R : enterré.
M : ou ?
R : le jardin.
M : de qu'elle maison ?
R : la première.
M : avez vous quelque chose d'autres à ajouter ?
R : en jardinant avec Hugué, ce psychopathe a du flairer l'odeur de la mort, il a creusé vers son cadavre et il a tout... découvert. Il a enlevé le corps et il a tout de suite compris. Il m'a regardé avec un énorme sourire et il a... capté direct.
M : d'accord. Quelque chose d'autre à ajouter ?
R : il est... opportuniste quoi... il m'a menacé de me dénoncer si je l'aidai pas dans ses petits boulots.
M : ces petits boulots étant ?
R : meurtres.
M : et ?
R : il... torturai des fois. Viols... Meurtres...
M : vous l'avez vu ? Y avais vous participé ?
R : non ! Il s'est juste vanté d'avoir fait ça, je l'ai aidé qu'à cacher les corps... au début je lui ai dis « on va les cacher dans ton domaine de chasse » il m'a dit que vue son passé, il serait grillé qu'il fallait mieux trouvé un autre endroit...
M : Hugué a été interrogé il y a quelque mois sur ces disparitions à son domicile de chasse effectivement. Pourquoi cacher les cadavres chez vous ?
R : pour me manipuler... me torturer, me garder sous sa coupe, me menacer. Les corps chez moi c'était une assurance en plus.
M : ou torturait-il ses victimes ?
R : et bien... dans son domaine de chasse. Sous sol. Là où doit se trouver Roméo d'ailleurs.
M : Mr Ladir se trouve entre ses mains dites vous ?
R : ça ne peut être que lui.
M : je dois mettre un terme à cette interrogatoire. Merci de votre coopération Mr Robert Watson.

Fin de l'interrogatoire de Monsieur Robert Watson assisté par son avocat Me Hillburg.

Le son des clochesOù les histoires vivent. Découvrez maintenant