Pourquoi ?

12 4 0
                                    

Interrogatoire du père de la famille X, Robert X, par l'officier Morné :

Interrogatoire du 2 janvier 202x à 09h00 :

Officier Morné : je vous averti que cette interrogatoire est enregistré et qu'il pourra servir pour preuve lors d'un potentiel procès. Vous avez le droit de garder le silence bien sur.
Robert X : je veux un avocat.
O : votre avocat commis d'office arrivera dans peu de temps et prendra en charge votre défense. En attendant on peux peut-être discuter ?
R : discuter ? De quoi ?
O : disons de l'appel de votre fille à nos services, dénonçant un certains Hugué comme étant le potentiel kidnappeur du jeune Ladir.
R : [silence]
O : vraiment rien à dire sur cet appel ?
R : ce n'est qu'une gamine ! Le type a une sale dégaine c'est vrai mais Hugué ? Non, elle s'est inventée des histoires avec ses potes le jour de l'an et puis voilà.
O : vous connaissez donc Mr Hugué ?
R : [bredouillement] oui
O : quand et comment l'avez vous connus ?
R : c'était... mon ancien voisin... on est devenu ami
O : comment êtes vous devenu ami avec Hugué ?
R : bah vous avez sûrement des voisins vous aussi. On se parlait par jardin interposé voyez... on se rendez des services quoi.
O : quel genre de service ?
R : [silence] bah... genre... on se prêtait des outils de jardinage et truc comme ça.
O : et de fil en aiguille vous êtes devenus... disons proche ?
R : il venait à la maison où il m'invitait chez lui boire une bière... truc de mec quoi vous voyez ?
O : d'accord. Saviez vous qu'il avait fait un peu de prison et était fiché comme délinquant ?
R : délinquant ? De quoi ? De la drogue ? On en a jamais pris ! On en a pas voyer vous.
O : vous ne saviez donc pas que...
R : qu'il avait été en prison ? Y'avaient des rumeurs mais le type malgré son look est gentil.
O : vous ne m'avez pas laisser finir. Saviez vous que c'était un délinquant sexuel ?
R : [bredouillements et gêne visible]
O : qui plus est accusé d'attouchements sur mineurs et fiché dans nos services comme pédophile ?
R : [bredouillement] lui un pedo... non non jamais j'aurai cru ça de lui. Vous êtes ... vous êtes sur ?
O : écoutez moi, si je vous le dit !
R : j'pensais que c'était de la tôle pour drogue qu'il avait fait !
O : vous avez une jeune adolescente ?
R : oui... oh merde non non [agitation] non je pense pas qu'il l'ait touché si c'est ce que vous insinuez !
O : je n'insinue rien du tout, c'est vous qui m'amenez sur ce sujet. Votre petite... Helena n'a jamais...
R : Non ! Non. Je suis toujours là quand il vient. Ma femme est toujours à la maison de toute façon.
O : pensez vous que si Hugué avait...
R : oui elle nous l'aurait dit !
O : on pourrez penser qu'elle nous aurait appelée pour se venger ou une sorte d'appel à l'aide ?
R : non... non non pas possible.
O : alors vous pensez donc que cet appel était légitime ? Quel avait peut-être, je ne sais pas... disons des doutes sur ce monsieur ?
R : écoutez, c'est une gamine encore, le type fait peur à voir, elle ne l'aime peut-être pas trop pour ça.
Les gamins ça a vite fait de juger vous savez.
O : sauf quand le gamin appel la police de lui même, donne son nom, prénom et adresse en pleurs en nous suppliant de le croire...
R : elle s'inquiète pour son ami ! On vis dans une atmosphère de paranoïa depuis ces... trucs là !
O : depuis les enlèvements ?
R : oui... en plus le petit Roméo c'était un p... un homosexuel.
O : et ?
R : bah il aime les garçons, elle aussi. Voyez, ils étaient proche quoi.
O : d'accord...
R : bon quand est-ce que vient mon avocat la ? Je crois avoir assez parlé je peux pas dire plus vous savez.
O : une dernière petite question si vous permettez Robert. Comment allez vous, votre femme et votre fille depuis la disparition de Juliette ?
R : c'est... on fais... vous voyez...
O : ça doit être dur de vivre ça seul. Vous ne voulez pas rejoindre l'association qui vient en aide aux familles des disparus ?
R : nan... on en a discuter avec ma femme vous savez. On a perdu espoir de la revoir nous...
O : vous pensez qu'elle morte ? Ou encore sous le joug de son kidnappeur quelque part ?
R : elle... morte j'pense... oui.
O : d'accord... une dernière petite question, pourquoi avoir tenté de fuir avant notre arrivée ?
R : On ne fuyez pas ! On partez en vacance ! Non mais merde arrêtez d'insinuez n'importe quoi.
O : votre fille en pleure avec ses joues rouges... vous l'avez frappé ?
R : elle voulait rester à cause de Roméo ! On as des réservations on pouvait pas rester !
O : très bien monsieur X votre avocat devrait arriver d'ici peu.

Interrogatoire de Jennifer X femme de monsieur Robert X accompagné de l'avocate Me Therier, par
l'officier Jenkinson :

Officier Jenkinson : pour votre information, cet interrogatoire est enregistré et pourra être utilisé durant un procès judiciaire.
Me Therier : je souhaite accompagner ma cliente durant cette... interrogatoire ? Interview ?
O : on peut dire interrogatoire.
Jennifer X : j'ai fais quelque chose de mal ?
O : non non, nous avons juste besoin que vous nous parliez de votre relation avec votre mari, votre fille et Mr Hugué.
J : Hugué ? Mais pourquoi ? Il a fait quoi ? Je comprends rien. Il a enlevé Roméo ?
T : ma cliente ne sait même pas pourquoi elle est là et vous...
O : eh bien maintenant elle le sait maître !
T : je vous prie de ne pas me couper la parole officier ! Vous avez posez les mêmes questions à son mari ! Qu'attendez vous ?
J : mon mari a rien a voir là dedans !
O : dans quoi ?
J : les enlèvements !
T : Jennifer restez calme.
O : vous voulez dire que vous avez des informations sur ces enlèvements madame X ?
J : non ! Mais je vois pas ce que mon mari a à voir avec Hugué ! Hugué, c'est lui le kidnappeur ?
O : nous ne savons rien pour l'instant. Mr Hugué est introuvable.
J : il s'est sûrement barré chez sa mère !
T : Jennifer faites attention à ce que vous dites.
J : il y allait avec mon mari pour la chasse !
O : votre mari et Mr Hugué chassaient ensemble ?
J : oui, entre pote quoi ! Moi je les attendez pour manger ! Avec la petite !
O : ou se trouve la maison de la mère de Monsieur Hugué ?
T : vous n'êtes pas obligée de répondre madame X.
J : sa mère est morte y'a des années mais il a gardé la maison. Je sais pas vraiment où elle se trouve, dans le sud, vers Carmillion, vous savez la ville où il y a ces cloches qui sonnent toutes les heures, ça fais un vrai bordel !
O : a Carmillion vous nous dites alors ?
T : je souhaite m'entretenir avec ma cliente en privé.
O : bien sur. Disons 15 minutes et nous reprenons.

-

O : Madame Jennifer X, nous en étions à la maison de la mère de monsieur Hugué, vous nous avez dit qu'elle se situait vers Carmillion, où exactement ?
J : pas a Carmillion même, plus au sud dans la forêt un truc de chasse quoi.
O : dans la forêt au sud de Carmillion, le lieux-dits de Burkiel ?
J : oui je pense. Une bonne grosse baraque.
O : d'accord. Et c'était tout ? Votre mari et lui étaient juste compagnon de chasse ?
J : oh ils ont travaillés un peu ensemble aussi, ils se rendent des services encore même après notre déménagement.
O : ils ont travaillé ensemble ? Comment ça ?
J : c'était [Madame X se retourne et parle à son avocate]
T : ma cliente ne sait pas ce qu'ils faisaient quand ils travaillaient ensemble.
O : vraiment ? Vous êtes sa femme et vous n'en n'avez jamais parlés entre vous ?
J : bah...
T : ma cliente ne semble pas à même de répondre à cette question.
J : si je vais répondre. Il revenait juste du boulot avec lui et il me parlait pas de ce qu'il faisait. C'était après la disparition de notre petite Juliette. Ça me faisais du bien de savoir qu'il sortait, voyait des gens au lieu de rester là à pleurer...
O : ce boulot, il rapporté de l'argent à la maison ?
J : Robert me disait que c'était un truc genre... comme à la bourse. Que ça rapportera de l'argent plus tard. Il a jamais vraiment voulu me dire ce qu'il faisait avec Hugué. En plus, j'avais la fille à m'occuper. Elle venait de perdre sa petite sœur en plus.
O : je comprends. Saviez vous que Monsieur Hugué est fiché à la police comme pédophile ?
J : [pleure intense]. Non... non... maintenant...
T : je crois que ma cliente est trop secouée pour repon...
J : ça peut être que ce vieux porc !
T : Jennifer att
O : de quel porc est ce que vous parlez Jennifer ?
J : Hugué ! Il... on a déménagé à cause de lui et de ses travaux bizarre et il a pourri notre gazon !
O : comment ça ?
T : Jennifer, si vous en sentez la force dites à l'officier ce que vous pouvez.
J : il se ramené avec des sacs à enterrer pour embellir notre gazon ou j'sais pas quoi après c'était les murs. L'isolation ou j'sais pas quoi. Y'a un truc bizarre et Robert a continué à faire la même chose dans la nouvelle maison. C'était encore sur les conseils d'Hugué qu'il me disait... au putain... les murs ! Le gazon ! J'ai pas pu être aussi aveugle ? J'ai rien avec ça moi !
T : je pense que vous pouvez arrêtez l'interrogatoire ici madame l'officier.

Fin de l'interrogatoire de Madame Jennifer X, femme de Robert X.

Le son des clochesOù les histoires vivent. Découvrez maintenant