Le grand jour arrive.

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Extrait du journal intime de la fille aînée de la famille X
                        [CONFIDENTIEL]

29/12/202x : cher journal, j'ai essayé de remettre la Charlotte à sa place. Elle m'a pas répondu, tant mieux petite victime. Roméo m'a dit qu'elle lui a envoyé un message lui disant que venir chez moi c'est dangereux ? Dangereux pourquoi il a répondu et elle a dit qu'elle ne pouvait pas en parler. Petite conne. Elle fait tout pour passer le jour de l'an avec lui. Elle veut essayer de l'embrasser à minuit, elle se croit dans un film de princesse. J'attends qu'elle me réponde voir ce qu'elle va dire. Sinon j'ai parlementé avec mon père. Il m'a dit peut être pour qu'on fassent la fête dans le jardin mais il faut que je l'aide parce qu'on a encore des problèmes avec le gazon. C'était le même bordel avec l'ancienne maison. Quelle chance de merde ont a je lui ai dis et il m'a répondu « si tu savais ma pauvre gamine ». Il est pâle ces derniers temps. Il passe beaucoup de temps à son travail. Il boit sa bière ou son café en regardant par la fenêtre. J'ai l'impression qu'il attends quelque chose ou qu'il observe. La crise de la cinquantaine peut être ? J'ai lu sa dans un magazine un jour. Les vieux ils regrettent de ne pas avoir réalisés leurs rêves ou de pas avoir assez profité de la vie des trucs comme ça. Je lui ai proposé de l'aider avec le jardin, il a réfléchis une seconde ou deux ou trois (nan je plaisante) puis il a dit qu'il réfléchirai et il est venu dans ma chambre en me disant qu'il aurai bien besoin de moi pour le jardin. Il faudra creuser des trous et mettre de l'engrais dans un sac poubelle et le mettre dans le trou. Il m'a dit qu'il s'occuperait de mettre l'engrais dans les sacs car il m'a dit que c'était long à faire et que sa puait sévère, moi je devrai creuser deux ou trois trous assez profond pour que l'engrais s'infiltre bien dans le sol et que la puanteur disparaisse. C'est ça en faite que les gens sentent quand ils viennent à la maison et qu'il font une tronche bizarre avec leur nez. Un peu de temps avec mon père, c'est rare. J'espère pas le décevoir, il m'a dit que creuser serai relativement facile mais que s'est salissant et qu'il me montrera ou creuser. J'envoie des sms au potes pour les tenir au courant, j'ai dis à papa si il voulait que j'appelle Roméo et Steven pour l'aider mais il m'a dit que non c'était pas la peine on pouvait le faire à deux et que faut pas trop en parler. Son jardin, enfin son gazon il en est fier je pense. L'herbe est toujours plus verte chez le voisin comme j'ai entendu dire quelqu'un un jour. Sûrement le voisin de l'ancienne maison qui était tout chelou. Il était maigre avec une crête des tatoos d'anciens tolards ou je sais pas quoi enfin il était pâle et il avait de petite dents jaune ou noir mais pas une seule manquées. Quand il souriait il avait l'air vraiment d'un demeuré sorti de l'asile ou de prison mais papa disait qu'il était patron d'une petite entreprise qu'il avait jamais fait de prison ni rien. Je l'ai jamais revu depuis le déménagement pourtant il était bien pote avec mes parents. Enfin voilà, maintenant je vais faire la paysagiste pour pouvoir faire la fête... Et pour pas te mentir cher journal, j'espère embrasser Steven bourré à minuit. Et ouai Charlotte. Il suffit pas de croire au conte de fée, il faut les rendre réel ! Pucelle va ! Allez bisous journal. J'vais dormir j'ai du taff demain.

Suite de l'interrogatoire de Charlotte X par l'inspecteur Morné :

                         [RETRANSCRIPTION]

Officier Morné : je sais que c'est dur, je suis fier de toi grande. Tout ce que tu nous dis nous aide à avancer et à les arrêter. A sauver de potentiel victime. Tu dois continuer. C'est dur, c'est dur ce que tu as dû vivre mais il faut continuer à tous nous raconter... On repars ?
Charlotte X : oui je vais essayer...
M : alors on en était à quand le père d'Helena, Robert t'attrape et te demande ce que tu as entendu. Il faut continuer.
C : il m'a prise par le col, j'voyais ses veines il était rouge putain. Sa voix... il disait : « vas-y petite conne t'a entendu QUOI ? » alors j'ai répondu « j'sais pas, JE SAIS PAS ! » « Mais bien sur petite connasse, dis le ou...» . La c'était plus lui, je sentais son haleine, ses yeux on aurais dit qu'ils allaient sortirs de leurs orbites. Je lui dit « Je viens juste de sortir de la chambre et j'ai entendu crier. Je pensais qu'Helena avait un problème un truc comme ça » « Ah oui ? Ah oui ? Elle est où Helena ? » « A la cuisine... » « À la cuisine hein ? C'est à l'OPPOSÉ de mon bureau petite salope hein. » La il me prends par les poignets, m'amène dans la salle de bain, je résiste même pas. J'ai peur de l'énerver... J'ai peur de ce qui m'attends... Alors il... [long silence]
M : prends ton temps.... Dis nous tous mais prends ton temps...
C : il a enlevé sa ceinture, il m'a fait m'assoir sur les toilette et il m'a fouetté avec. J'étais... tellement sous le choc que j'ai même pas crié malgré la douleur... puis... [sanglots] il m'a prit le tête avec ses deux mains et il... l'a mise contre son penis. Il appuyait ma tête contre son caleçon et il m'a dit « t'oublie ce que tu as entendu petite salope. Je te connais, si jamais y'a un problème sa sera pire que ça. Je sais ou t'habite, je connais tes parents. Attention à ta langue saloperie ». [sanglot et silence]
M : comment ce cauchemar a fini ?
C : il a lâché ma tête, ma frappé à la cuisse avec la ceinture et giflé sur le dessus de la tête. Pour pas voir les marques je pense... Il est vite sorti des toilettes et je suis resté assise sur le wc... J'étais comme... abasourdie, j'étais plus la. J'ai entendu des bruits de pas, j'me suis raidie pensant qu'il revenait mais c'était Helena. Elle me trouvait pas dans sa chambre alors elle a gueulé mon prénom. J'ai dis que j'arrivai, que j'étais aux chiottes. Elle a rigolé et ma dit de la rejoindre dans sa chambre. A ce moment là, je voulais juste partir. Mais... Ça aurait été trop bizarre, Helena aurai remarquée un truc et ça aurai alerté son père...
M : c'est très très courageux Charlotte ce que tu viens de faire. Tu es resté dormir et tu es reparti le lendemain matin ?
C : oui, je faisais semblant que tout allait bien, qu'il ne s'était rien passé. On a mangé des gâteaux, elle s'est endormie et moi j'ai fais semblant. Je gardais mon téléphone portable à la main... Il n'avait que 5% de batterie mais c'était mal seul arme. Si il revenait, j'appelai les flics... Le matin j'ai prétexté que mes parents avaient besoin de moi pour peindre la chambre de ma future petite sœur... Je suis vite partie. J'ai juste dis au revoir à ses parents et je suis partie en courant une fois sorti de la maison.
M : très bien grande... Très bien. Je crois qu'on en a finis. Très bien... Quelque chose d'autres a rajouter ?
C : en rentrant j'ai vu qu'il avait laissé un mot dans mon sac que j'avais laissé dans l'entrée. Il disait « sois sage compris ? Oublie. »
M : est-ce que tu as encore ce mot ?
C : oui je pense... Quelque part dans ma chambre.
M : nous en avons besoin Charlotte, pourra tu nous le retrouver ?
C : peut être... Je vais faire de mon mieux ma chambre c'est un peu le bordel depuis l'agression...
M : je comprends. Nous avons des psychologues pour t'aider à passer ce terrible cap. Une fois cette affaire réglé et ses psychopathes derrières les barreaux ça sera encore plus simple.
C : oui...
M : tu a quelque chose à ajouter ?
C : cette puanteur, ces cadavres... Il y en a dans les murs je suis sur. [tremblements/agitations]
M : comment ça ? Tu pense ? Tu...
C : y'avais un petit trou dans le mur... de la salle de bain. C'était comme... recouvert de peinture... solide ? Du plâtre ?  Un coup de poing et je pense que on peux passer à travers facilement. Y'avais un petit trou, ça avait pas l'air solide. Et il y avait quelque chose dedans. C'est sur... J'suis pas conne hein vous pensez que c'est peut être de la plomberie mais non... Des fois je me dis que j'ai halluciné a cause de l'agression mais quand je suis passé devant pour rejoindre Helena, ça puait. J'ai regardé le trou... J'me suis dit putain de merde casse toi mais j'étais piégé. C'est pas de la plomberie...
M : ou il est ce trou ? Il est gros ?
C : entre l'évier et la douche... Non pas trop car je pense qu'ils l'auraient déjà remarqué et rebouché c'était pas un tuyaux. J'ai pas regardé dedans j'ai juste... entrevue ? C'est ça le mot. C'était pas un tuyaux. J'vous le dis regardez dedans. Et ça pue dans toute cette putain de maison. Il doit y en avoir d'autres. J'ai pas regardée car je pensais qu'à me barrer se soir là mais je vous le dit. Ils sont derrière les murs. Les cadavres. [Elle sort de la salle sans rien ajouter.]
                   Fin de la retranscription
Interrogatoire terminée à 17h50 réalisé par             l'officier Morné.

Le son des clochesOù les histoires vivent. Découvrez maintenant