prologue

230 12 9

Tout ceci n'est sans doute qu'un rêve, une histoire qu'on raconte à un enfant dans le monde, je ne dois pas exister ou peut-être ne suis-je pas encore née, ou encore suis-je dans un hôpital, souffrante entourée de ma famille et que je perds la notion du vrai et du faux. Mile et une hypothèse se bousculent dans mon esprit, mais aucune ne me dit la vérité que je sais n'est autre que celle que je vis en ce moment précis même si je refuse de l'accepter, avec tout ce qui s'est passé, je commence à croire que l'injustice est le mot maître de ce monde ; qu'est qui a bien pus m'emmenait jusque-là, pourquoi suis-je née ? Voilà une question que j'aurais bien aimé poser, mais à qui ? Et que m'aurait-il rependu ? on m'a aidée depuis mon plus jeune âge, j'ai survécu à la place de mes parents qui en payaient de leurs vies, j'ai été accueillis, on m'a nourrie, choyé, j'ai retrouvé une nouvelle famille qui n'est autre que l'orphelinat dans le quelle j'ai été placée, oui ma vie en parlant comme ça n'est ni un drame, ni un conte de fées, mais si ce n'était que ça, j'en serais heureuse, je serais heureuse si je n'avais aucun problème, si j'étais comme toutes ses filles qui, à mon âge, ne pensaient à rien d'autre qu'à : leurs amis, copain, ou bien à la mode du jour, non, pour moi c'était une tout autre histoire, « intello » « gamine » « bûcheuse » « dette » « passion » « rêve » « saisi » « toit » « famille » « fatalité ». J'ai fait mon choix à l'âge de quatorze ans, ne voulant pas être un boulet traînait par les autres, au final, j'ai moi-même scellé mon avenir, décidé du pourquoi et du comment j'allais faire mes pas dans la société ? En fait, je me suis créée une raison d'exister.

Je m'appelle Mélina, Mélina Késsi, qui aurait pu imaginer qu'une fille de mon âge serait dans une telle position, moi-même je n'y crois toujours pas, aujourd'hui j'ai reçu une lettre, celle de l'orphelinat, ils m'encouragent tous et rien que ce morceau de papier où tous ses petits mots sont entassés me redonne le sourire, j'ai dix-huit ans, enfin ça ne sera pas officiel avant janvier, mais de toute façon rien ne changera puisque je suis déjà émancipé et libre de tous mes mouvements. Croyait le ou non, mais mon diplôme de professeur en français est dans mon sac ; je suis ce qu'on peut appeler un petit génie, mais ne vous fiez pas aux apparences, je n'ai pas étudié comme tout le monde, je suis rentrée à l'école à l'âge de cinq ans où j'ai pu un certain temps vivre comme madame tout le monde, deux ans plus tard durent les quelle mes parents sont décédé, je n'ai trouvé d'autre solution pour fuir mon chagrin et mes problèmes que de me plongé entièrement dans les études, c'est alors qu'en a décelé en moi un potentiel qui d'après leur mot était hors du commun, j'ai eu donc le droit à un traitement de faveur par l'État et un enseignement à domicile payé avec l'argent laissé par mes parents: Pendant deux années où je travaillais sans répit j'ai pu passer en concourt libre la sixième et un an plus tard encore par le biais d'internet je suis rentrée au lycée à l'âge de dix ans, oui, j'étais une enfant, une intello, une craque binoclarde, ou ce que vous voulez, mais tout ce que je voulais c'était ne décevoir personne, la tête sur les épaules, je n'étais pas dans un rêve et savais très bien que je n'avais plus un sou, toutes les économies laissées par mes parents y étaient passées, donc je n'avais pas d'autre choix, je ne devais pas décevoir Lila la directrice de l'orphelinat, ni Suzanne, ni Cloé, non je ne pouvais décevoir personne, j'ai étudié, encore et encore, jusqu'à devenir le chouchou des professeurs et la soufre douleur des élèves, humiliations, cris, je ne pouvais qu'espérer la fin de l'heure pour courir en zigzague vers ma maison et avoir enfin un moment de répit, mais pourquoi en zigzague ? et bien j'avais peur qu'on découvre où j'habite, j'avais peur que ma famille sache ce qui se passe chaque jour, le traitement auquel j'avais droit, mes habits mouillés, mes affaires jetées, non, tout ça, ils ne devaient pas le savoir, alors je souriais, créant ainsi petit à petit un masque, puis deux, trois, quatre, oui j'avais une tonne de masque que j'affichais quand j'étais en compagnie de mes ennemis qui se résumaient en un mot : « la société » et qui disparaissaient comme par magie qu'on j'étais en compagnie de mes amis. Mais tout ceci est bien loin maintenant, dire que j'étais si fière d'être sorti du cauchemar au nom de lycée et voilà que j'y reviens cinq ans plus tard. La plupart décrivent les professeurs comme des monstres au sang-froid, ce que je dois avouer avoir moi-même fait, mais si un jour en m'aurait dit que je me jetterais dans la gueule du loup pour devenir l'une des leurs, j'aurais ri, au que oui j'aurais ri à gorge déployée même, sans pouvoir m'arrêter, et pourtant le destin nous mène quelque foie à des destinations qui nous étaient inimaginables, le lycée Cormeré dans lequel je vais pénétrer demain en est la preuve, comment vent m'accueillirent les élèves ? Arriverais-je à y trouver une place ? Es-Que ça sera différent de mon ancien passage ? Ses questions, je ne peux pas vraiment mentir en disant qu'elles ne m'ont pas parcourus l'esprit, mais en réalité ça ne me préoccupe pas autant que ça, qu'il m'accepte ou non ceci est leur choie, je vais essayer de me frayer un chemin, si j'y arrive tant mieux, sinon je n'aurais qu'à revivre une année faite de cauchemar à courir et me cachais pour arrivée chez moi, non, ressaisi toi Mélina, tu as changé, cette fois-ci tu ne te laisseras pas faire.

me reconnaîtra-tu?Lisez cette histoire GRATUITEMENT !