chap : 71

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Des lèvres frôlent doucement mes tempes en semant de tendres baisers dans leur sillage. Je voudrais leur répondre mais j'ai encore plus envie de continuer à dormir. Je gémis en m'enfouissant le visage dans l'oreiller.

—harry, réveil-toi. La voix de Christian est douce et enjôleuse.

— Non...

— On doit partir dans une demi-heure pour dîner chez mes parents. J'ouvre les yeux à contrecœur. C'est le crépuscule.louis est penché au-dessus de moi.

— Allez, paresseus, debout. Il m'embrasse de nouveau.

— Je t'ai apporté à boire. Je descends. Ne te rendors pas, ou ça va barder, me menace-til, mais d'une voix détendue. Il m'embrasse encore et sort, en me laissant cligner des yeux pour chasser le sommeil dans cette chambre fraîche et dépouillée. Je suis reposé mais qu'est-ce que j'ai le trac. Oh la vache, je vais rencontrer ses parents ! Il vient de me cravacher et de me ligoter avec un lien de serrage que je lui ai vendu, pour l'amour du ciel.

Zayn aussi va les rencontrer pour la première fois - au moins, il sera là pour me soutenir. Je fais rouler mes épaules. Elles sont ankylosées. Il avait raison, en fin de compte, d'exiger que je fasse de la gym. Ça me semble même carrément indispensable si je veux suivre le rythme. Je sors lentement du lit : ma chemise est suspendue à la porte du dressing et un nouveau jean déchiré au niveau des cuisse est sur une chaise. Mais où est donc passée mon boxer? Je regarde sous la chaise. Rien. Ah oui, c'est vrai, il l'a fourré dans la poche de son jean. Je rougis en m'en souvenant. C'est après ça qu'il... Je n'arrive même pas à y penser, tellement c'était... barbare. Pourquoi ne m'a-t’il pas rendu mon boxer ? Je file dans la salle de bains. Tout en me séchant après une douche agréable mais trop courte, je comprends qu'il veut m'obliger à la lui redemander. Il me l rendra ou me la refusera, selon son bon plaisir. Ma déesse intérieure me sourit. Et alors ? On peut être deux à jouer ce petit jeu-là. C'est décidé : je ne lui accorderai pas cette satisfaction. Je ne la demanderai pas, et j'irai dîner chez ses parents les fesses à l'air. Dans ce Jean un peu trop déchiré. Harrold styles ! s'offusque ma conscience, mais je ne l'écoute pas - je suis fou de joie, parce que je sais que ça va le rendre fou. De retour dans la chambre, je mets ma chemise ,et mes chaussures. Je défais ma tresse et me brosse rapidement les cheveux, puis je jette un coup d'œil au breuvage rose pâle qu'il m'a apporté. Du jus d'airelle et de l'eau minérale pétillante. Mm... c'est délicieux et désaltérant. Je me précipite de nouveau dans la salle de bains pour me regarder une dernière fois dans le miroir : les yeux brillants, les joues roses, un petit air malicieux à cause de mon plan «culotte»... Je descends. Quinze minutes, montre en main. Chapeau, hazz.

Louis est debout devant la fenêtre panoramique. Il porte le pantalon en flanelle grise que j'adore, celui qui lui descend sur les hanches de façon si incroyablement sexy et, comme toujours, une chemise en lin blanc. Il n'en a donc pas d'une autre couleur ? Frank Sinatra chante doucement en musique de fond .

Il se retourne et me sourit quand j'entre dans la pièce ; il a l'air d'attendre que je dise quelque chose. Je lui réponds par un sourire de sphinx.

— Salut, dis-je d'une voix mielleuse.

— Salut. Tu te sens comment ? Ses yeux pétillent d'humour.

— Bien, merci. Et toi ?

— En pleine forme, monsieur. Il meurt d'envie que je lui demande mon boxer, ça crève les yeux.

— Tiens, je ne pensais pas que tu étais un fan de Sinatra. Il hausse les sourcils.

— J'ai des goûts éclectiques, murmure-t-il. Il s'approche de moi comme une panthère. Son regard est tellement intense que j'en ai le souffle coupé. Frank se met à chanter Witchcraft, l'une des chansons préférées de Des. Louis caresse nonchalamment ma joue du bout des doigts et je le sens jusque là.

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