Chapitre deux Une entrée attendue

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Je sortais un bout de papier de ma poche et écrivais dessus tous les avantages et désavantages de prendre la porte ou la fenêtre. Je sais que cela peut vous paraître étrange mais ça m'aide a réfléchir. L'argument le plus décisif fut que si je rentrais par la porte et que par un quelque que hasard mes parents étaient matinaux ce jour ci, j'étais cuite direct. En même temps, je ne pouvais pas leur donner comme excuse une promenade matinale comme je suis une grosse marmotte les jours de cours.

Mon choix étant fait, je contournais donc la maison de sorte à être au pied de "mon" mur. J'attrapais une prise de couleur parme et commençais mon ascension faisant attention à ne pas faire de bruit. Je réussis avec succès, ce qui après les nombreux entraînements que j'avais eu était normal. Rien ne semblait bouger dans la maison et je ne pouvais voir aucune lumière allumé. Le soleil venait de se lever quand je rentrais dans ma chambre, me laissant là devant un spectacle de toute beauté. J'avais vraiment du mal à imaginer de dans quelques mois, ceci ne me serait plus possible.

Je n'eu pas le temps de faire un pas de plus que ma mère rentrait dans ma chambre. Et pour tout vous dire, à son air, je crois qu'elle avait comprit que s'y j'avais dormi quelque part, ce n'était pas dans ma chambre. De toute façons si ce n'est pas le cas à l'instant, elle le devinera à la fenêtre toujours ouverte et à mon lit défait.

- Je crois qu'on devrait avoir une petite discussion, introduit-elle d'une voix calme et douce, ce qui n'allait pas du tout avec l'expression formée sur son visage.

- Sûrement si tu le dis, répondis-je comme à mon habitude. Et à quel sujet? continuais-je comme une idiote qui n'a rien compris.

- Tu sais très bien de quoi je parle, fais pas ton idiote, me répondit-elle tout aussi calmement

Et voilà, qu'est-ce que je disais, je me traite d'idiote, et à peine cinq secondes plus tard, ma mère me confirme que le cour de mes pensées était juste.

- Quelque soit la raison, ça t'empêche pas de t'asseoir, non? Dis-je tout en m'asseyant moi même sur mon lit, l'invitant à faire de même.

Comme je m'y attendais, elle s'assit à coté de moi, tandis que je reculais à l'autre bout du lit de façon à lui faire face. Elle me fixait d'un air convoquant, s'attendant apparemment à ce que je parle. Devant mon manque de réaction cependant, elle prit la parole.

- Je sais très bien que tu n'as pas passé la nuit ici, tu sais? Dit elle me fixant toujours.

- Et? Je demandais, mon naturel refaisant surface.

- Est ce tu pourrais me dire où?

Wow, je ne comprend pas comment elle peut ne pas s'énerver alors qu'elle a toutes les raisons pour. Je sens tout de même une légère note d'exaspération dans ce qu'elle dit. C'est plutôt soulageant d'ailleurs, j'avais l'impression que ma "fugue d'une nuit" ne lui faisait ne chaud ni froid.

- Dehors, et, devant son regard insistant, je me sentais obligée d'ajouter

- Dans la clairière, dans le bois d'à coté.

- Tu te rends compte de ce qui aurait pu t'arriver là-bas, toute seule? Me demanda t elle visiblement énervée maintenant.

- Oui, je sais, mais si tu vois ce que je veux dire, j'avais autres à penser hier soir, je répondis sarcastiquement.

Elle poussa un soupir, voyant où je voulais en venir, et, me laissant le dernier mot comme d'habitude, quitta la pièce.

Je me préparais tout en pensant que l'année prochaine, je n'aurais plus le choix de mes vêtements. C'est fou ce que la vision de l'avenir peut changer en quelques mots. J'avais déjà choisi mon lycée et commencé à regarder les universités, et là je réalise que ce n'est pas possible.

C'est fou ce que ça peut paraître irréel.

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Merci aux personnes qui comme @DreamerandWilder n'hésitent pas à me corriger lors de mes erreurs ☺️

Je suis française, et alors? (En pause)Lisez cette histoire GRATUITEMENT !