Chapitre 2

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- Maman, il est tout juste 10h et l'avion décolle à 13heures, tu veux bien arrêter de stresser, je ne vais pas le rater alors détend-toi ! dis-je à ma mère sur un ton un peu sévère pour qu'elle comprenne qu'il est vraiment tant qu'elle se calme si elle ne veut pas que je parte sans même lui dire au revoir.

- J'ai quand même le droit de m'inquiéter pour ma fille insouciante de 19 ans qui part vivre à l'autre bout du monde ! proteste la « célèbre avocate » Caroline Meyer. Tu ne vas pas commencer.

- T'es vraiment chiante.

- Oui allez, dépêche-toi d'enregistrer tes bagages, ajoute-elle.

Après avoir fait la queue pendant je ne sais combien de temps pour enregistrer mes bagages, il était temps pour moi de me rendre dans la salle d'embarquement. Je dis au revoir à ma mère après avoir écouté une dernière fois ses instructions. Je les connais par cœur mais même si elle est la personne la plus énervante qui puisse exister, je ne veux pas me disputer avec elle juste avant mon départ sachant qu'il est possible que je ne l'a revois pas pendant des mois. Elle me serra dans ses bras après m'avoir rappelé qu'elle m'aimait malgré tout et qu'elle espérait que tout se passerait bien. Je pouvais voir l'inquiétude sur son visage mais décidais de ne pas m'en occuper. Après son au revoir, je me suis enfin rendue en salle d'embarquement. Il était à peine midi et je décollais dans une heure. Je décidais donc de passer un dernier coup de fil à Zayn. Il m'a immédiatement répondu et nous avons parlé une bonne trentaine de minutes avant qu'il doive raccrocher.

Il va vraiment me manquer à Seattle, mais il viendra me voir, j'en suis sûre. J'ai faim et j'ai donc décidé de manger le sandwich que ma mère m'avait glissé ce matin dans mon bagage à main. Il était 12h45 et c'était l'heure pour moi de me rendre dans l'avion. Après avoir écouté les règles de sécurité barbantes des hôtesses, c'est le décollage. Me voilà partie pour 12h30 de vol ce qui s'annonce très, très ennuyeux. Je vais profiter de ça pour dormir, je suis rentrée à 4h cette nuit, j'ai passé la soirée chez Zayn, c'était notre soirée d'au revoir même si on n'a pas du tout parlé du fait que je partais, lui comme moi n'aimons pas les au revoir.

J'étais en plein rêve quand une hôtesse m'a réveillée et m'a demandé si je souhaite manger quelque chose. J'avais faim donc je lui ai répondu que oui et j'ai passé ma commande. Après avoir mangé et m'être rendue compte qu'il me restait encore 6 heures de vol, j'ai commencé le seul livre que j'ai emmené avec moi dans l'avion, Harry Potter à l'école des sorciers. Je suis une véritable fan d'Harry Potter. D'ailleurs on allait souvent visiter les studios d'Harry Potter avec Zayn. Il n'est pas spécialement fan mais il m'accompagnait à chaque fois, connaissant ma fascination pour ce livre. J'imagine que la première chose que je ferais le jour où je reviendrai à Londres sera de retourner voir les studios.

Je sens l'avion se rapprocher progressivement du sol, ça y est j'atterris, je suis à Seattle.

Après avoir récupéré mes bagages et avoir envoyé un sms à Gin pour lui dire que j'étais arrivée. Je me suis assise sur l'un des bancs et j'ai attendu qu'elle arrive.

***

- Comme tu as changé, on dirait que tu t'es transformée en une autre personne en quatre ans, tu as presque l'air d'une femme ! me dit ma tante préférée sur un ton espiègle.

- Et toi tu as dû prendre au moins 15 rides, lui répondis-je sur le même ton.

- Je n'ai que 30 ans hein. Tu m'as tellement manqué. Je suis heureuse de te retrouver, en plus maintenant que tu vas vivre à quelques kilomètres de moi, j'aurais une baby-sitter à portée de main, ajoute tante Gin.

- Ne compte pas sur moi pour ça, je ne suis pas fan des enfants et sachant que ce sont les tiens, ils risquent d'être plutôt chiants, rétorquais-je.

- Aha, arrête donc de dire des bêtises et viens avec moi, je suis garée sur une place pour handicapés et je ne suis pas encore allée chercher les petits à la crèche.

Après avoir quasiment couru jusqu'à sa voiture. Gin, qui ne m'a pas vu depuis qu'elle est venue à Londres il y a quatre ans, m'a fait le récit de tout ce qu'il s'est passé pour elle depuis ce moment. Après m'avoir rapidement énoncé sa promotion au travail, sa grossesse difficile, la naissance d'Arielle et Loïc qui s'est finalement bien passée et enfin l'inondation de sa salle de bain la semaine dernière, Gin a commencé à me faire la liste de tout ce qui a changé chez moi depuis la dernière.

- La dernière fois que je t'ai vu, tu étais tellement différente, la copie conforme de ta mère. Aujourd'hui je crois que tu n'as quasiment plus rien à voir avec elle. Depuis combien de temps tu n'as pas coupé tes cheveux ? Tu avais toujours les cheveux coupés au carré, je t'ai toujours connue comme ça. D'ailleurs tu te fais des couleurs ? Tu n'avais pas les cheveux si foncés. Ils sont tout ondulés, ils étaient tout lisses avant. Ah merde j'allais oublier, tu peux prendre mon téléphone dans le sac à tes pieds et envoyer un sms à Dany pour lui dire d'aller chercher les enfants à ma place s'il te plaît ? débite-t-elle.

- Si tu veux, ai-je à peine le temps de répondre qu'elle continu le récit de mon changement.

Elle a toujours été super bavarde, alors après quatre ans, j'aurais dû m'attendre à ce qu'elle parle pendant des heures avant de me laisser en placer une. C'est tellement bon de la revoir.

- Par contre tu n'as toujours pas grandi, tu dois faire quoi, 1.55 mètres ? Tu devrais manger un peu plus, tu es toute mince on dirait un squelette.

Elle a toujours eu tendance à exagérer, pour elle si tu n'as pas au moins la morphologie de Beyoncé, tu es à la limite de l'anorexie.

- Et c'est nouveau ce style décontracté ? Je croyais que ta mère ferait de toi une véritable petite gosse de riche par excellence, chic et coincée. On dirait que je me suis trompée. Dans un sens tant mieux, j'ai déjà supporté ta mère pendant presque 20 ans, je crois que j'ai eu ma dose en ce qui concerne le chic et coincé, ajoute-t-elle sur ce même ton ironique qu'elle a souvent.

- Tu me laisses parler ou pas ? Tu n'as pas changé toi par contre ! confirmais-je. Je crois ça fait un moment que j'essaye de faire tout ce que je peux pour ne pas ressembler à maman

- Elle n'est pas si terrible que ça, elle a seulement sa propre conception du monde. Comment elle va ? demanda-t-elle.

- Je pense qu'elle va bien, elle passe toujours son temps derrière moi à essayer de faire en sorte que je lui ressemble mais ça ne semble pas fonctionner. Elle n'a toujours pas de nouveau petit ami et je crois que ça peut se comprendre.

- Ne sois pas si dure avec elle, elle reste ta mère dans tous les cas, ajoute ma tante sur un ton plus sérieux cette fois.

On est arrivées à la maison.

Après avoir visité la maison de Gin qui est soit dit en passant, extrêmement jolie, avoir revu Dany qui est toujours aussi drôle, avoir rencontré mes deux neveux Arielle et Loïc qui sont, il faut l'avouer, assez mignons pour des enfants, j'ai dîné avec toute la petite famille et suis rapidement allée me coucher dans la chambre d'amis de la maison des Davis, celle qu'ils ont désigné comme étant ma chambre tant que je le veux. C'est bon de voir une famille unie, une famille heureuse. Je me demande si mes parents et moi étions aussi heureux que le sont Gin et Dany, je veux dire, avant le départ de mon père.

Enfin, ce qui compte c'est que je sois arrivée à Seattle. Les blagues de Zayn me manquent déjà et j'ai très envie de l'appeler mais je n'ai pas encore ma nouvelle carte de téléphone alors je ne peux pas mais dès demain je le ferais.

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