chap : 70

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—A quoi penses-tu ? dit’il, me tirant de ma rêverie.

— Je regardais ta façon de bouger. Il hausse un sourcil, amusé.

— Et ?

— Tu es très gracieux.

— Merci. Il s'assoit à côté de moi, une bouteille à la main.

— Chablis ?

— S'il te plaît.

— Sers-toi. Alors, ta visite?

— je n'ai aucun problème de santé ....mais elle m'a conseillé de prendre une pilule .... Elle a dit que ça me donnera un peu la pêche ... Je dois la prendre chaque jour à la même heure .

— Tu te souviendras de la prendre à la même heure tous les jours ?

Mais, enfin... il me prend pour un débile ?

— Je suis sûre que tu sauras me le rappeler. Il me jette un coup d'œil à la fois condescendant et amusé.

— Je programmerai une alarme sur mon agenda électronique, ricane-t-il. Mange. La salade César est délicieuse. À mon grand étonnement, je suis affamé, et pour la première fois depuis que je suis avec louis, je finis mon assiette avant lui. Le vin est frais et fruité.

— Toujours aussi impatient, monsieur styles ? dit’il, souriant, en jetant un coup d'œil à mon assiette vide. Je le regarde à travers mes cils.

— Oui.

Tandis qu'il me fixe, l'ambiance entre nous se transforme lentement, elle se charge d'électricité... Il se lève et m'arrache à mon tabouret pour me prendre dans ses bras.

— Tu acceptes ? souffle-t-il en me dévisageant, l'air intense.

— Je n'ai encore rien signé.

— Je sais... Mais je transgresse toutes les règles ces derniers temps.

— Tu vas me frapper ?

— Oui, mais pas pour te faire mal. Je n'ai pas envie de te punir en ce moment. Alors que si tu étais tombé sur moi hier soir... Oh la vache.

Je n'arrive pas à dissimuler mon horreur.

— C'est très simple, harrold :

les gens comme moi aiment subir ou infliger la douleur. Mais, puisque ce n'est pas ton cas, j'ai longuement réfléchi à la question hier. Il m'attire dans ses bras. Je sens son érection contre le mienne.

Je devrais fuir à toutes jambes, mais j'en suis incapable. Mon attirance pour lui est si profonde, si viscérale, que je n'essaie même pas de la comprendre.

— Es-tu parvenu à une conclusion ?

— Non, et pour l'instant, j'ai juste envie de te ligoter et de te faire jouir jusqu'à ce que tu tombes dans les pommes. Tu es prêt ? Tous les muscles de mon corps frémissent en même temps... waouh.

— Oui.

— Très bien. Viens. Il me prend par la main en laissant la vaisselle sale sur le bar du coin cuisine, et nous montons.

Mon cœur bat la chamade. Ça y est. Il va passer à l'acte. Ma déesse intérieure pirouette comme une ballerine. Il ouvre la porte de la salle de jeux, s'efface pour me laisser passer, et je me retrouve une fois de plus dans la Chambre rouge de la Douleur. Elle sent toujours le cuir, la cire citronnée et le bois, une odeur très sensuelle. Un cocktail enivrant d'adrénaline, de désir, d'impatience et de peur me monte à la tête. Louis a complètement changé d'attitude : il me paraît plus dur, plus cruel. Son regard sur moi est torride, lascif... hypnotique.

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