chap : 67

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La flamme de la bougie est trop chaude. Elle vacille et danse dans la brise tiède, une brise qui n'offre aucun répit à la chaleur. Des ailes diaprées battent dans le noir, saupoudrant d'une poussière nacrée le cercle lumineux. J'essaie de résister, mais je suis attiré. Je vole trop près du soleil, ébloui, aveuglé, je brûle, je fonds, je n'arrive plus à voler. J'ai trop chaud... j'étouffe.

Je me réveil. Lorsque j'ouvre les yeux, je découvre Louis Tomlinson  enroulé autour de moi comme un drapeau, sa tête sur ma poitrine, son bras qui m'enlace, sa jambe passée par-dessus les miennes. Je mets un moment à comprendre qu'il est toujours dans mon lit et qu'il dort à poings fermés. Il fait jour. Il a passé toute la nuit avec moi. Mon bras droit est allongé, sans doute parce que je tâtonnais pour chercher un endroit plus frais dans le lit : je me rends compte que je peux le toucher.

Timidement, je caresse son dos du bout des doigts. Il émet un léger gémissement angoissé, s'agite, puis frotte son nez contre ma poitrine en inspirant profondément. Ses yeux bleu-gris ensommeillés croisent les miens sous sa tignasse en bataille.

— Bonjour, marmonne-t-il en fronçant les sourcils. Putain, même dans mon sommeil tu m'attires.

Lentement, il détache ses membres de mon corps en reprenant ses esprits. Je sens son érection contre la mienne. Il m'adresse un sourire paresseux et sexy.

— Hum... Il y a de quoi faire, mais je crois que nous devrions attendre jusqu'à dimanche. Il frotte le bout de son nez sur mon oreille. Je rougis. Cela dit, son corps est si brûlant contre le mien que ma peau affiche déjà sept nuances d'écarlate.

— Tu es très chaud, murmuré-je.

— Toi aussi, répond-il en se frottant contre moi. Je rougis de plus belle. Ce n'est pas ça que je voulais dire. Il s'accoude pour me contempler, amusé, et pose un baiser tendre sur mes lèvres.

— Tu as bien dormi ? me demande-t-il. Je hoche la tête : en effet, j'ai très bien dormi, à part la dernière demi-heure où j'ai eu trop chaud.

— Moi aussi. Oui, vraiment très bien. (Ça a l'air de l'étonner.) Quelle heure est’il ? Je consulte mon réveil.

— 7 h 30.

— 7 h 30... merde. Il bondit hors du lit et passe son jean. C'est à mon tour de rigoler. Louis Tomlinson , flippé d'être en retard. C'est la première fois que je vois ça. Tiens, je n'ai plus mal aux fesses.

— Tu as une mauvaise influence sur moi. J'ai une réunion. Il faut que j'y aille - je dois être à Portland à 8 heures. Tu ris de moi ?

— Oui. Il sourit.

— Je suis en retard. Je ne suis jamais en retard. Encore une première.......styles. Il passe sa veste et se penche pour prendre ma tête entre ses mains.

— À dimanche, dit’il, et ce mot est lourd de promesses implicites.  Dans mon corps, tout se déroule et se crispe en même temps. C'est une sensation exquise. Et merde, si seulement mon esprit pouvait se mettre au diapason de mon corps ! Il m'embrasse rapidement, reprend ses effets sur la table de chevet et ramasse ses chaussures, qu'il ne met pas.

— Taylor passera prendre ta voiture. Je parlais sérieusement. Ne la conduis pas. À dimanche. Je t'enverrai un mail pour te dire à quelle heure. Et comme une tornade, il disparaît.

Louis Tomlinson  a passé la nuit avec moi, et je me sens reposé. On n'a pas baisé, on s'est juste câlinés. Il m'a affirmé qu'il ne dormait jamais avec qui que ce soit -mais il a déjà dormi trois fois avec moi. Je souris en sortant du lit, plus optimiste tout d'un coup, et me dirige vers la cuisine. J'ai besoin d'un thé. Après le petit déjeuner, je prends ma douche et m'habil rapidement pour ma dernière journée chez Clayton's. C'est la fin d'une époque - je vais faire mes adieux à M. et Mme Clayton, à l'université de Washington, à Vancouver, à l'appartement, à ma Coccinelle... Je jette un coup d'oeil à l'ordinateur : il n'est que 7 h 52. J'ai le temps d'écrire à louis.

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