chap : 66

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Louis me contemple, l'air grave, le teint terreux. Il porte sa veste à rayures tennis ; de sa poche intérieure, il tire un mouchoir qu'il me tend. Je crois que j'ai encore l'autre.

— Qu'est-ce qui se passe ?

— Et toi, pourquoi es-tu là ? Par miracle, mes larmes se sont taries, mais je hoqueté encore douloureusement.

— Je dois veiller à ton bien-être, ça fait partie de mon rôle. Tu m'as dit que tu voulais que je reste, alors je suis là. Et je te trouve dans cet état. Je sais que c'est à cause de moi, mais je ne sais pas ce que j'ai fait. C'est parce que je t'ai frappé ? Je me redresse en grimaçant à cause de mes fesses endolories, et m'assois pour lui faire face.

— Tu as pris du paracétamol ? Je secoue la tête. Il plisse les yeux, se lève et sort. Je l'entends parler avec zayn , mais pas ce qu'ils se disent. Il revient quelques instants plus tard avec des comprimés et une tasse d'eau.

— Prends-ça, m'ordonne-t-il doucement en s'asseyant à côté de moi.

J'obéis.

— Parle-moi, chuchote-t-il. Tu m'as dit que ça allait. Je ne t'aurais pas quitté si j'avais su que tu te mettrais dans cet état. Je regarde mes mains. Que puis-je lui dire que je n'aie déjà dit ? J'en veux plus. Je veux qu'il reste parce qu'il veut rester avec moi, lui, pas parce que je brail comme un veau. Et je ne veux pas qu'il me batte. Est-ce si déraisonnable ?

— Donc, quand tu m'as dit que ça allait, ça n'allait pas.

Je rougis.

— Je pensais que ça allait.

— Harry , il ne fallait pas me dire ce que tu pensais que je voulais entendre. Ce n'était pas très honnête de ta part, me gronde-t-il. Comment pourrai-je te croire, après ça ? Je le regarde timidement. Il fronce les sourcils, l'air sinistre, et passe ses deux mains dans ses cheveux. — Tu t'es sentie comment, pendant que je te donnais la fessée ? Et après ?

— Je n'ai pas aimé. Je préférerais que tu ne le refasses pas.

— Tu n'étais pas censée aimer.

— Et toi, pourquoi aimes-tu ça ? lui dis-je en le regardant droit dans les yeux. Ma question semble l'étonner.

— Tu tiens vraiment à le savoir ?

— Crois-moi, je trouve ça fascinant.

Je n'ai pas pu m'empêcher d'adopter un ton sarcastique. Il plisse à nouveau les yeux.

— Attention.

Je blêmis.

— Tu vas encore me donner la fessée ?

— Non, pas ce soir.

Ouf... ma conscience et moi poussons un soupir de soulagement. J'insiste :

— Alors, pourquoi aimes-tu ça ?

— J'aime la sensation de contrôle que ça me procure, harrold . Je tiens à ce que tu te comportes d'une certaine façon et si tu n'obéis pas, je te punirai, pour que tu apprennes à te comporter comme je le désire. Je prends du plaisir à te punir. J'avais envie de te donner la fessée depuis que tu m'as demandé si j'étais gay...Ce souvenir me fait rougir.

Eh bien moi aussi, j'avais envie de me battre après cette question-là. Bref, tout ça, c'est la faute de zayn ! Si c'était lui qui l'avait interviewé et qui lui avait posé cette question, ce serait lui qui aurait mal aux fesses en ce moment. Curieusement, cette idée me contrari. Mais qu'est-ce qui m'arrive ?

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