chap : 64

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Il me soulève doucement pour me mettre sur le ventre dans le lit.

  Il m'enlève complètement mon pantalon de survêt et me fait agenouiller pour caresser mes fesses endolories.

— Maintenant, je vais te prendre. Tu as le droit de jouir.

Quoi ? Comme si j'avais le choix. Et puis il est en moi, me remplit, me pistone à un rythme acharné. La sensation est plus qu'exquise, violente, avilissante, hallucinante.

Ravagé, je débranche, je ne me concentre plus que sur ce qu'il me fait, sur ce tiraillement au fond de mon ventre, de plus en plus puissant, de plus en plus aigu... NON !... mon corps me trahit en explosant dans un orgasme intense.

— Ah,hazza ! s'écrie-t-il en explosant à son tour, en m'agrippant pour m'empêcher de bouger tandis qu'il se déverse en moi. Il s'effondre à côté de moi, à bout de souffle, puis m'attire contre lui pour enfouir son visage dans mes cheveux en me serrant fort.

— Bienvenue chez moi, bébé.

Nous restons allongés, haletants, jusqu'à ce que nous reprenions notre souffle. Il caresse doucement mes cheveux. J'ai la tête posée sur sa poitrine, mais je n'ose plus le toucher. Ça y est... j'ai survécu. Ce n'était pas si terrible que ça, au fond. Je suis plus stoïque que je l'imaginais. Ma déesse intérieure est prostrée... en tout cas, elle ne se manifeste pas. Louis enfonce le nez dans mes cheveux et inspire profondément.

— Bravo, bébé, me murmure-t-il d'une voix enjouée.

Ses paroles s'enroulent autour de moi, moelleuses comme une serviette de luxe.

Je suis tellement contente

qu'il soit heureux.

Il tire sur la manche de mon t-shirt.

— C'est ça que tu portes pour dormir ? me demande-t-il gentiment.

— Oui, fais-je d'une voix ensommeillé.

— Tu devrais dormir dans la soie et le satin, ma

On beau . Je vais t'emmener faire du shopping. Je proteste mollement :

— J'aime bien mon survêt.

Il embrasse ma tête.

— On verra, dit’il. Nous restons allongés encore quelques minutes - ou quelques heures, qui sait ? Je pense que je m'assoupis.

— Cette fois, il faut vraiment que j'y aille, déclare-t-il en m'embrassant sur le front. Ça va ?

Je réfléchis avant de répondre. J'ai les fesses qui chauffent. En fait, non, elles sont incandescentes ; étonnamment, je me sens non seulement exténué mais radieus. Cette prise de conscience inattendue est une leçon d'humilité. Je ne comprends pas ce qui m'arrive.

— Ça va. Je suis incapable d'en dire plus. Il se lève.

— Où est la salle de bains ?

— Au bout du couloir, à gauche. Il ramasse l'autre préservatif et sort de la chambre. Je me lève péniblement pour remettre mon pantalon de survêt. Le tissu m'irrite un peu les fesses. Ma réaction me déroute. Il m'avait bien dit, je ne sais plus à quel moment, que je me sentirais mieux après une bonne fessée.

Comment est-ce possible ?

Je n'y comprends vraiment rien.

Mais en même temps, curieusement, oui. Je ne peux pas dire que l'expérience m'ait plu. D'ailleurs, je ferais tout mon possible pour l'éviter, mais en ce moment... je me sens bizarrement en sécurité, rassasié. Je prends ma tête entre mes mains. Vraiment, c'est à en devenir fou.

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