La lumière noire

61 1 0
                                                  




Après tout, ça vous regarde, chacun navigue à sa vue. Je me demande simplement si le problème ne se trouve pas carrément dans notre physique. Si, au final, tout ceci n'est pas qu'une question d'apparence. Ça ne m'étonnerait d'ailleurs pas que tout finisse par nous éclater au visage, comme un obus de la Deuxième Guerre mondiale, en vacances au bord de la mer. Ce serait assez drôle après tout. Enfin, chacun son humour ! Il faut bien reconnaitre qu'avec toutes ces couleurs, il y a de quoi perdre la tête. Mais ce qui est certain, c'est que quelque chose nous pend au nez. On ne le voit peut-être pas très clairement, pas encore, mais c'est là, à quelques centimètres à peine. Toutes ces guerres, ces injustices et ces inégalités, je suis même surpris que cela ne soit pas arrivé avant.

Il existe pourtant bien une solution. Evidemment, il y a toujours une solution, qu'on le veuille ou non. Le tout est de savoir jusqu'à quel point on est prêt à l'accepter. Après, tout n'est qu'une question de foi. Moi, si on me le demande gentiment, je règle le problème en "deux ou trois coups de cuillères à pots". Ceci dit, je ne suis pas sûr que cela plaise à tout le monde. Mais bon, vouloir mettre tout le monde d'accord, très peu pour moi. Je me sentirais bien trop seul. Je laisse ça aux autres. Quand on y pense, c'est tellement bête qu'on s'en taperait le cul par terre. Évidemment, Il faudrait faire un minimum d'effort, n'ayons pas peur des mots. Forcément, il n'y pas de solution miracle. Je ne suis pas un charlatan qui vous promet monts et merveilles, vous garantis "sur facture" le retour de l'amour perdu et la sécurité de l'emploi. Non, il ne faut pas exagérer, soyons réaliste. Tout est possible, pour peu qu'on fasse un effort et, restions dans les limites du raisonnable. On ne peut pas se laisser aveugler indéfiniment.

Pour ma part, je ne saurais apporter qu'une modeste solution aux conflits et à la haine qui nous empoisonnent la vie au quotidien. Il faut se contenter de ce que l'on peut faire. Pour le reste, passez votre chemin. Ou alors, si vous voulez vraiment plus, il faut aller voir les faiseurs de miracles. Mais croyez-moi, il n'en existe pas beaucoup de nos jours. Et pourtant, ce n'est pas la demande qui manque. Vous aurez plus de chances de tomber sur un rebouteux boiteux, que sur une personne de confiance. Mais après tout, c'est votre choix, qui suis-je pour forcer votre bonheur à tout prix ?

Pour être honnête, je n'ai pas vraiment de mérite. N'importe qui pourrait y avoir pensé avant moi. D'ailleurs, je m'étonne que cela ne soit pas le cas. Ou alors, cela s'est produit dans la plus grande discrétion. Ceci dit, pour que tout soit parfaitement clair entre nous. Si je n'en ai pas parlé avant, c'est simplement parce que je ne suis pas fou. Sincèrement, avoir une idée pour sauver le monde, ça n'est pas bien compliqué, tout le monde peut le faire. Enfin, peut-être pas tout le monde, mais d'autres que moi peuvent y arriver. Après, il faut penser aux conséquences et les risques que l'on prend. Je n'ai pas plus envie de mourir que vous ou que les bébés phoques, sur la banquise. Mais, on n'a malheureusement pas toujours le choix. Alors, si aujourd'hui je parle, c'est parce que je crois que le moment est venu. Et puis aussi parce qu'on est entre nous et, j'aime votre tête, votre bonne tête. Ça aide pour les confidences. Après, vous allez peut-être me prendre pour un dangereux désaxé ou un terroriste "à la manque". Et bien non, je ne suis d'aucune de ces deux catégories, ceci dit je comprendrais que vous pussiez penser cela.

C'est vrai après tout, vouloir faire disparaitre les couleurs de la surface de la terre est une idée plutôt révolutionnaire. Reconnaissez que ça vous la coupe, non ? Et pourtant, c'est bel et bien la solution. Il n'y en a pas d'autres. Vous avez beau tourner et retourner le problème dans tous les sens, il est évident que c'est la seule possibilité. Plus de couleurs, plus de douleurs. On ne va pas, bien entendu, tous se crever les yeux, nous ne sommes pas des bêtes. Mais, il suffit de supprimer les sens, ce n'est pas bien compliqué, il n'y en a que cinq, vraiment pas "la mer à boire", n'est-ce pas ?

La lumière noireLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant