chap : 63

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Lentement, le monde extérieur envahit mes sens...

Je flote, détendu, alangui, totalement vidé. Je suis allongé sur lui, la tête sur sa poitrine, et il sent divinement bon le linge propre et le gel douche de luxe : c'est l'odeur la plus délicieuse, la plus séduisante du monde... l'odeur de louis. Je ne veux plus jamais bouger de là ; j'ai envie de respirer cet élixir pour l'éternité. Je frotte mon nez contre lui en regrettant que son teeshirt fasse barrière entre nous. Je pose ma main sur sa poitrine. C'est la première fois que je le touche là. Il est ferme... fort. Aussitôt, il m'agrippe la main pour m'arrêter, mais atténue la dureté de son geste en l'attirant vers sa bouche pour m'embrasser doucement les doigts. Il se retourne pour être au-dessus de moi.

— Ne fais plus jamais ça, murmure-t-il.

— Pourquoi est-ce que tu n'aimes pas que je te touche ?

— Parce que je suis fou.

— Juste fou, sans nuances ?

— Ma folie va bien au-delà de fifty shades .. harrold.

Ah... son honnêteté est totalement désarmante et ...merde il a falu qu'il dis deux mot en anglais !!! Ah c'est trop sexy pour moi ..

— J'ai eu des débuts très durs dans la vie. Je ne veux pas t'imposer les détails. Mais ne fais plus jamais ça, c'est tout. Il frotte son nez contre le mien, puis se retire de mon tralala et s'assoit.

— Bon, ça y est, je pense qu'on a couvert les basiques. C'était comment, pour toi ? Il parle sur un ton à la fois très satisfait et très prosaïque, comme s'il venait de cocher un autre élément sur sa check-list. Je suis toujours sonné par son commentaire sur ses « débuts très durs dans la vie » et je meurs d'envie d'en savoir plus, mais je devine qu'il refusera de m'en parler. Qu'est-ce que c'est frustrant ! Je penche la tête de côté, comme lui, et m'efforce de lui sourire :

— Ne t'imagine pas un seul instant que je t'ai cru quand tu m'as dit que tu me laissais prendre les commandes. N'oublie pas que j'ai été reçu avec mention excellent, lui dis-je en lui souriant malicieusement. Mais merci de m'en avoir donné l'illusion.

— monsieur styles , non seulement vous avez une jolie tête bien faite, mais vous avez eu six orgasmes jusqu'ici et vous me les devez tous, se vante-t-il, redevenant enjoué. Je rougis. Il a fait le compte ! Son front se plisse.

— Tu as quelque chose à me dire ? fait-il, brusquement sévère. Je fronce les sourcils. Merde.

— J'ai fait un rêve ce matin.

— Ah ? Il me regarde d'un œil noir. Putain de merde. Je vais encore me faire engueuler ?

— C'est arrivé pendant que je dormais. Je me couvre les yeux d'un bras. Il ne dit rien. Je hasarde un coup d'œil par-dessous mon bras. Il a l'air amusé.

— Pendant que tu dormais ?

— Ça m'a réveillé.

— Je n'en doute pas. Tu rêvais de quoi ? Merde.

— De toi.

— Je faisais quoi ? Je me cache de nouveau les yeux avec mon bras. Comme une gamine devant son crush , je me fais croire que si je ne le vois pas, il ne peut pas me voir non plus.

— harrold, je faisais quoi ? Ne m'oblige pas à me répéter.

— Tu avais une cravache. Il repousse mon bras pour découvrir mes yeux.

— Vraiment ?

— Oui.

— Alors il y a encore de l'espoir, murmure-t-il. J'ai plusieurs cravaches.

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