— En dehors des moments où tu es mon soumis, on pourrait peut-être essayer. Je ne sais pas si ça marchera ou si on pourra arriver à séparer les deux. C'est peut-être impossible. Mais je suis prêt à tenter le coup. Peut-être une nuit par semaine. Je ne sais pas encore.

Ah ben dis donc... J'en reste bouche bée. Louis Tomlinson est prêt à aller plus loin ! Ma conscience hasarde sa tête de harpie par-dessus le dossier du canapé.

— Mais à une condition : que tu acceptes le cadeau que je t'offre pour ton diplôme.

— Ah. S ai bien peur d'avoir deviné ce que c'est.

— Viens, murmure-t-il. Il se lève et me tend la main pour m'aider à me lever à mon tour. Retirant sa veste, il la pose sur mes épaules et se dirige vers la porte. Une voiture rouge est garée devant la maison : une Audi compacte à deux portes.

— C'est pour toi. Félicitations, murmure-t-il en m'attirant dans ses bras pour m'embrasser les cheveux. Il m'a acheté une putain de bagnole. Et flambant neuve, en plus. Et merde, merde, merde... J'ai déjà eu assez de mal à accepter les livres. Je fixe la voiture d'un oeil vide en tentant désespérément de démêler mes sentiments. Je me sens à la fois consterné reconnaissant, choqué qu'il soit passé à l'acte, mais, ce qui prédomine, c'est la colère. Oui, je suis furieus, surtout après tout ce que je lui ai dit au sujet des livres... il est vrai qu'il avait déjà acheté cette voiture avant qu'on n'en discute.

— harrold , ta Coccinelle est vétuste et franchement dangereuse. S'il t'arrivait quoi que ce soit, je ne me le pardonnerais jamais, d'autant plus qu'il m'est facile de rectifier la situation... Incapable de le regarder, cloué sur place, je scrute ce joujou rutilant.

— J'en ai parlé à ton beau-père. Il était pour. Je me retourne pour le foudroyer du regard, bouche bée d'horreur.

— Tu en as parlé à Des ! De quel droit ? J'arrive à peine à cracher ces mots. Pauvre Des. J'en suis humiliée pour lui.

— C'est un cadeau, harrold. Tu ne pourrais pas te contenter de me dire merci, tout simplement ?

— Tu sais parfaitement bien que c'est trop.

— Pas pour moi, pas pour ma tranquillité d'esprit. Je suis à bout d'arguments. Il est incapable de comprendre. Il a eu de l'argent toute sa vie. Bon, d'accord, pas toute sa vie - pas quand il était tout petit. En songeant à cela, tout d'un coup, ma perspective bascule et je regrette mon accès de colère. Après tout, ce cadeau part d'un bon sentiment.

— J'accepte, à condition que ce ne soit qu'un prêt, comme l'ordinateur. Il pousse un profond soupir.

— D'accord. Je te la prête. Pour une durée indéfinie.

— Non, pas pour une durée indéfinie. Pour l'instant. Merci.

Il fronce les sourcils. Je

l'embrasser sur la joue.

— Merci pour la voiture, monsieur, dis-je aussi gentiment que je peux.

Tout d'un coup, il m'attrape pour me plaquer contre son corps d'une main, tandis que de l'autre, il me tient par les cheveux.

— Tu es un homme compliqué , styles. Il m'embrasse passionnément ; sa langue implacable se fraie un chemin entre mes lèvres. Mon cœur s'affole. J'ai terriblement envie de lui, malgré la bagnole, les bouquins, les limites négociées... la canne...

— J'ai besoin de tout mon sang-froid pour ne pas te baiser tout de suite, là, sur le capot, rien que pour te prouver que tu es à moi, et que si je veux t'acheter une putain de bagnole, je t'achète une putain de bagnole, grogne-t-il. Bon, maintenant, on rentre et tu te mets à poil.

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